LA MACHINE A CONCENTRER LA RICHESSE

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Pourquoi ne réagissons nous pas ?

Nos voix ont cessé d’être entendues !

Etre dans une pure logique du calcul individuel ou corporatiste, c’est donc reconnaître la pleine conventionalité des objets élus, sans analyse particulière, autre que celle thésaurisée par la valeur mathématique de l’objet ou de l’ensemble (E) validé par la somme des objets matériels et sujets virtuels, et inversement ; symboliquement reconnus comme seul pouvoir du capitalisme financier ultralibéral sacraliser dans la zone d’activité socio-économico-culturelle, et uniquement celui-là.

L’effet holistique du système collectiviste ‘’humain’’ se veut en cette contingence économique, sociale et politique, voire culturelle intrinsèquement obérer. Il est donc plus important que jamais de ne pas se laisser abuser par des ambiguïtés conceptuelles dont les conséquences peuvent être graves et difficilement réparables.

 L’ECOLOGIE

La machine à concentre la richesse

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LETTRE AUX MEPHISTOPHELES

Ne croyez-vous pas, Mesdames, Messieurs en tâche de gouvernances, que la plupart des gens se voyant tromper dans leur espérance, par les simulacres d’une exhibition politique, excluant territoires et habitants, non solubles avec la photo de famille gouvernementale sollicitée par des cadreurs de censure, n’y trouvent plus raisons suffisantes à attendre votre lente mise en application envers justice sociale, mais plutôt à trouver forces restantes et suffisantes à réparation ? J’en serai fort aise, à y trouver nombre d’indignés(es) suffisant à organiser une nouvelle armée des justes, officiant aux chemins d’une plèbe à dissidence intelligible. Au nom d’un contrat social, entre les lignes des anciennes barricades, du rouge teinté au sang des innocents, n’en reste-t-il pas quelques gouttes invisibles aux yeux des biens garnis… Tiraillés entre la maladie du blé jaune, le virus d’un sarrasin envers la liberté d’une sarrasine, la mélasse, le voilage et le plumage, le néo-ordo-libéralisme, la franc-maçonnerie, les partisanneries cultuelles iniques, la soumission liberticide, les intérêts corporatistes antisociaux, le néo-scientisme, la culture anthropocentrique de l’entre-suit, le conformisme béat, la servitude, les possessivités vénères, la starisation politico-médiatique, le marketing et Mammon… N’y voit-on pas là quelques éboulements d’échafaudages, auparavant structurés par la présomption phallique de chaires institutionnelles, à ce qu’elles n’y puissent contenir autres imminences grises que celles des religiosités-politiciennes ruisselantes d’inefficacité accostées par des politiques-templières, vouées à l’ordre de l’accaparement, au nom d’une vénalité d’intendances ?

Suceurs de position en sont assurément les plus fieffées gardiens d’étals… A nul doute, d’un côté à compter pièces d’or et de l’autre, symboles à foutres. La différence y est insignifiante ; de même prosternation, la position en est effarante. Pour l’une, il est d’évidence action, en compte de pièces, le Veau – d’Or à engraisser, et de l’autre à attendre, que l’animal en vomisse quelques onces. A la magie des incertitudes, vociférâtes les inutilités aplaties, pour qu’en cette réunion, au cours des jours saints, la prière, de sept en sept, honore la fourberie et apaise les prémices suspicieuses de la condition humaine. C’est, sûr, celle-ci pousse tant d’imprécations qui s’y trouvent dans les prédicats de cette censure, que je n’ose en croire les possibilités d’une inversion décidable aux abords de la loi du marché. L’entreprise humaine ne s’élèvera qu’en avertisseur d’intransigeances, le jour gratifié du nombre suffisant, d’avoir réussi à investir les vestiges d’amphitryon fourrés aux inepties des commandements privés de toutes institutions collectivistes abasourdies par le brouillamini des courbettes de fonds… Que d’une laïcité sortie des procédures d’assouvissement, le problème n’y résistera qu’en la discontinuité d’incompréhension des termes partisans affichés aux sourdines du multiculturalisme pervers abonné aux  poisons d’anathème, d’exécration et d’hérésie, promulgués aux expressions d’horreur transmises par la parabole des virus d’assomption, s’imaginant proposer une nouvelle hystérèse ignorante des soubassements de la détestation, envers les exégèses d’experts en toutes doctes, génies de l’économie-financière et autres sorciers de l’usure promis en avenir de façadiers sans éthique et morale, mais assurément avec posture propre à bande de fieffés Méphistophélès …

Si l’économie était contrôlable, le monde devrait être – en toute logique – équilibré et rationnel ; or il est plus en plus inhumain, irrationnel et déséquilibré. A l’ère de l’information, l’ignorance est un choix… ; à moins que ce soit un déni de réalité ou un refus de meilleure attention en échange de bonnes intentions… ?

Dans un article paru en septembre 2014, « Testing Theories of America Politics », Martin Gilens, professeur à Princeton University, et Benjamin Page professeur à Northwestern, une des grandes universités de Chicago, se donnent pour objectif d’évaluer le type de régime politique qui préside à nos sociétés contemporaines.

Quatre options ont été retenues :

  • La démocratie électorale majoritaire
  • La domination par une élite économique
  • Le pluralisme majoritaire
  • Le pluralisme biaisé

Ils ont examiné si les mesures prônées ont été, OUI ou NON, mises en œuvre. Leur conclusion est sans appel : « Les préférences de l’Américain moyen semblent avoir un impact minuscule sur les politiques qui sont suivies, proche de zéro, non significatif sur un plan statistique.

Gilens et Page se demandent également si les groupes d’intérêts d’origine citoyenne, syndicats, organisations de consommateurs, par exemple, ont davantage de chances de voir leurs propositions se matérialiser. La réponse est OUI dans une certaine mesure, mais l’inconvénient alors, c’est que leurs vœux ne coïncident pas, généralement, avec les souhaits d’une majorité de la population. Les groupes d’INTERÊTS censés représenter les citoyens ordinaires ont des objectifs qui le plus souvent, leurs sont propres, s’apparentant à ceux d’un LOBBY, et se distinguent ainsi des souhaits et préséances de la majorité ; sociologique !

Une petite phrase est là, qui résume l’article de Gilens et Page, tout entier, notant : « La majorité NE dirige PAS le cours des affaires. »

« Il faut souligner le lien étroit […] établi entre, d’une part un engagement politique ultralibéral et, d’autre part, la croyance dans la scientificité de l’analyse économique. Pour asseoir cette croyance dans l’opinion et dans les milieux scientifiques, ces économistes ont obtenu la création en 1969 du prix Nobel d’économie, qui compte parmi les lauréats de nombreux membres de la société du Mont-Pèlerin, tels Milton Friedman, Ronald Case et Gary Becker.

Le petit fils d’Alfred Nobel a dénoncé en 2001 cette contrefaçon, estimant que : ‘’ la Banque Royale de Suède’’ avait déposé son œuf dans le nid d’un autre oiseau’’, afin de légitimer les thèses défendues par les économistes de Chicago.

La société du Mont-Pèlerin fut créée en 1947 grâce au soutien du patronat suisse ; son objectif affirmé était de contrer l’influence des travaux de Keynes, et de prôner vigoureusement le laisser-faire en matière d’économie.

L’Ecole de Chicago, foyer intellectuel de l’ultralibéralisme, s’est illustré en particulier pour son soutien militaire au régime d’Augusto Pinochet durant la dictature militaire au Chili.

Ce n’est pas en attisant les mauvaises verves individuelles et les tensions corporatistes que le peuple peut optimiser la préservation du ‘’bien commun’’, voire la valorisation des utiles compréhensions… C’est en retroussant nos propres manches, et en y mettant un sacré paquet, que nous nous en sortirons, nous est-il suggéré avec force dans, par et avec facultés et propriétés à considérer une ‘’zone’’ de confort sociologiquement habitable sur un territoire humainement acceptable, pour tous citoyens et citoyennes d’une nation…

Encore faut-il en cas de corporatismes délétères et de tragiques effets constatés, comprendre les raisons, causes, devises, désirs et ‘’idéaux’’ ayant ou pouvant engendrer un risque de fracture communautaire, territoriale, social-économique, culturel, etc… ; autorisant les emportements verbaux,  voire plus (+) … Et cela justifie de prendre en compte, sur cette question précise, une réflexion de Maynard Keynes. Quand il entre dans la vie, alors qu’il est encore jeune lycéen au prestigieux collège d’Eton, mais commence déjà à s’interroger sur des questions fondamentales, il se convint que l’ennemi, c’est la religion. Celle-ci constitue le péril le plus grand parce que c’est elle qui a conduit aux massacres que nous pouvons non seulement lire dans les livres d’histoire, mais constater encore aujourd’hui dans l’actualité immédiate. Ensuite sa pensée se modifie : il se met à réfléchir. Joue en particulier un rôle crucial dans cette évolution une discussion qu’il a avec Virginia Woolf et dont elle rend compte dans son journal : il prend petit à petit conscience que l’ennemi, l’ennemi principal en tout cas, a peut-être cessé d’être la religion.

Pour qu’elle raison ?

Parce que, il y a sous-jacente du moins aux grands monothéismes, une éthique, et cette éthique n’existe nulle part ailleurs sous la même forme du jaillissement spontané. Du coup, si l’on jette le bébé de la religion avec l’eau du bain, on se débarrasse malencontreusement d’un élément essentiel qu’il conviendrait au contraire de garder ; et cette part qu’il faudrait conserver, ce sont la morale individuelle et l’éthique.

La pensée de Keynes continuera d’évoluer pour aboutir à la conclusion que le véritable ennemi, en dépit de tout ce que l’on peut reprocher à très juste titre à la religion, se situe ailleurs : il réside en réalité dans ce que Keynes appelle « l’utilitarisme benthamien » et que nous qualifions aujourd’hui d’ultralibéralisme. La conception du monde que j’ai l’habitude de caractériser comme la ‘’philosophie spontanée des milieux d’affaires’’, la philosophie spontanée des marchands qui porte, dans la tradition biblique, un autre nom encore : Le Veau d’or.

L’ennemi, se convainquent Maynard Keynes et Virginia Woolf, c’est l’esprit calculateur : c’est ‘’l’homo œconomicus’’ et le tas d’or qu’il chérit, et dont la seule préoccupation dans la vie, c’est de savoir comment il va, en fonction d’un calcul d’utilité marginale, assigner son or à tel achat ou, mieux encore à tel investissement, ou bien se contenter tout bonnement de rester assis dessus avec l’assurance que lui confère son capital. ET la tâche à laquelle il consacre en fait tous ses efforts, c’est accroitre encore davantage la quantité d’or que laquelle il est assis.

Et donc Keynes découvre donc que le véritable ennemi se situe précisément là. Il ne s’agit pas de la personne de Jeremy Bentham (1748-1932) lui-même, dont on peut souligner qu’il était personnellement progressiste, étant partisan en particulier du vote des femmes, de l’abolition de l’esclavage et de la peine de mort, et qu’il était probablement un homme affable dont la conversation sur des questions de vie quotidienne devait être un régal, mais qui nous a fait un mal considérable en suggérant que le philosophie spontanée du marchand de soupe, est ce qui garantirait notre salut. L’abominable résultat, malheureusement, ce sont les Ludwig Von Mises, les Friedrich Von Hayek, les Murray Rothbard, les chantres du libertarianisme et de l’ultraconservateur Tea Party des Etats-Unis, c’est-à-dire, en deux mots, les apôtres de la prise de pouvoir pae le Veau d’or (Voir ce qui se passe avec la politique Trumpiste) : la religion revenue au goût du jour dont le peuple élu est constitué d’une aristocratie de requins réussissant à faire de l’argent en quantité sans s’embarrasser de scrupules et ayant consacré leur vie à cette tâche unique.

Là se trouve donc le VERITABLE ENNEMI, tel que Keynes, parvient alors à le circonscrire avec une précision chirurgicale dans la conclusion sur laquelle débouchent ses conversations avec Virginia Woolf.

LA VOLONTE ET L’INTENTION SONT ILLUSOIRES.

Le biologiste François Jacob a utilisé, à propos de notre cerveau une image admirable : ’Le cerveau humain est comme une brouette sur laquelle aurait été greffé un moteur à réaction’’.

Ce qui peut laisser penser, après analyse de cet excellent aphorisme, que la conscience arrive en majorité d’états, à faire un diagnostic objectif, uniquement après la bataille… Et encore pas toujours, lorsque l’égocentrisme fait loi, et accord avec le pouvoir théocratique insidieux, la fonction matérialiste dominatrice et l’existentialisme théologique frelaté…

Par cette image frappante, il attirait notre attention sur le fait qu’il n’est pas constitué comme une ‘’machine’’ d’une seule pièce. Il y a en son centre le cerveau reptilien, appelé ainsi parce qu’il possède déjà la même structure chez le reptile.

Le cerveau des mammifères s’est construit comme une couche additionnelle, absolument distinct : le cortex est d’une autre nature que le cerveau reptilien. Lequel est celui de la réaction immédiate, celui du réflexe, de l’affect, comme s’exprime les psychologues.

Le cortex s’est spécialisé dans le raisonnement, la réflexion rationnelle, l’enchaînement des arguments, calcul mathématique, et il est greffé sur le cerveau reptilien qui est d’une nature purement instinctive, ce qui fait que nous réagirons par l’enthousiasme ou par la peur à la vue de ce que notre cerveau-cortex, aura déterminé de faire de son côté.

Les exemples les plus parlant et significatifs dans ce domaine, ceux sont bien sûr les TRADERS, qui nous les proposent. Ceux qui connaissent les traders savent, que les jours où ils ont gagné beaucoup d’argent, ils sont dans les restaurants et les bars des beaux quartiers, fument de gros cigares, font la fête et boivent beaucoup, alors que les jours où ils ont perdu des sommes impressionnantes, ou pense ne pas avoir gagné suffisamment, au rapport  de leurs habitudes ou désir d’accaparement, on les voit nettement moins : ils sont à la maison, essaient de dormir et ont pris des cachets à cette fin.

N’aurait-il pas mieux valu en considérer le sens avant la fin…???

A moins qu’ils se complaisent dans cette dimension d’existence uniquement matérialiste, et soumise aux lois de la possession, de la cupidité, du narcissisme, l’accaparement et le stress… ?

LE JOURNAL D’UN RSA-YSTE

Politiques particulières

L’IMPORTANCE DE LA TRAGEDIE

Nietzsche nous parle de la naissance de la tragédie en Grèce comme d’un moment fondateur pour notre culture. La tragédie naît avec Sophocle, se déploie avec Eschyle et s’achève avec Euripide, ami de Socrate chez qui, selon Nietzsche, l’invocation de la raison est le poison qui contaminera le style même de la tragédie et qui signera sa perte une fois pour toute.

Pourquoi ?

Parce que le message que véhicule la tragédie, c’est l’inéluctabilité du destin, alors que la raison nous affirme qu’avec un peu de réflexion et de ‘’jugeote’’, tout finit par s’arranger. Qu’il n’en soit pas ainsi, Nietzsche nous invite à le constater en regardant tout simplement autour de nous. Mais pour cela, il convient de faire preuve d’un minimum de lucidité. Ce qui nous en dissuade précisément sinon l’usage de la raison, du moins la confiance que nous mettons depuis Socrate en son pouvoir.

La raison est en fait, toujours selon Nietzsche, l’ultime ‘’deux ex-machina’’, l’artifice dérisoire d’un dieu sorti de nulle part, si ce n’est de la plate-forme actionné par des poulies qui le fait descendre de l’architrave sur la scène… Des hommes et des femmes…

Né du paradoxe ‘’insoluble’’ entre matérialisme et existentialisme.

Diapositive19

PRAGMATISME

Vers quel nombre tendre par moins disant

A faire une nouvelle opération soustractive

Envers devenu cher à contribution

A oublier sujet intégralement présenté

Au soin d’autres dissidences bâclées

Plutôt qu’à persister dans l’analyse

Inutile aux angoisses des flux contrariés

Chiffrage des amertumes clandestines

Suffit à décider des gibiers de potence

A vies exsangues aux bastions de l’ancienne garde

Le masque cynique des aptitudes savantes

Ni apposa que la symbolique sans partition

Aux sciences inhumaines ex-machina contribuera

Sans aucun scintillement à l’amplitude de l’action

La vaseline des suppositoires multiplie les têtes de cul

La thèse pragmatique n’est que contre-valeurs suceuses

Les figurines frappées au sceau scriptural

Ont déposé la monnaie de singes

Michel Asti

L’ULTRALIBERAMISME PRECIPITE L’AVENEMENT D’UN MONDE FAIT SEULEMENT DE ROBOTS

Marx a voulu abstraire du cadre historique de la lutte des classes les deux paramètres cruciaux que sont la formation des prix et la détermination du niveau des salaires. Il s’est focalisé sur une prétendue loi de baisse tendancielle du profit empruntée à Adam Smith, et s’est ainsi privé du moyen de prévoir quels facteurs détermineraient véritablement la fin du système capitaliste. Tout ce qui ossifie les configurations d’avantages acquis favorise évidemment la concentration du patrimoine. L’interdiction de l’héritage est en effet l’un des premiers moyens prônés par les socialistes utopiques pour prévenir cette agrégation. Reste qu’il est impossible d’y avoir recours hors d’une réflexion générale sur la propriété.

Le robot a gagné !

La science économique souscrit à un mythe inventé par Joseph Schumpeter (1883-1950) ; s’il existe bien une ‘’loi de baisse tendancielle du profit’’, comme l’imaginait Adam Smith, une marge de profit substantielle est périodiquement reconstituée par les inventions technologiques. Celles-ci non seulement recréent le profit, mais aussi créent des emplois.

L’innovation technologique a créé bien davantage d’emplois qu’elle n’en a détruits ; mais depuis l’apparition du robot industriel à partir de 1961, puis du logiciel de micro-informatique au début des années 80, la QUESTION D’UN RENVERSEMENT DE TENDANCE est posée.

Le cabinet Roland Berger considère que, si l’informatisation et la robotisation créera dans les années à venir 300 000 emplois, ceux sont 3 millions d’emplois qui seront parallèlement détruits…

C’est en ayant à l’esprit, cette évidence qu’il est possible de percevoir que le travailleur remplacé par un logiciel ou un robot bénéficie de cette mécanisation globale qui constitue un progrès pour l’espèce humaine ! Technologique : Oui !

Sociale, Economique, culturelle … ???

Dans ‘’La Gouvernance par les nombres’’, Alain Supiot écrit :

‘’Depuis le début des Temps modernes, le vieil idéal grec d’une citée régie par les lois et non par les hommes a pris une forme nouvelle, << celle d’un gouvernement conçu sur le modèle de la machine >>. Ce mouvement avait été engagé par la planification soviétique qui, la première, a réduit la loi à une fonction instrumentale de mise en œuvre d’un calcul d’utilité. Il s’approfondit avec l’imaginaire cybernétique, qui impose une vision réticulaire du monde naturel et humain, et tend à effacer la différence entre l’homme, l’animal et la machine, saisis comme autant de systèmes homéostatiques communiquant les uns avec les autres. A ce nouvel imaginaire correspond le passage du libéralisme économique – qui plaçait le calcul économique sous l’égide de la loi – à l’ultralibéralisme, qui place la loi sous l’égide du calcul économique. Etendu à toutes les activités humaines, le paradigme du Marché occupe désormais la place de Norme fondamentale à l’échelle du globe’’. (Supiot 2015 : 408-409). Il est très tentant de rapprocher dans ce passage la notion de ‘’gouvernement conçu sur le modèle de la machine’’ de l’observation relative à un mouvement qui ‘’tend à effacer la différence entre l’homme, l’animal et la machine’’ : la machine s’impose à nous, à la fois comme modèle et comme concurrent qui non seulement prive certaines catégories d’emploi, mais également nous contraint à nous concevoir sur son modèle.

Le mouvement d’identification sur le plan juridique de l’homme à une simple machine ne s’est pas amorcé récemment, et Supiot mentionne, comme un moment fondateur de cette assimilation, l’opinion du juge américain O.W Holmes en 1881 : ‘’La seule conséquence universelle d’un engagement juridique est d’obliger le promettant à payer des dommages et intérêts en cas de non réalisation de sa promesse’’. Est ainsi effacée en un brutal paragraphe la notion que l’engagement d’un être humain est davantage qu’un flot de paroles pouvant être traduit en un prix, comme ce serait nécessairement le cas pour une machine parlante, incapable d’adhérer ‘’en tant que personne’’ aux mots qu’elle profère.

Supiot commente : ‘’ A la valeur  dogmatique – et donc inestimable – de la parole donnée est ainsi substituée une valeur monétaire’’. Et de rappeler à cette occasion ce qu’étaient autrefois les ‘’dignités’’, appelées aussi ‘’valeurs’’, avant qu’elles ne perdent toute spécificité en devenant des marchandises au même titre que les autres puisqu’elles ne sont plus appréciées désormais qu’une fonction  de leur valeur marchande.

Supiot note aussi sur un ton désabusé, à propos de la ‘’théorie des jeux’’ utilisée en économie pour constituer une modélisation de l’attitude ‘’asociale brutale’’ dont l’économiste a pris l’habitude –  pour s’assurer les faveurs du financier – d’appeler un comportement ‘’rationnel’’…

‘’La théorie des jeux ne concède aucune place à Jean Moulin, ni à tous ceux et celles qui, pour le meilleur ou pour le pire, placent certaines valeurs au-dessus de leur propre vie’’.

Ce glissement de la dignité d’un domaine où elle est immunisée contre toute évaluation quantitative au domaine économique relève de la constatation banale, mais comment cela a-t-il pu s’opérer ?

Le mouvement a dû se faire à l’occasion de l’enchainement historique de deux transpositions.

La première transposition fut celle qui, partant de la personne physique en tant que ‘’faisceau’’ de droits et de devoirs, en a fait la personne morale qu’est une entreprise. La justification intuitive en étant que celle-ci dispose, comme souvent de la personne physique, d’un patrimoine.

La seconde est la transposition qui eut lieu ensuite, de la personne morale à la machine, deux mouvements accompagnés chacun d’un réalignement de l’entité dont le modèle a été transposé sur celle qui résulte de la nouvelle transposition. Réalignement d’abord du statut de la personne physique sur celui de la personne morale – l’individu est redéfini comme s’il était une entreprise – (les Prix Nobels d’économie, Ronald Coase et Gary Becker, nous l’avons vu, ont formalisé cela). Puis, une fois que l’entreprise a été assimilée à une machine, la chaîne est remontée et l’homme, qui avait dans un premier temps été assimilé à une ‘’firme’’, est finalement assimilé à ce qui est devenu le prototype commun sur lequel tout (l’être humain comme la firme) finit par s’aligner, à savoir la MACHINE…

La raison, le logos, c’est le terme moyen du syllogisme, comme le montrera Aristote : celui qui s’efface dans sa conclusion. Et la raison « lave plus blanc » !

La baleine est un mammifère, les mammifères allaitent leurs petits, donc la baleine allaite ses petits. La raison du fait que la baleine allaite son baleineau, c’est qu’elle est un mammifère : le terme disparu, « mammifère », c’est ce à quoi, il suffisait de penser. Mais en attendant que la raison nous ait fait prendre des vessies pour des lanternes avec Euripide, le message nous a été transmis sous sa forme encore intacte par Sophocle : les dieux scellent le destin d’Œdipe. Quoi qu’il fasse pour échapper à celui-ci, c’est là le message d’Œdipe roi, le héros tragique dont il est le prototype le plus achevé réalisera le destin que les dieux ont choisi pour lui. Et il nous suffit d’un minimum d’imagination pour nous rendre compte qu’il en va exactement de même dans notre propre cas de ‘’mammifère humanoïde’’ : la volonté ne change rien, la conscience non plus n’a pas d’influence sur le cours des évènements…

L’ENNEMI VERITABLE : L’UTILITARISME BENTHAMIEN

En arrière-plan du film ‘’Interstellar’’, se trouve un athéisme radical. Il y a bien un ‘’Hollywood ending’’, selon l’expression anglaise, et un Hollywood end, selon l’habitude du français, par la grâce d’un ‘’deux ex machina’’ qui fait en sorte que tout finit par s’arranger et qui est, dans la tradition, parfaitement arbitraire et artificiel, mais d’énorme moyen sont mobilisés pour suggérer que, dans le monde réel, les choses seraient beaucoup plus compliquées. Il n’est à aucun moment question d’un Dieu qui vienne sauver la mise, ou même qui intervienne d’une manière quelconque. Quand la situation finit par s’arranger quelque peu, une allusion est faite à l’éventualité que ce soient des extra-terrestres qui nous tendent la main secourable observée en cachant soigneusement leur jeu, mais il s’avère rapidement qu’il en est rien : ce sont en réalité en réalité des personnages qui nous sont déjà familiers, en route simplement du futur vers le présent, qui jouent ce rôle salvateur. Sinon il s’agit bien d’un film où les hommes s’efforcent de se tirer du pétrin où ils sont tombés par leurs propres moyens seulement, en ne comptant que sur leurs propres forces, pour reprendre l’expression popularisé par un homme d’Etat fameux.

LA SOLUTION EST-ELLE UNE RELIGION… ?

MAIS ALORS ATHEE ? OU AGNOSTIQUE ?

OU ALORS UNE VERITABLE LAÏCITE, DANS DES ZONES COMMUNAUTAIRES RESPECTUEUSES DE LEUR LIEU D’EXISTENCE ET DU MONDE NATUREL DES VIVANTS PAR UNE POTENTIELLE EQUITABLE ECONOMIE-SOCIALE DE BIEN(S) ET SERVICES MARCHANDS… ???

A RESEAU ECHANGISTE HUMAINEMENT ACCEPTABLE ?

A moins qu’il advienne que, soit les philosophes deviennent rois des nations, soit ceux que l’on appelle aujourd’hui rois et princes soient inspirés par une dose suffisante de philosophie AUTHENTIQUE, autrement dit, à moins que le pouvoir politique et la philosophie soient réunis en la même personne – la plupart des esprits qui de nos jours exercent l’une à l’exclusion de l’autre étant catégoriquement privés de l’un et de l’autre – ; il n’y aura pas de délivrance pour les nations, chères et chers amis(es), ni d’avantage, pour le genre humain…

LES PROVINCIALES DE PASCAL, ou les affres ‘’intemporelles’’ de la morale religieuse adossées à celles de la politique du Grand Argentier, où les vicissitudes de l’une et de l’autre ont encore assurément aujourd’hui, en la République Démocratique Laïque Française et autres ; quelques vassales consanguinités, même après la loi de séparation des corps de l’église et de la république en 1905…

Voir l’état actuel de la communauté de bien(s) et service(s)…

Dans le système politico-socio-économico-culturel…

2016

A la lecture de vos lettres Monsieur, j’avoue en être tout affligé.

L’agnostique du XXIème que je suis, tout comme certainement l’athée et l’attaché à la ‘’gnose’’, de cette même période sont foncièrement circonspects quant à la métamorphose réalisée depuis 111 ans, par le genre ‘’humain’’, moutons, agneaux, autres brebis, rats, lions, loups, renards, corbeaux, guides, dévots de chaires, d’ors, de pompes, administrateurs du haut de chaîne, et autres mammipho-humanoïdes affectés par les incertitudes causées par les mauvais sauts des grenouilles de bénitiers, prosternations, servitudes et autres postures indigentes ou désuètes circonscrits par ces génuflecteurs trop éloignées de la danse à mille temps, enchantés par la liberté de ne pas croire aux méfaits des prosélytismes asservis aux verbiages affectant les esprits désuets croyant en l’existence de paradigmes ‘’hors sol’’ terrestre, où le jugement dernier serait de penser que toutes les inconsciences absorbées par l’ordre de l’ignorance seraient absoutes par cette entité ‘’virtuelle’’, capable de donner pardon à l’amoralité liée aux consciences dogmatiques du paradoxe entre la vilénie et la grâce… ???

Et exécutées au nom d’un monothéisme protégé sous l’art pervers des flagorneurs et courtisanes d’hier et d’aujourd’hui… ???

Néfastes consciences et autres empruntés(es)… ???

Que le scélératisme doit quelque peu les habiter ; ou alors est-ce cette faculté de la dénégation des mauvais arbitres et néfastes transmetteurs qui engendrent l’inculture généralisée dans l’esprit des honnêtes gens … ???

Je crois malheureusement que cela est ainsi…

LETTRE D’UN AGNOSTIQUE AUX POLITIQUES CONFORMISTES, VOIRE REGRESSIVES, AINSI QU’AUX PRESIDENTIABLES DE TOUS BORDS.

Majorité des ‘’grands’’ personnages du monde politico-économico-financier sont devenus les mauvais élèves de la chronologie sociologique déboutée du langage de la logique humainement acceptable. Ou ne sont-ils plus en capacités d’imaginer les effets dévastateurs, ‘’hors de leurs portées’’ ; assujettis à trop de déficiences envers leurs congénères, résidents de zones encore ‘’habitables’’ ; où les contraintes utiles à trouver subsides minimums nécessaires à vie digne et honorable sont les uniques lois de la précarité soumettant l’être humain à l’inquiétude, le désœuvrement, les peurs ou la servitude liberticide… Charriant retour vers un système sociétal datant d’avant la loi de séparation des corps républicain et ecclésiastiques, où le négationnisme et l’ordre du clan faisaient lois. Les crises sociales, financières, économiques et les guerres nées des régimes politiques, à ferveur templière, destitués de toute forme d’humanisme, ne sont-elles pas suffisantes pour réussir à engendrer quelques meilleures singularités dans l’esprit communautaire ? De Droite ? Du Centre ? Et de Gauche ?… L’image starisée des politiques de vernis ne sera jamais le murmure autorisant les accords du chant entre le pauvre et le riche, le maître et l’esclave, l’ordonnateur et le serviteur…

Le paradoxe culturel est la faillibilité de l’épreuve matérialiste.

Et dans cette incompréhension généralisée l’antivirus de la philosophie politique a été érigé par les règles du corporatisme exacerbé, du productivisme endiablé, de l’identité du clan, du ségrégationnisme vénère, voire de l’ordre des ‘’Catéchèses’’ iniques, de la ‘’Torahnie’’ élective, ou de la vile ‘’Coranie’’ , et autres bonimenteurs d’épitres, où le seul point commun à toutes ces théorisations textuelles est en celui de laisser croire à leurs dévots, bigots, bigotes, serviteurs et génuflecteurs que la seule symbolique de l’entité ‘’virtuelle’’ serait l’excuse d’ignorance et le pardon du déni de sollicitude…

‘’Hors Sol’’… ?

Autorisant la pensée partisane à déterminer le délit de non-initié comme une atteinte aux anciennes écritures ; alors que de par le langage logique la division intellectuelle ne saurait avoir commencé avant l’édiction balbutiante de ces ‘’mots là’’, inscrits sur quelques feuilles désordonnées, et déjà mortes avant qu’elles ne puissent s’approcher de la ‘’gnose’’… ; et de la thèse attachée à l’extraordinaire discours entre les sciences et les arts…

Un agnostique, un athée ou tout esprit ‘’libre’’ seraient-ils en incapacité de pouvoir définir les limites du bien et du mal ? De l’attachement, de l’attention et de la liberté ???

La question ne saurait se poser en ces termes, car :

‘’Tout est à l’intérieur et tout vient de l’extérieur…

Et tout est à l’extérieur et tout vient de l’intérieur’’.

Par conséquent toute pensée douée de cognition est en capacité de s’approcher de la bonne conscience grâce à ‘’l’intelligence de cœur’’ ; bienveillante…

Mais je crois malheureusement que chez certaines inconsciences et néfastes consciences, la renaissance de l’esprit des temps immémoriaux des lumières est définitivement compromise’…

Ou alors est-ce le scélératisme qui habite la philosophie politique, et les asthénies intellectuelles qui formatent la pensée antihumaniste… ???

Je suis etc, etc, etc…

M.A

LA MAIN INVISIBLE

Quand il est devenu clair en 2008 que le système financier s’écroulait, Goldman Sachs mit au point, avec la complicité du fonds spéculatif Paulson, CDO ( Collateralized Debt Obligation) conçu pour servir de sous-jacent à un CDO synthétique, comprenant les crédits subprime les moins fiables que l’on puisse rassembler, de manière que ce produit financier soit de la pire qualité possible. La banque se plaça ensuite du côté de ceux qui supposaient le pire, puisqu’ils ont fait en sorte que ce soit bien lui qui se matérialise, mais encouragea à contrario ses clients à parier sur la bonne santé du produit. Ce que l’on peut caractériser comme ‘’ parier sur l’effondrement général pour sauver son intérêt propre’’.

Il s’agissait bien là de la main invisible guidant Goldman Sachs vers son intérêt bien compris, mais l’intérêt général en faisait les frais : il n’était non pas simplement ignoré, mais sacrifier sur l’autel de l’enthousiasme financier. C’est très logiquement donc qu’à l’automne 2008 la confiance de la ‘’main invisible’’ abandonna le Panthéon de nos croyances mythiques pour être instantanément remplacé par un principe moins confiant dans les vertus de l’autorégulation, Celui dont la formulation était : MORALISONS LA FINANCE. Cette crise des subprimes de 2008, a eu pour effet pervers de faire passer la dette française en 2009 de 1200 milliards d’euros à 1 800 000 000 000 €, payé par l’état français, soit en réalité le contribuable…Cela n’a pas eu d’effets positifs, les années d’après, sur le contrôle des fonds vautours, ainsi que limiter l’apparition des bulles financières, car il y en a d’autres qui vont arriver… Les Etats Unis vont voter dans les mois à venir l’augmentation du plafond de leur dette, déjà colossale, ils peuvent le faire après vote au Congrès, sachant qu’ils ont leur souveraineté monétaire. Cette course à la liquidité finira mal. Jusqu’à présent les USA étaient la première économie mondiale, par conséquent, ils pouvaient se le permettre, relativement au rapport de leur économie. Ce rapport devient très instable De plus dans quelques années la Chine et l’Inde seront devant les Etats-Unis…; et tous les paramètres seront réunis pour une nouvelle crise mondiale, qui sera assurément plus sévère que celle de 2008… Si les gouvernances n’adoptent pas les solutions viables et nécessaires à la préservation des bien(s) communs…

Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d’experts, de juges, de fonctionnaires et de gouvernements prend, au nom du peuple, sans en avoir reçu mandat, des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise les conséquences.

Qu’est-ce que l’Europe ?

Un acharnement de voisins qui se battent… Ecrit ainsi Leibniz.

‘’En Allemagne, les phases d’expansion des droits civiques et sociaux (L’unité allemande ou les réformes de Willy Brandt) se produisent en période de croissance. La montée du nazisme dans les années trente ou la recrudescence des pulsions anti-immigrés se produisent au cours de sévères phases de récession’’…

‘’Le monde est clos et le désir infini’’. (Daniel Cohen).

Avec pour encore plus mauvaise vision dans le système social-économique français (et autres), en celle d’imaginer la nouvelle possible évolution post-industrielle, comme une désintégration communautaire, par décret en faveur de la déconsidération identito-culturelle, où le plus néfaste schéma d’incompréhension se trouve assurément proche des liens moribonds entre le : corporatisme paroxysmique > Le déclassement social-économique > La prédation territoriale > Le sectarisme culturel > L’anti-laïcité > Le populisme intransigeant > Le nationaliste exacerbé > Les peurs dans la zone non-sécuritaire > L’obscurantisme > Le nihilisme > La radicalisation > Le fascisme > Etc… Avec pour vecteur ‘’novateur’’ à partir de la fin des années 1970, celui de l’avènement de l’outil informatique, permettant de créer d’autres classifications, grâce aux langages algorithmiques où les mathématiques en autorisent la création des bases de données et autres compositions sujettes à confinements incohérents, dont le pire est d’avoir oublié dans cette histoire à tendance ‘’déshumanisante’’, la pensée profonde de la propre existence ontologique singulière de l’être humain…

‘’La monnaie doit se donner pour légitime et cette légitimité ne peut se construire sur la base de la seule conscience qu’auraient les agents financiers du nécessaire recours à des objets ‘’conventionnels’’. Or, seule cette conception de la légitimité répond aux exigences et naturalités des thèses individualistes. Techniquement, c’est au travers de l’hypothèse d’anticipations rationnelles qu’elle se trouve formalisée dans les modèles socio-économico-culturels. En effet, cette hypothèse signifie que les représentations des agents sont identiques au vrai modèle de l’économie. A contrario, la légitimité suppose la croyance en une certaine matérialité des symboles…

Aussi est-elle contemporaine d’un certain délitement ou déni d’évolution collectiviste, voire mutualiste des sociétaires, acteurs, actrices, réalisateurs, imprésarios, agents et échangistes des scènes nationales et internationales, perceptibles en et par les dysfonctionnements géo-politico-socio-économiques, devenus aujourd’hui divisions communautaires, où en certains lieux de conflits géo-politico-financiers, la valeur immanente est en ces états, indubitablement, ‘’ARMEE’’…

Au détriment de toutes ’’cultures’’… Où le temps de la potentielle entente sera invariablement utopie. Dimension qui ne peut être en aucun cas désolidarisée de tous objets symboliques, matérialisés par leurs essentialités, utilités, nécessités, disponibilités ou toute autre sensibilité en tant que sujet porté à son propre pouvoir, sur soi ou autres par l’effet de cette symbolique affective, devise sécuritaire, liberté attractive, attachement séculaire, immanence séculière, causes plaisantes, passion communautaire raisonnable, raisonnée… ; ou alors individuellement déraisonnable… ??? Mais, ces bandes d’ignares l’avaient oubliée, ou démystifiée par occultation envers le plus gros problème mondial du moment, à savoir la pollution, le réchauffement climatique et le déni d’attention attisé par cette inconscience à ne pas vouloir essayer de mettre en place des solutions adaptées et adaptables, pour le bien-être minimal des générations arrivantes, et tout cela au nom de la croyance en la toute-puissance de l’argent, au détriment de ‘’l’art des gens’’. Je les déteste, qu’ils soient hommes ou femmes. Leurs dogmatismes liés à l’anthropocentrisme élitiste, le narcissisme, l’avidité et la cupidité me donnent des relents de mépris envers leurs néfastes raisons déshumanisées…Teintées aux furieuses voix de l’ignorance inavouée ou de l’arrogante incertitude déstabilisatrice…

On peut penser que la convergence des représentations individuelles sur une même croyance est le mode « normal » d’expression de la spécularité. On y voit la communauté s’y mettre à distance d’elle-même sous la forme d’un objet extérieur, la variable α. Cette variable exprime l’état des croyances de la communauté considérée, ce qu’on peut également appeler le sens commun. Elle apparaît sur le mode de l’évidence. Cette extériorisation conduit à une modalité d’expression de la spécularité particulière puisque l’anticipation du comportement d’autrui s’y confond avec la simple anticipation de la variable en question. L’intersubjectivité n’y prend plus la forme d’un questionnement sur l’autre. Le savoir commun de la représentation T(α), l’adhésion de chacun à cette théorie, absorbe toutes les interrogations sur le comportement des autres : une fois acquise cette croyance commune, seule importe la valeur effective de cette variable. Comme l’explique J.-P. Dupuy, la spécularité infinie se confond avec une spécularité nulle se greffant sur l’émergence d’un objet (symbole) reconnu par tous.

L’extériorisation de α sur le mode de l’évidence propre au sens commun est exactement ce que nous avons appelé légitimité, à savoir la stratégie sociale, collective et communautaire qui autonomise la croyance en la déplaçant sur un objet extérieur à elle-même et qui pourtant l’exprime. Telle est la théorie de la légitimité monétaire qui émerge. Ses moments constitutifs en sont l’unanimité, l’auto-validation, l’indétermination et l’extériorisation. Pour le ‘’sujet-objet’’ qui l’extériorise, la confiance dans la monnaie, ou tout autre devise,  apparaît comme réifiée et autonomisée par rapport aux volontés individuelles. Tout se passe comme si la qualité monétaire était une donnée s’imposant à tous. Mais cette représentation elle-même est une création du processus spéculaire. Ainsi se déploie pleinement cette autonomie paradoxale qu’acquiert, dans le phénomène de légitimité, la monnaie, tel un pilastre échangiste.

Légitimité et opacité sociale

Cette théorie laisse de nombreux points dans l’ombre, tout particulièrement quant au processus conduisant à l’émergence effective de l’unanimité sur une théorie et au processus qui transforme cette unanimité en évidence relevant du sens et du bien commun, ce qu’on a appelé l’extériorisation. Or ce dernier point est fondamental. En effet, l’analyse des mouvements spéculatifs, tels que les connaissent les marchés financiers ou les marchés des changes, montre pleinement qu’une croyance collective peut facilement se déliter si elle n’est ancrée que sur des calculs et autres algorithmes informatiques. Autrement dit, l’attitude calculatrice, qui conduit chaque individu à choisir un moyen de réserve en fonction d’une anticipation sur les croyances des autres, peut certes conduire à une unanimité sur un certain signe, mais cette unanimité contingente est-elle stable? Et est-elle adaptée à la symbolique communautaire ?

Comme on vient de le voir, le modèle à générations démontre que l’objet sur lequel l’unanimité se porte a un caractère conventionnel : le moyen de réserve est indéterminé et il existe une multitude d’objets qui permettent les transferts de valeur. Aussi, au regard de cette théorie, toute croyance qui penserait l’élection de l’objet considéré comme l’effet de ses qualités intrinsèques relèverait de l’illusion.

La question qui est alors posée est de déterminer l’effet en retour  de ce savoir sur la stabilité de la convention. Ce point est central.

Selon la réponse qu’on lui apporte, ce sont deux perspectives d’analyse divergentes qui s’ouvrent à nous. Si on pense que oui, alors il est possible de concevoir la légitimité monétaire sur un mode qui ne laisse aucune prise à la méconnaissance. Les agents acceptent le signe existant, parce qu’ils savent qu’un autre aurait exactement les mêmes propriétés. Certes, l’apparition d’un signe monétaire particulier est le produit de l’évolution historique qui échappe partiellement aux individus, mais cette indétermination n’a pas d’effet sur les conduites individuelles. Dans un tel contexte, la perception cognitive des agents est conforme au processus réel qui est à la base de l’émergence de la monnaie. Il y a transparence sociale.

La culture ‘’sécuritielle’’ est-elle devenue l’endomorphisme du système social-économique ?

A contrario, notre thèse est que ce savoir est destructeur parce qu’il jette le doute sur tout objet qui prétend à la fonction de réserve et qu’en raison même de sa logique spéculaire la dynamique du soupçon peut dégénérer facilement en un processus cumulatif et auto-validant de destruction que l’unanimité a établi sur l’objet à fonction spéculaire. A tout moment du processus, chaque individu peut s’emparer du caractère conventionnel du signe monétaire pour en contester les jugements. Il interprétera les difficultés qu’il rencontre comme l’effet d’une inadéquation des conditions monétaires utiles à complémentarité. Pour ces raisons, la stabilité nécessite une certaine méconnaissance s’exprimant sous la forme d’une « matérialisation » de la croyance. Le processus d’extériorisation par lequel l’unanimité s’affirme comme légitime ne peut se déconstruire ou s’étayer sur la base des seuls calculs rationnels; ceux-ci ne permettent pas l’émergence de cette convention, même s’ils la soupçonnent.

Il y a un nécessaire écart entre le modèle formel et les croyances. Même si les agents sont persuadés de la nécessité du recours à une certaine conventionnalité des règles pour résoudre leurs problèmes de coordination, la perception théorique de cette nécessité ne suffit pas à fonder la stabilité d’une institution particulière. Cet écart qui fait obstacle au projet de transparence individualiste est précisément ce qui est au cœur de la légitimité mathématique et socialement comptable. La légitimité, en tant qu’elle mobilise nécessairement une certaine incompréhension du propre processus qui l’engendre, oppose aux individus une certaine opacité. Cette opacité est grâce à quoi la société se constitue comme totalité partiellement déconnectée des volontés individuelles. Aussi est-elle contemporaine d’un mode de relation aux formes sociales irréductibles aux calculs : elle repose sur une certaine suspension du regard critique. Il nous semble que c’est précisément dans ce qu’on appelle la liquidité ou flux qu’apparaît ce qui échappe aux calculs individuels, comme la condition même de possibilité de ces calculs et ajustements propres aux comportements induits par fonctions mobilisatrices dans, pour et avec les écosystèmes, biosystèmes et tous systèmes sociétaux ; économiques, politiques et culturels.

GREENWALD

Fin 2010, le nom Greenwald, devenu depuis porte-parole du lanceur d’alerte Edward Snowden, n’était connu qued’une poignée d’initiés. Mais qu’il ait bien été question d’une guerre civile et non d’une insurrection est devenu évident depuis, et que l’initiative en ait été prise par les gouvernements associés au milieu des affaires, contre les citoyens ordinaires, l’est aussi devenu depuis, à la lumière des informations diffusées par Snowden à propos de l’hyper surveillance exercée par la NSA (National Security Agency).

Les informations relatives à l’implication du Pentagone, le ministère de la Défense américain, rapporté par Nafeez Ahmed dans un article du 12 juin 2014 dans le Guardian, confirmaient des choses déjà connues, mais la nouveauté dans << Le Pentagone se prépare à contrer les mouvements de rupture de la société civile >>, était que sont à priori fichés comme extrémistes tous ceux qui ne partagent pas les opinions d’un petit groupe de personnes pour lesquelles travaillent et auxquelles s’identifient la NSA et le Pentagone, petit groupe que Gilen et Page appellent les << milieux d’affaires >>.

Le raisonnement du Pentagone est en effet que, le jour où des troubles de la société civile éclateront, ceux qui n’appartiennent pas à ces milieux d’affaires se rangeront du côté des fauteurs de troubles et doivent donc être considérés d’ors et déjà comme des ‘’terroristes’’.

On apprend dans cet article que les ‘’climato-sceptiques’’ sont rangés dans la catégorie des bons citoyens, tandis que les personnes qui croient au réchauffement climatique le sont dans celle des << Extrémistes >> (sic).

Que les climato-sceptiques voient leurs allégations infirmées par les études scientifiques n’est apparemment pas gênant : leurs vues coïncident avec celle de la CHAMBRE DE COMMERCE AMERICAINES, et rien d’autre ne semble compter.

Pensons à un autre cas : février 2009, Jean-Maxence Granier publiait une étude intitulée ‘’SEMIOTIQUE DE LA CRISE’’ , où il envisageait quatre scénario possible de sortie de la crise qu’avait constituée l’effondrement financier dans le sillage de la dévalorisation massive des titres SUBPRIME, et qui avait connu son point culminant cinq mois plus tôt, à la mi-septembre 2008. Lun des quatre scénarios envisagés était celui de la reconstruction à l’identique du système financier désormais dévasté. Granier n’était pas parvenu à trouver un seul PENSEUR de la finance, d’envergure qui soutienne cette approche ; or, c’est celle qui fut retenue par nos GOUVERNANTS…

LE CLAN, LE ROI, LE PRINCE ET LES ADORATEURS

Des signes éclairés aux foudres du ciel

Du feu sorti des entrailles de la Terre

Le nouveau prince se senti pousser des ailes

Et par cette ignorance de la nature et des hommes

Il s’autoproclama messager du grand ordonnateur

A l’éloge de son père, petit bourgeois de province

La louange fut sienne et par là même, la chose engagée

Le discours encore confus, il s’en alla déterminer

Prêt à lire philosophes et engager conversation usurière

Et par autres voix chercha Sophia, fille de Vénus et Simonide

Ceux sont là bien des maximes bonnes et valorisantes

Auxquels nous voudrions en porter ferveurs et allégeances

Rousseau n’en dit pas moins, et quant à moi y souscrit

Mais l’homme moderne n’en est pas moins un génuflecteur

Adorateurs, adoratrices, néanmoins il mange, boit, dort et aime

La sélection naturelle l’a fait robuste et agile

La maladie, l’existentialisme humaniste, la mort il veut s’en décharger

Il n’a même pas conscience de son activité grégaire chancelante

Ses sens communs sont d’une extrême vivacité accaparante

Sa sensibilité n’est souvent que réflexion matérialiste

Son objectivé s’arrête aux frontières de la cour des contre-mesures

Par son dieu, il construit les suspicions aux abords des politiques templières

Il se souci plus de la voûte céleste que du monde des vivants

Le beau prince par narcisse envoya bordée d’échos à droite et à gauche

Oubliant que peuple ne peut s’abouter à justes devises sans réelle bienfaisance

Que bienséance ne se résume pas à transmission inique sectorisée

Si les convives ne sont choisis qu’aux abords des guéridons du clan

Si peur de perdre dû, n’est que gré de la louange du roi

Alors Festine et Bacchus de votre table de mauvaises humeurs

Ne riront, mangeront, boiront et ne festoieront point

Le prince par vénalité absconse, par la sottise et l’injustice ajoutées

Son aveuglement et abus, exemptèrent le juste contrat social

Serviteurs s’y fourvoyèrent avec les oboles du riche charitable

Par soumission et idolâtrie envers reines de Saba et rois de Pique

Adorateurs furent incapables de s’afficher à la cour des reines de cœur et poètes esthètes

Les chevaliers des temps modernes sous couverture des nouvelles amazones

Prirent voies vers la presqu’ile de Lemme

Et sans perdre le prix des vers, avertirent le clan des domestiques

Sous les pendules des justes et des innocents d’antan

Que le discours des nouveaux adorateurs du prince,

Associés aux chants falsifiés des sirènes du souverain d’éloquence

Ne pourront empêcher, par temps faire, dans les conspirations du pouvoir

Que cette maison, dans les oubliettes du château, ne sombre à l’envers.

Pourtant jadis, l’Olympe et le mont Parnasse avaient frères et bons amis(es)

A contre-courant de la mondanité libertine

Dans le silence de Port Royal, au pinacle de l’austère

Des solitaires aux ordres de l’abbesse Angélique, Pascal

Par les lettres de Louis de Montalte, provincial de ses amis

Pestèrent reliquats symboliques, aux grâces divines entre Jésuites et Jansénistes

Adossées à disputations des soixante et onze docteurs de la Sorbonne.

L’échange fut grandiose, à examiner ce qu’il y avait de faux ou de réel

Epanchement exercé par la véritable conscience des uns et des autres

Dans ce qu’il y avait de bon en dieu, ou de mauvais chez les hommes

Ne surent rien, avec certitude définir, même pas leur portée

Vide de l’esprit flirtant aux accords enchanteurs entre charnel et extase

Au présent des commissures entre attachement et liberté

Les coercitions des anciens, à l’attention des connexions nouvelles

Les néo-jeunes ne purent s’affranchir des nouvelles vacuités cessibles

Emancipées aux évasions virtuelles, où flottent encore quelques vagues à l’âme.

Michel Asti

Diapositive14

A la perdition, vanité fit jeux homolatéraux

La prescription se crût synopsis des grâces morales

La presqu’île de lemme s’y fige sous les oboles

La manie nie coquine, les aiguilles piquent au vif

Je te fiche mon billet qu’idolâtrie est mesquine

Aux envies abasourdies, hermine fuit justice fortuite

Sans lèche vitrine, les psalmodies s’amollissent sous ruine

Vies inutiles dans la city dépriment la composition cynique

Bien caché sous les buis, les fleurs de liberté se terrent

La « science » économique est un discours dogmatique dont l’usage est d’être invoqué par les financiers pour opacifier les débats. Pourtant elle suppose que l’économie soit constituée d’une juxtaposition d’individus rationnels qui visent à maximiser leur utilité personnelle par des choix sensés entre les ressources naturelles, matières rares et conceptualisation des objets envers les sujets économiquement viables. Il semblerait, depuis l’avènement de l’industrialisation au XIXème siècle, suivi par la mise en place de la monnaie scripturale, au XXème que les POLITIQUES ECONOMIQUES deviennent de moins en moins rationnelles, tout du moins au niveau des meilleures formes de collectivisme, et tout au plus pour le formalisme économico-financier des génies de l’usure, mais dans les deux cas dans des paradoxes dignes des pires scénarios en ressources d’intelligence artificielle défiscalisée de celle ‘’HUMANISANTE’’… L’économie politique, dont Adam Smith en fut un des plus célèbres représentants a précédé la science économique née au XIXème siècle. Elle considérait que les individus se distinguent en appartenances de classes différentes, qui jouent chacune leur rôle propre dans l’économie et dont les intérêts entrent, la plupart du temps, en conflit.

François Quesnay (1694 – 1774) soulignait dans son fameux TABLEAU ECONOMIQUE de la France (1758 : 31 ans avant la révolution française) les intérêts divergents des « classes LABORIEUSES » et des « classes OISIVES ». Karl Marx, dont LE CAPITAL (1867) est sous-titré « CRITIQUE DE L’ECONOMIE POLITIQUE », affirme avec Friedrich Engels dans le Manifeste communiste (1848) : « l’histoire de toutes les sociétés jusqu’ici a été l’histoire de la lutte des classes. »

Il est évident que toute politique économique est en conséquence et en aucune manière NEUTRE et APOLITIQUE… Et donc démontrer ‘’scientifiquement’’ : lorsque les coûts de transaction sont nuls, qu’il est toujours plus efficient de traiter le problème d’EXTERNALITES [négatives] en ayant recours à des ARRANGEMENTS PRIVES plutôt qu’à la loi ou aux règlements attachés au PRINCIPE DE PRECAUTION ne saurait être qu’une VASTE DUPERIE. Le problème de fonds se posant, de plus en plus depuis les facilités du commerce international et par conséquent la complexité des règlements, est celui posé en termes de DROITS CONCURENTIELS plutôt qu’en termes de RESPONSABILITE DELICTUELLE. Et dans ce cadre-là, voir également la mise en place des DROITS A POLLUER par différents Etats du monde dont l’UE en fait  intrinsèquement partie en tant que ‘’vieux continent’’

« Chez ces gens-là, monsieur, on ne cause pas : on compte »

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