L’EUROPE DU PAC-KAGING

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Un système de valeurs morales construit sur la base du confort et du bonheur INDIVIDUEL est tout juste suffisant pour un troupeau de bétail. Albert Einstein

L’EUROPE DU PAC-KAGING

Le regard d’une Europe lucide permit à partir des années 2010, suite à certains évènements liés à des crises sociales-économiques et financières de percevoir que l’UE fut celles des Etats et non des Nations, où la crise identitaire de cette Union Européenne, créée en 1948 et nommée la CEE, fait une apparition notable, à partir de la première décennie ouvrant le XXIème siècle, au sein de cette UE, comme en d’autres lieux du monde.

Ainsi, les Allemands de l’Est sont maintenant tous en possession d’un « vrai » passeport allemand. Et pourtant, la grande majorité a du mal à se reconnaître dans un État qui remplit ostensiblement le rôle de « comité de gestion des affaires de la classe bourgeoise », pour reprendre les termes de Marx et d’Engels dans le Manifeste communiste. Mais laissons le mot de la fin à un autre membre de l’élite est-allemande, Edgar Most, qui fut directeur de la Banque d’État de la RDA. Engagé en 1990 par la Deutsche Bank à Berlin, Most, aujourd’hui à la retraite, est sorti du devoir de réserve de l’homme d’affaires pour faire le bilan de quinze ans de capitalisme. UN BILAN ACCABLANT !

LA SOCIALE ECONOMIE DE MARCHE ALLEMANDE ET L’ECONOMIE SOCIALE DE MARCHE FRANCAISE… Deuxième partie du texte

Article de 2015 : Les céréaliers français font-ils des affaires avec l’argent de la PAC ?

Une subvention sans lien avec la production. Avant, pour obtenir une subvention, il fallait produire une certaine quantité. Mais ça, c’était avant. Car les DPU sont calculés sur les niveaux de production de 1992 et n’entretiennent plus aucun lien avec ce qui est réellement produit sur les parcelles. Le texte invite cependant le bénéficiaire à « ne pas dévaloriser les terres au regard de la PAC ». Pour éviter le retour à la friche, il suffit d’éliminer les herbes au débroyeur une fois par an ou tous les deux ans. « C’est comme si vous aviez le droit à un salaire, avec pour seule contrainte d’enlever la poussière sur le bureau de temps en temps », résume Jacques Pasquier, exploitant céréalier dans la Vienne et chargé de la PAC à la Confédération paysanne. Il y a de quoi encourager l’inaction. « Pouvez-vous arrêter de produire et vous contenter des DPU pour couvrir les engagements de votre exploitation ? ».

Plus c’est gros, plus ça rapporte. « Cela paraît étonnant quand on est consommateur et contribuable, mais ce sont ceux qui sont les plus solides économiquement qui vont avoir les moyens de s’accaparer les aides », dénonce Samuel Féret. Ainsi, 80% des aides sont perçues par 20% des exploitations, avec les céréales dans le peloton de tête. Les aides européennes ne profitent donc pas forcément aux plus fragiles. « C’est du gaspillage », reconnaît lui-même Jacques Pasquier

POETES(SES) HUMANISTES

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LES AVENTURIERS DE L’ART MODERNE

https://www.youtube.com/watch?v=q7zMYBHK_s4 – Episode 1/6

https://www.youtube.com/watch?v=8vs4OSu22GM – Episode 2/6

https://www.youtube.com/watch?v=5qJ1vS3BbXY – Episode 3/6

https://www.youtube.com/watch?v=qtckJFF4XSs – Episode 4/6

https://www.youtube.com/watch?v=Oyq6sOdISeE – Episode 5/6

https://www.youtube.com/watch?v=dlupk7D3c0w – Episode 6/6

Cette bourse, ainsi que le revenu de ses articles lui permettent de prendre gîte en 1926 à l’hôtel Richelieu ; il fréquente les expositions, les concerts et les cafés ; il rencontre Artaud, Tzara, Desnos, Marcel Aymé, Picasso, Cocteau…Mais il entre également en relation avec Juan Larrea, qui deviendra son ami. Larrea est un poète d’origine basque, qui mourra en 1980, à 85 ans, en Argentine. Il a participé au mouvement « créationniste », s’est ensuite orienté vers l’ultraïsme, puis vers le surréalisme. Une grande partie de son œuvre est écrite en français ; ayant été diffusée de façon très restreinte, elle est très peu connue. Son credo personnel l’éloigne de toute contrainte, de toute norme artistique, de toute hypocrisie. « Aujourd’hui, en 1926, dit Larrea, l’art est un problème de générosité. […] Intelligence et sensibilité sont ennemies, non dans le temps ni dans l’espace, mais à l’intérieur de chaque être humain, là où elles existent uniquement.

« Je n’éprouve pas cette douleur en tant que César Vallejo. Je ne souffre pas à présent en tant qu’artiste, en tant qu’homme ni même comme simple être vivant. Je n’éprouve pas cette douleur en tant que catholique, mahométan ou athée. Aujourd’hui je souffre simplement. Si je ne me nommais pas César Vallejo, je sentirais aussi cette douleur. Si je n’étais pas artiste, je l’éprouverais aussi. Si je n’étais ni catholique, ni athée, ni mahométan, je l’éprouverais aussi. Aujourd’hui je souffre de plus bas. Aujourd’hui je souffre simplement. » (« Je vais parler de l’espérance »

CESAR VALLEJO

C’est l’être humain qui observe, qui développe, qui imagine, interprète et partage le fond de ce qu’il peut y exister de commun d’avec sa position, son statut, son discernement envers les possibilités, potentialités et facultés d’analyse qu’il réussit à examiner dans le développement d’une union de sens, d’accords et de liens à ce qu’elle puisse y être de l’entendement d’une désunion du reste de son existence particulière en suite d’une démonstration logique actée sur l’obligeance à n’y point s’y méprendre des impressions vagues quant à ses intérêts faussement intéressés par un sujet dont l’objet commun n’y trouverait d’une provision de restriction affichée par une direction en attentions reléguées loin de la bienséance entre attachement présomptueux et liberté circonstancielle qui n’aurait de bienveillance que celle d’une tromperie envers une vérité dénuée de tout principe refusant de l’affirmer sans mesure d’une quelconque recherche de preuves ; dont nous ne sommes rigoureusement sûrs de rien quant au désir à ne plus vouloir s’attacher inopinément à un sentiment sans vraisemblances d’une connectivité en conduite du respect de la différence de modalités envers ses congénères de même aptitudes à ne plus vouloir de l’imposture que celle de s’éloigner du soupçon d’imbécilité peu embarrassé par des codes admis par un conformisme placé sous le signe d’une conspiration obstinée à suivre les chemins déjà battus par le prix des inactions inaliénables d’avec les sentiers de traverses comme si l’homme sans chaînes apparentes devraient se satisfaire tant de la suspicion démagogique en liberté d’expressions que de l’amertume actée par une justice de persécution pour qui n’aurait pas compris les compromissions d’entre les hommes, comme de celles entre femmes et hommes, et réciproquement…

‘’C’EST TROP LONG’’

De quoi parle-t-on ?

D’un texte qui serait composé d’un grand nombre de lignes, mots et paragraphes ?

D’un alanguissement envers ces ‘’choses’’ de la vie ?

Cette pesanteur de longueur ou langueur textuelle pesante ne saurait être qu’une appréciation individuelle formulée par un choix non moins personnel mais qui ne peut en aucune mesure être formulation intensive envers l’autre !

‘’JE SUIS FATIGUE(E)’’

C’est une sensation qui se veut, en majorité des cas, certainement réelle.

Est-ce un fatigue physique OU/ET psychologique ?

‘’JE N’AI PLUS LE TEMPS’’

Cela est peut-être vrai…

Mais s’agit-il d’une vérité individuelle, collective et, passagère ou est-ce une excuse réductrice et lacunaire permettant d’éviter la substance des idées envers ces ‘’choses extérieures’’, à soi, pouvant perturber les consciences bien ‘’agencées’’… ; comme il pourrait en être des esprits simplistes voire ignorant…

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années. On devient vieux parce que l’on a déserté son idéal. Vous êtes aussi jeune que votre enthousiasme, vos désirs, vos souhaits, votre bienveillance, vos attentions et votre belle curiosité, aussi vieux que votre air désabusé, votre morne attitude, vos certitudes conformistes, votre malveillance intergénérationnelle. Nous sommes aussi jeunes que notre confiance en nous et aussi vieux que notre abattement, nos peurs, notre refus d’analyse et notre acceptation d’ostracisme.

Michel Asti

 https://www.francetvinfo.fr/economie/bourse/marches/les-cerealiers-francais-font-ils-des-affaires-avec-l-argent-de-la-pac_171257.html

Travail, territoire, identité dans l’ex-Allemagne de l’Est 

Dans les années quatre-vingt, juste avant la chute du Mur, il était devenu relativement facile pour l’élite culturelle de la RDA, intellectuels et artistes, plasticiens, musiciens, écrivains, membres ou non du SED, le parti unique, d’obtenir le passeport de voyage pour l’Europe de l’Ouest, ce document si convoité et quelque peu magique. C’est à cette époque qu’un musicien de l’orchestre de la Staatsoper de Berlin, de retour d’une tournée occidentale, m’a confié qu’il éprouvait un sentiment d’infériorité chaque fois qu’il présentait aux douanes son passeport est-allemand : « C’est pour cela, me dit-il, que je voudrais avoir enfin un vrai passeport allemand. »

Ce « vrai » passeport, ouest-allemand, tous les citoyens de l’ex-RDA l’ont obtenu quand l’unification allemande a mis un point final à l’existence de la RDA : l’ensemble de ses structures politiques a disparu, remplacées par leur équivalent ouest-allemand. Mais la transformation de ce territoire a été portée au-delà du système des lois et du régime politique. Les vainqueurs ont voulu y voir la preuve de leur supériorité morale ; ils ont tout fait pour se débarrasser de la quasi-totalité des institutions, économiques et culturelles, qui constituaient la trame de la vie au quotidien à l’Est. L’introduction du deutschmark et la tenue des élections au parlement de la République fédérale marquent le début d’une nouvelle ère : rues, places et écoles seront débaptisées, les monuments et les bâtiments jugés indésirables détruits et les normes ouest-allemandes appliquées dans chacun des domaines de la vie pratique, de l’architecture à l’hygiène en passant par le système d’immatriculation des véhicules. Une agence de droit public, la Treuhandanstalt, verra le jour dès le printemps 1990. Sa mission : privatiser et rendre « apte à la concurrence » — autrement dit, liquider — l’ensemble des 8 000 entreprises d’État est-allemandes  Cette agence dont le statut n’a jamais été clairement défini.

Résultat pervers de cette transformation, l’identité culturelle de la société sera elle-même menacée. Ainsi, au terme des opérations, l’orchestre de la Staatsoper, ce bijou du patrimoine artistique, qui avait pu conserver ses traditions séculaires grâce à une éducation musicale dont la RDA, soucieuse d’une identité à la fois allemande et sociale, s’était faite la garante, n’a été ni supprimé ni privatisé, mais il a tout bonnement perdu ce qui lui conférait à la fois cachet et originalité : le son particulier qui le distinguait des autres orchestres de l’aire culturelle germanique en même temps qu’il le rendait reconnaissable en tant qu’orchestre allemand. Contraints désormais d’ouvrir leurs concours de recrutement aux aspirants venus des quatre coins du monde et formés par des écoles très diverses, les musiciens sont dans l’impossibilité de se renouveler tout en restant fidèles à leur héritage et ils se soumettent à une sélection basée plus sur la technicité que sur les qualités artistiques.

L’élite est-allemande qui, grâce au passeport, avait pu acquérir une certaine connaissance directe des pays occidentaux, n’a opposé aucune résistance à la disparition de la RDA. Bien au contraire, l’intelligentsia universitaire a sacrifié tous ses acquis à l’« économie sociale de marché ». Tout ce qui rappelait le passé sera effacé au motif que rien de l’ancien régime ne méritait, financièrement ou moralement, d’être conservé. En renonçant à défendre quelques vérités historiques sur ce qu’avait été la RDA, les intellectuels croyaient sans doute pouvoir préserver au moins leurs postes. Ils seront, pour la très grande majorité, amèrement déçus. Quant aux citoyens ordinaires, la télévision leur donnait une telle image du bien-être qui les attendait que c’est sans aucune réticence qu’ils ont accueilli les mesures destinées à faire place nette pour le nouveau régime. Partant, ils ont applaudi le chancelier Kohl et plébiscité le deutschmark. Les médias se feront toutefois l’écho d’un incident significatif venu troubler la fête de l’unification : le 15 août 1990, six semaines seulement avant l’entrée en vigueur du Traité d’union, 250 000 agriculteurs est-allemands manifesteront dans les rues de Berlin contre les premières mesures prises par la Treuhand ; ils protestaient aussi contre la désinvolture qu’affichaient ses agents à l’égard de tout ce qui était est-allemand. Les agriculteurs, très attachés à leur système de production, pressentaient le sort qui leur était réservé et anticipaient en quelque sorte les réactions qui seront celles d’une partie de leurs concitoyens quand ils commenceront à ressentir les effets de la privatisation.

Que reste-t-il de l’ex-RDA, dix-sept ans après son annexion à la RFA ? Sa population était de 16,2 millions d’habitants en 1986. Fin 2006, les nouveaux Länder, Berlin-Est compris, ne comptaient plus que 14,5 millions d’habitants environ, soit une hémorragie de 2 millions d’habitants. Depuis plusieurs années, le taux de dépeuplement s’élève à 0,8 % par an. Qui plus est, le territoire perd ses industries d’antan et la population active, de 8,53 millions en 1986, décroît avec la baisse du nombre d’habitants : en 2003, l’ex-RDA, comprenant aussi Berlin-Est, comptait une population active de 7,7 millions, dont une « armée de réserve » de plus de 1,6 million de chômeurs, selon les chiffres officiels, soit 21 %.

Chiffres du Statistisches Bundesamt (Bureau fédéral des…. Près d’un demi-million de personnes se déplacent chaque jour de l’Est à l’Ouest pour le travail

Le banquier Edgar Most dans un entretien publié dans Die Zeit,…. Dans les villes de l’Est, 70 % du parc immobilier appartient à des investisseurs de l’Ouest en quête d’un rendement juteux sur leur capital. Aujourd’hui, comme les centres-villes est-allemands périclitent, ils cherchent plutôt à se dédommager en touchant les primes que verse le gouvernement fédéral à ceux qui prennent en charge la démolition du bâti urbain abandonné. Quant à l’industrie de l’ex-RDA, le bilan est révélateur : 85 % pour les entrepreneurs ouest-allemands, 10 % pour les investisseurs étrangers et seulement 5 % pour des personnes originaires de l’ex-RDA – Winfried Wolf, « Stürzt der Osten ins Bodenlose »

De tout le secteur productif de l’ex-RDA, seule une partie du système agricole, organisée sous forme de coopératives, a survécu aux opérations de démantèlement et se rattache au passé est-allemand. Il s’agit des LPG (landwirtschaftliche Produktionsgenossenschaften). Alors que dans les anciens Länder de la République fédérale il n’a jamais existé de coopératives de production, et qu’aujourd’hui encore plus de 50 % des exploitations sont de type familial, les terres de ces grandes fermes sont propriété individuelle, mais labourées en commun avec des moyens appartenant à la collectivité. La mise en place de cette forme de travail collectif date de la réforme agraire accomplie sous l’occupation soviétique entre 1945 et 1949. Dès le début des années cinquante on a commencé à collectiviser le travail agricole. Alors que leurs débuts avaient suscité toutes sortes de craintes, avec le temps, les membres des LPG se sont bien adaptés à cette forme de travail agricole. Aujourd’hui, en ex-RDA, on compte plus de 1 200 coopératives — qui exploitent un tiers des terres agricoles de la RFA —, elles ne périclitent nullement en dépit des obstacles, tant juridiques que financiers, que dressent devant elles les autorités politiques et les anciens propriétaires terriens. L’importance de ces coopératives dépasse de toute évidence leur poids économique, car elles sont partie intégrante de cette identité est-allemande qui est source d’une solidarité nouvelle.

Les Allemagnes d’hier et d’aujourd’hui : une assignation identitaire ?

Les vainqueurs se sont évertués à faire disparaître toute trace de l’ancien système et à recouvrir le territoire de l’Est d’un maillage institutionnel identique à celui qui couvre la République fédérale. En dépit de cette volonté, l’Ostdeutschland continue d’exister : d’abord dans les statistiques, dans les rapports en tout genre, tant économiques que sociologiques, ainsi que dans les médias de grande diffusion. Il reste aussi présent dans la tête des gens, ceux de l’Ouest…. On constate, non sans stupeur, que dix-sept ans après la disparition de la RDA, toute personne qui a vécu sur son territoire et qui se porte aujourd’hui candidat à un emploi dans un service public de la RFA, à quelque niveau que ce soit, est tenue de donner par écrit et dans le détail des renseignements sur l’ensemble de ses activités antérieures à l’unification et à autoriser une enquête la concernant dans les archives de la « Stasi » (police politique de l’ex-RDA).

« Ostdeutschland » : c’est alors un vote qui recueille entre 20 et 30 % des suffrages pour le PDS, le parti qui a succédé aux anciens communistes du SED ; c’est aussi un vote qui envoie aux parlements régionaux des représentants de l’extrême droite — 6 sièges en Brandebourg pour le DVU, et 12 en Saxe pour des députés du NPD. « Ostdeutschland », c’est encore et surtout, la préférence donnée par des « Ossis » à des marques de produits de consommation courante et surtout alimentaires fabriqués à l’Est par des entreprises issues du système est-allemand. Les analystes parlent de choix peu « rationnels » qui ne seraient pas « orientés par le marché » (« nichtmarktorientiertes Verhalten »), et les comportements électoraux sont qualifiés d’« anti-démocratiques ».

La RDA, née en 1949, a souvent été considérée comme un pays « croupion » aux frontières fixées arbitrairement par les positions militaires occupées par les troupes alliées à la fin de la seconde guerre mondiale. Pourtant, cette région, appelée aujourd’hui « Ostdeutschland », celle des cinq nouveaux Länder de la République fédérale, renvoie à une réalité historique bien plus ancienne que l’histoire de la RDA. Son unité est ancrée dans la constitution d’une économie agraire qui avait une histoire et des caractéristiques tout à fait particulières eu égard au reste des territoires germaniques. Ainsi, par exemple, nous avons vu que l’attachement des Allemands de l’Est au système des coopératives est source d’un sentiment de Heimat.

En effet, les frontières de la RDA correspondaient à peu de choses près à celles de la Mitteldeutschland.

C’est d’ailleurs sous ce nom que les Allemands de la République…, comme on l’appelait après 1945. Mittel — centre — se réfère à cette étendue entre l’Elbe et l’Oder, fermée au sud-ouest par le massif du Harz, au sud par la forêt de Thuringe et au sud-est par les monts métallifères (Erzgebirge). Ces terres, à l’est de l’« Altdeutschland », de la « vieille Allemagne », et sur lesquelles vivaient des populations slaves, ont été occupées durant la première vague de colonisation organisée par l’Ordre teutonique à partir de 1105. Dans un deuxième temps, l’Ordre s’avancera encore plus à l’est, pour occuper les territoires qui longent la mer Baltique jusqu’à Königsberg (Kaliningrad). Ce sera l’« Ostdeuschland ». La désignation Mitteldeutschland n’est alors pas synonyme de Neudeutschland, terme qui se réfère à l’ensemble des territoires colonisés par l’Ordre.

La spécificité de cette région — exception faite du Mecklembourg, d’une partie du Brandebourg et de l’Oberlausitz dont le régime sera le même que dans les territoires de l’Est — consiste en ceci : la pérennité, depuis le XIIe siècle, de la Grundherrschaft, c’est-à-dire un pouvoir qui n’était pas personnel mais fondé sur l’occupation foncière et réglé sur une base contractuelle. L’état de la paysannerie se distingue ainsi à la fois de ce qu’elle subit sur les terres à l’ouest, où dominera la Landesherrschaft, avec un pouvoir personnel placé entre les mains du souverain, que sur celles de l’est. Après l’effondrement de l’Ordre, l’est connaîtra la domination d’une Gutsherrschaft, autrement dit la concentration de tous les pouvoirs, juridiques, ecclésiastiques, administratifs entre les mains du propriétaire terrien, le junker, alors que les paysans tomberont dans une servitude absolue. Or, jusqu’au début du XVe siècle, cette Grundherrschaft s’étendait à l’ensemble du territoire colonisé par les moines teutoniques, car ceux-ci ne visaient pas le développement d’un territoire « national » allemand

Certains auteurs français, dont Jacques Le Goff, y voient, en… mais le développement d’un ordre de la chrétienté universelle. L’agriculture visait à assurer l’autosuffisance ; c’est seulement avec le temps qu’on a commencé à produire pour le marché, les surplus allant vers les villes de la Hanse pour être commercialisés. Les paysans du Mitteldeutschland soumis à la Grundherrschaft ne sont jamais devenus des serfs assujettis à un seigneur. Tout le système de dépendance découlait uniquement de l’occupation des sols sur lesquels ils possédaient un droit héréditaire. Celui qui vivait sur ces terres était soumis à des règles, des impôts et parfois à des corvées, mais il ne s’agissait pas de servitudes d’ordre personnel

Les travaux de Friedrich Lütge sont essentiels pour comprendre…. Les tâches elles-mêmes — la moisson, le battage du blé, des services de transport ou de construction — étaient en général rémunérées et pouvaient devenir des privilèges, car elles garantissaient à ceux qui les accomplissaient un bénéfice permanent.

Les grands domaines à l’est de l’Oder, mais aussi dans le Mecklembourg et sur les marches de Brandebourg à l’est de l’Elbe, ne verront le jour qu’à la suite de l’effondrement de l’Ordre, effondrement militaire, financier et moral

Werner Paravicini, « L’Ordre teutonique et les courants…, qui mettra fin au principe de territorialité. Tous les pouvoirs reviendront alors aux Gutsherren (Gutsherrschaft). Il faudra le choc des guerres napoléoniennes, à partir de 1807, pour que le gouvernement de la Prusse commence à s’intéresser vraiment au statut et au sort de ces paysans et à prendre des mesures destinées à mettre de l’ordre dans le système féodal. Le droit seigneurial sera progressivement aboli grâce aux réformes prudentes menées par le ministre prussien Karl Freiherr von Stein.

Historiquement, l’unité de l’Allemagne « par le travail » s’est faite au détriment de la campagne et de la paysannerie, avec le développement des villes, et surtout de Berlin. Le sentiment « national » est alors élément d’identité citadine. Après la mise en place de l’union douanière en 1834, prélude à la consolidation des frontières et à l’essor économique, la proportion de la population active dans les secteurs agricole et sylvicole, dans l’horticulture et la pisciculture, commence à diminuer. Les conditions de vie des paysans, surtout petits et moyens, deviennent de plus en plus précaires. Entre le recensement de 1882, le premier effectué par le gouvernement du Reich, et celui de 1925, la part des agriculteurs dans la population active tombe de plus de 43 à 30 %.

Après la première guerre mondiale, le gouvernement de la République de Weimar a pris un certain nombre de dispositions pour favoriser la création d’exploitations agricoles. En effet, pendant la période qui va de la naissance de la République à l’avènement de la dictature national-socialiste, près de 40 000 nouvelles exploitations verront le jour. Cependant, la social-démocratie n’était pas plus que les conservateurs, attentive au problème rural et l’industrie se trouvait au centre de ses préoccupations. Après le Krach boursier des années vingt, la pauvreté touche de plein fouet la classe ouvrière, mais n’épargne pas les campagnes. Les travailleurs agricoles affluents vers les nouveaux centres industriels, et même les junkers peinent pour trouver crédit et main-d’œuvre.

Le Parti national-socialiste exaltait une idéologie Blut und Boden. Et pourtant sa domination n’a fait qu’accélérer le déclin des régions rurales. Le programme des nazis pour l’agriculture reposait sur trois piliers : contrôle total des prix et des marchés ; stabilisation de la propriété par la loi dite Reichserbhofgesetz, dont l’objectif était d’empêcher la vente des terres des paysans endettés, et par des conditions de crédit destinées à les sortir de cette misère ; puis, en dernier lieu, un schéma d’aménagement territorial qui devait redistribuer la population rurale. Toutefois, seul le premier objectif a été réalisé de manière cohérente, les autres mesures relevant surtout de la propagande. Les dispositions nécessaires pour « moderniser » et rendre rentable l’agriculture ne furent jamais mises en application. En somme, pendant le IIIème Reich, l’équilibre démographique ville/campagne n’a guère bougé dans un sens ou dans l’autre. La population rurale recensée passa de 20,8 à 18 %, et en termes de population active, de 28,9 à 26 %

David Schœnbaum, Hitler’s Social Revolution. Class and Status…, en raison surtout de la fuite des ouvriers agricoles vers les villes industrielles.

Mais il est vrai que la politique du régime favorisait d’autres secteurs de la population que la paysannerie, d’autant que les priorités de guerre dominaient l’économie. La Wehrmacht, par exemple, avait besoin de terres pour installer ses campements ; le ministère de la Construction en réclamait pour les autoroutes, et l’industrie était, elle aussi, en quête d’espace. En tout état de cause, grâce à la distinction judicieuse entre Landwirt (exploitant agricole) et Bauer (paysan), on saura épargner aux junkers l’incommodité de telles dispositions légales qui auraient condamné leurs propriétés au démantèlement. On comprend pourquoi l’adhésion des paysans, très chrétiens, au parti NSDAP n’a jamais été bien forte ; elle ne représentera, proportionnellement, que la moitié des adhésions des autres groupes sociaux-économiques.

La RDA – État des ouvriers et des paysans

Cet équilibre sera bouleversé par la débâcle de 1945. Environ 17 millions de personnes seront déplacées, chassées pour la plupart des régions annexées par l’URSS (les pays baltes) et par la Pologne, mais aussi de la Tchécoslovaquie, de la Hongrie et de la Yougoslavie. Un grand pourcentage de cette population provenait des espaces très largement ruraux, de la Prusse orientale, par exemple, où 55,7 % de la population active travaillait dans le domaine agricole. Une partie des émigrés se fixera sur les territoires de ce qui allait devenir la RDA, d’autres continueront leur chemin pour s’établir dans les Länder sous administration occidentale.

En 1945, quand l’Allemagne fut partagée en zones par les Alliés, les autorités soviétiques étaient conscientes de l’urgence de promouvoir une profonde réforme agraire. En raison de la vétusté des équipements, des destructions de la guerre, du manque de moyens financiers, l’agriculture n’était pas en mesure de subvenir aux besoins d’une population à laquelle toutes les ressources faisaient défaut.

On estime, pour la période 1935-1938, qu’environ 22 % de la…. Alors que les Soviétiques, comme pour se dédommager des destructions qu’eux-mêmes avaient subies, prélevaient sur l’industrie du pays vaincu une part de la production et faisaient main basse sur nombre d’installations, ils se sont donné comme objectif, dans un premier temps, de rendre les terres aux paysans. Toutefois, l’idée ne leur était pas étrangère de pouvoir bientôt s’en servir comme terrain d’expérimentation d’une agriculture hautement mécanisée, qui bénéficierait de tous les apports de l’agronomie moderne. Dans l’immédiat, cependant, il fallait nourrir cette population.

L’administration soviétique espérait aussi gagner la confiance des Allemands par cette politique de réforme agraire. Pour y parvenir, elle a procédé, entre 1945 et 1949, à l’expropriation des exploitations de plus de 100 ha, soit environ 28,3 % des exploitations sur l’ensemble du territoire.

Dietrich Staritz, Die Gründung der DDR, Munich, Deutsche… ; ce sont elles qui, en premier lieu, étaient visées par les mesures prises dès l’automne 1945. On a également exproprié sans compensation les propriétaires de biens de moins de 100 ha s’ils étaient des criminels de guerre ou des membres actifs du parti NSDAP ; cela a signifié l’expropriation de 48 % de la surface totale agricole du Mecklembourg, seulement 13 % pour la Thuringe. Au total, seront concernés 50 % de toute la surface agricole utile qui était de 6,35 millions d’hectares. Environ 60 % seront redistribués aux paysans sans terre, aux petits paysans et aussi aux ouvriers et employés sous forme de lopins de terre de 0,6 ha ; le reste reviendra aux structures agricoles de l’État (VEG). Ces mesures furent prises de manière à ne pas apparaître comme résultant d’une démarche despotique des Soviétiques : elles ont été entérinées par une commission composée des ministres des Affaires étrangères des quatre puissances occupantes en avril 1947.

La désignation de la RDA comme « État des ouvriers et des paysans » n’a pas été seulement un engagement de circonstance en vue de gagner la faveur de la population rurale. Le gouvernement qui se veut d’union socialiste entend accomplir les promesses d’antan, c’est-à-dire équiper les fermes en machines-outils et autres moyens techniques modernes, former les paysans à une agriculture mécanisée, et leur assurer un niveau de vie proche de celui des citadins. Entre 1952 et 1960, tous les sites de production agricole, terres arables, sylviculture et pisciculture, sont réunis en coopératives. Et, à la différence de ce qui s’est produit en URSS lors de la collectivisation, en RDA, les terres sont restées propriété privée des exploitants. Malgré ces précautions, la frontière avec la RFA étant encore ouverte, nombre de paysans ont préféré tout abandonner pour échapper à ce qu’ils considéraient néanmoins comme une collectivisation.

.On introduit dans les LPG des règlements calqués sur le modèle du travail industriel, avec un système de rotation des équipes, des vacances régulières, des périodes de formation prises sur le temps de travail. Les agriculteurs auront à leur disposition des ateliers de techniciens pour l’entretien des machines. Pour simplifier la vie quotidienne, on ouvrira des crèches pour les enfants, des dispensaires médicaux, des cantines. Ainsi, les paysans de la RDA ont bénéficié d’un statut équivalent à celui des ouvriers de l’industrie, à commencer par les congés payés. Cet ensemble de mesures a eu pour effet de maintenir à un taux relativement élevé une main-d’œuvre agricole, alors que cette population déclinait partout ailleurs dans le monde

En 1981, date du dernier recensement, la RDA comptait 3 939 LPG. Handbuch DDR Wirtschaft, op. cit., p. 184. qui représentaient 85 % des terres cultivées, 89 % de l’élevage, employant 82 % des personnes engagées dans l’agriculture, et absorbant 80 % du capital investi dans le secteur.

Sur le plan du travail quotidien, et tout particulièrement à ses débuts, la LPG a favorisé la créativité des agriculteurs. La collaboration avec des techniciens et les artisans pour utiliser au mieux les moyens de mécanisation adaptés à la nouvelle donne a été un grand stimulant. La responsabilité était plus importante et, la terre leur appartenant, ils tiraient des bénéfices de chaque amélioration de la productivité. Aussi, ces exploitations ont-elles vite été plus rentables que les entreprises d’État. Cependant, comme dans toutes les branches d’activité industrielle à l’Est, le vieillissement technique au regard de la production en Occident a été également des plus rapide. C’est tout ce monde qui a disparu avec la réunification, non sans laisser dans l’imaginaire populaire des traces durables et des regrets.

Union monétaire – Déconstruction identitaire

Acquérir le deutschmark ! L’adhésion des Allemands de l’Est à la RFA a été marquée par cet acte symbolique. Or, l’introduction de la monnaie ouest-allemande le 1er juillet 1990 a scellé le destin de l’économie de la RDA et de ses travailleurs. Avec un taux de change fixé à 1:1 pour les salaires, retraites, loyers et une partie de l’épargne, et à 2 :1 pour les crédits et autres obligations des entreprises et de l’État, cette mesure surévaluait de manière évidente le mark de l’Est, échangé sur le marché officieux à 4 ou 5 marks de l’Est pour 1 mark ouest. Elle rendait ainsi la marchandise produite en RDA bien trop chère pour être compétitive sur les marchés occidentaux. Qui plus est, le montant des créances inscrites sur les comptes de chaque entreprise ou de chaque exploitation agricole représentait une valeur fictive que celles-ci n’avaient évidemment pas les moyens de rembourser en deutschmarks. En effet, le système de comptabilité nationale de la RDA n’avait rien à voir avec un système occidental. Les entreprises, et surtout les coopératives agricoles dans des zones rurales, avaient été dotées de crédits pour des opérations et des projets étrangers à la production elle-même, par exemple construire des crèches, tracer des routes, assainir le système d’approvisionnement d’eau, et en général accomplir un certain nombre de tâches qui, dans l’économie des pays occidentaux, relèvent des compétences et des ressources de la municipalité. Mais on se garda bien de faire entrer en ligne de compte cette différence fondamentale. Le taux d’endettement des entreprises et des coopératives servira au contraire à justifier leur liquidation pure et simple.

Dans de très nombreux cas, les autorités de la RDA n’ont même pas RESPECTE les DISPOSITIONS juridiques matérielles et procédurales en vigueur à l’époque, quand ils ont procédé à l’EXPROPRIATION de BIENS. […] On arrive à la conclusion que cet aspect de la réunification allemande n’a créé que des déceptions des deux côtés,  même si certains partis politiques de l’Ouest pensent, jusqu’au début du XXIème siècle, qu’elle fut équitable: https://www.persee.fr/doc/ridc_0035-3337_1997_num_49_3_5459

Le regard d’une Europe lucide permit à partir des années 2010, suite à certains évènements liés à des crises sociales-économiques et financières de percevoir que l’UE fut celles des Etats et non des Nations, où la crise identitaire de cette Union Européenne, créée en 1948 et nommée la CEE, fait une apparition notable, à partir de la première décennie ouvrant le XXIème siècle, au sein de cette UE, comme en d’autres lieux du monde.

Le Traité sur l’Union monétaire, économique et sociale, signé en mai 1990 entre la RDA et la RFA, précise que la base de l’union sera « l’économie sociale de marché », définie en d’autres termes comme : « propriété privée, concurrence sur la base du rendement (Leistungswettbewerb), libre détermination des prix, liberté du capital, du travail, des biens et des services ». Les signataires s’engagent à maintenir un vague « niveau élevé d’emploi ». Mais en réalité, cette « économie sociale de marché », dont les Allemands de l’Est attendaient bien-être et prospérité, était l’antichambre d’un capitalisme ouvertement libéral qui ne tardera pas à s’imposer. Le système économique ouest-allemand n’a pas hésité à se débarrasser des structures, notamment bancaires, qui liaient le développement de l’économie de l’Allemagne de l’Est au niveau de vie de ses habitants.

Dans la mesure où les LPG relevaient du statut de propriété privée, elles échappaient à la mainmise de la Treuhand, sauf pour celles dont le niveau d’endettement a été jugé insurmontable. Les membres des coopératives ont tôt affirmé la volonté de continuer le travail collectif et ont recherché un statut juridique approprié : ainsi, en 1990, sont nées 1 475 Agrargenossenschaften — coopératives de production agricole — pour succéder aux LPG de l’ex-RDA. Elles étaient 1 205 en 1999. Elles occupent environ un tiers de la surface agricole utile de l’Allemagne réunifiée.

La surface agricole utile sur le territoire de la RDA se… et représentent une nouveauté dans le monde agricole en raison de la double appartenance des sociétaires comme entrepreneurs et comme travailleurs. Leur objectif : faire coïncider la rentabilité de l’exploitation et les intérêts des membres en tant que personnes. Toutefois, certaines de ces anciennes LPG de plus de 1 500 hectares ont été converties en sociétés anonymes pratiquant généralement la monoculture. Elles sont gérées dans un souci de maximiser les bénéfices en exploitant à outrance la main-d’œuvre et les sols.

Les coopératives agricoles renvoient au mouvement né au XIXe siècle au sein de la social-démocratie ; on trouve aussi dans le programme des conseils révolutionnaires de 1918-1819 l’exigence d’une organisation agricole sur la base d’un système coopératif. Dans une plus longue perspective, ces exploitations nous ramènent à la tradition de la paysannerie sous le régime de la Grundherrschaft, cette forme particulière de pouvoir contractuel. De ce fait, et par leur présence dans les campagnes, où elles sont souvent les seuls employeurs, les coopératives sont vecteurs d’une forte identité collective. Leurs activités vont au-delà de la production, car elles organisent la distribution et les échanges, parfois moyennant des stands installés dans les centres commerciaux, des produits de la ferme et proposent, comme du temps de la RDA, des services diversifiés : jardinage, préparation des repas pour les cantines des écoles ou pour des personnes âgées.

Malgré la transformation, plutôt réussie sur le plan juridique, des LPG en coopératives, l’existence d’un certain nombre de « failles » a permis aux détracteurs du « collectivisme » alliés aux anciens propriétaires terriens de faire peser une menace sur leur avenir. Les coopératives peuvent-elles être collectivement propriétaires des terres qui avaient été abandonnées ou cédées aux LPG ? Ont-elles un droit de préemption d’achat ou de renouvellement de bail pour les terres qui leur avaient été cédées par les coopératives d’État (les VEG) ? Un tiers de la surface cultivée par les nouvelles coopératives est concerné par cette question. Or, le gouvernement fédéral s’est engagé à restituer leurs biens aux anciens propriétaires dans le cas où ces biens seraient restés propriété d’une VEG. Mais les coopératives n’étaient-elles pas prioritaires pour acquérir ces terres qu’elles cultivaient depuis tant d’années ?

Les législateurs de la République fédérale, mal armés pour contester globalement la réforme agraire de 1945-1949, ont néanmoins trouvé dans les textes de quoi l’affaiblir ou la contourner. Le Parlement ouest-allemand a adopté en juillet 1992 une loi sur la propriété qui introduit des restrictions significatives : ceux qui, ayant acquis des terres pendant la réforme agraire, n’ont pas, eux-mêmes ou leurs héritiers, exercé le métier d’agriculteur sur ces terres pendant les dix années précédant l’unification perdent leur titre de propriété au profit de la région, et ils n’ont droit à aucune indemnisation.

La Cour européenne de justice a rendu une décision le 22…. Peuvent être également attaqués en justice les membres des coopératives dont le nom ne figure pas dans les cadastres de l’ex-RDA. Les autorités des Länder ont ainsi engagé une armée de juristes pour éplucher les registres de l’ex-RDA à la recherche de terres « à récupérer ». Par ailleurs, à Bruxelles, le Vert allemand Friedrich Wilhelm Graefe von Baringsdorf, président de la commission agraire, soutient les efforts visant à réduire de manière drastique les aides jugées trop importantes versées aux coopératives. Il poursuit ainsi une politique agricole qui va à l’encontre des intérêts des coopératives de l’ex-RDA. Son action s’inscrit dans la perspective tracée par le ministère de l’Agriculture depuis l’unification. Ainsi, dans une brochure publiée par le ministère sous le…, ministère qui est aujourd’hui dirigé par Renate Künast, membre elle aussi des Verts.

Menée depuis quinze ans avec persévérance, cette bataille juridique a répandu l’inquiétude parmi les agriculteurs et rendu délicate la bonne gestion des exploitations. Affaiblies par cette incertitude, les coopératives échouent souvent dans leurs efforts pour obtenir des financements. Qui plus est, elles peinent à constituer leur propre capital d’investissement, car elles doivent verser un pourcentage important de leurs bénéfices (soit 55 %) pour rembourser la dette dont elles ont hérité du temps de la RDA

Or, face à la crise du monde rural, les coopératives de production est-allemandes constituent un modèle agricole qui pourrait faire école en Europe. Leur taille et leur nombre, la diversité de leurs activités, leur intégration territoriale locale, les rendent gênantes pour l’industrie agroalimentaire mondialisée qui préfère avoir affaire à des petits exploitants ou bien à des sociétés dont l’unique objectif est de maximiser le profit. Grâce aux coopératives, l’agriculture conserve, dans l’ancienne Allemagne de l’Est, un statut particulier. Selon une étude conduite en 1999 par l’Office fédéral de recherche sur l’alimentation, 95 % des personnes interrogées, originaires de et vivant toujours à l’Est, demandent systématiquement des produits alimentaires d’origine de l’ex-RDA. Pour la moitié d’entre eux, ce choix exprime leur volonté de soutenir l’économie de l’Est. L’unification, avec ses conséquences désastreuses pour la vie de ces régions, aura eu un effet inattendu : désormais le sentiment d’être est-allemand n’est pas moins puissant que le sentiment d’appartenance à la région historique d’origine, par exemple la Saxe ou bien le Mecklembourg.

Thomas Kutsch et Simone Werner, « Konsumpatriotismus in….

La RFA s’est construite en tant qu’État face à la RDA en prônant un modèle d’économie sociale de marché. Elle se trouve aujourd’hui sans rivale et l’économie de marché tend à se débarrasser des fonctions « sociales » d’une époque révolue. Hans Köhler, qui, après un passage dans le FMI, est devenu président de la République fédérale, souligne que son pays doit se renouveler de fond en comble :

« Partout à travers la République, il existe de grandes différences dans les conditions de vie. Vouloir les rééquilibrer, c’est bétonner l’État dispensateur de subventions (Subventionsstaat) […]. Nous devons nous éloigner de cet État dispensateur de subventions.

Plus direct encore, l’ex-chancelier social-démocrate Gerhard Schröder a défini ainsi sa conception du sentiment national :

« Le patriotisme, c’est … quand je pars demain en Chine accompagné de deux avions pleins de chefs d’entreprises et de PDG de grands groupes industriels…

Entretien publié dans Die Welt du 4 décembre 2004. »

Ainsi, les Allemands de l’Est sont maintenant tous en possession d’un « vrai » passeport allemand. Et pourtant, la grande majorité a du mal à se reconnaître dans un État qui remplit ostensiblement le rôle de « comité de gestion des affaires de la classe bourgeoise », pour reprendre les termes de Marx et d’Engels dans le Manifeste communiste. Mais laissons le mot de la fin à un autre membre de l’élite est-allemande, Edgar Most, qui fut directeur de la Banque d’État de la RDA. Engagé en 1990 par la Deutsche Bank à Berlin, Most, aujourd’hui à la retraite, est sorti du devoir de réserve de l’homme d’affaires pour faire le bilan de quinze ans de capitalisme. Un bilan accablant.

« La pratique est bien pire que tout ce que nous, en RDA, avons imaginé d’un point de vue théorique. Je veux dire par là : les quelques riches s’enrichissent toujours plus, et la masse des pauvres devient de plus en plus pauvre.

Entretien intitulé « Der Tanz mit dem Teufel », Die Zeit,…

Et Most de demander comment la politique pourrait intervenir pour brider le « libre marché du capital ». Certains, et cet ancien banquier se compte parmi eux, avaient imaginé une troisième voie entre « capitalisme » et « socialisme ». On avait pu espérer que tel serait le rôle des coopératives est-allemandes. Or, celles-ci sont aujourd’hui en sursis. Avec elles disparaîtront un des derniers liens qui structurent ce territoire et donnent à ses habitants un repère identitaire entre tradition et modernité. Ce sera alors le règne d’une économie financière privilégiant le hors sol, une forme d’« identité » que n’avaient certes pas imaginée les habitants de la RDA quand ils saluaient avec allégresse la chute du Mur et leur entrée dans l’univers enchanté du deutschmark.

N’AYONS PAS PEUR DES MOTS

‘’Nous avons assez de religion pour haïr et persécuter, et nous n’en avons pas assez pour aimer et pour secourir.’’ (Traité sur la tolérance, 1763). Voltaire

L’Humanisme désigne toute pensée qui met au premier plan de ses préoccupations le développement des qualités essentielles de l’être humain, en tant que potentiel d’être bien dans un système sociétal démocratique laïque, en débat de libertés d’expression.

Peut-on nier, jusqu’à l’absurde, la liberté d’expression comme s’il n’y avait rien de plus grave et de moins réfléchi que de faire taire tout ‘’objet de lecture’’ en refusant par-là même de s’y confronter, voire de le combattre dans toutes ses parties liées les unes aux autres qu’une expérience de vie ; du mieux qu’il s’en fut d’une appréhension sociologique, peut-être particulière, s’en avertit d’un futur fondé sur les liens du discours entre les sciences et les arts afin qu’il soit fondé du combat silencieux des exclus(es) d’une justice sociale-économique ainsi que des libertés d’expression des oubliés du système de biens et services marchand vers un abîme construit sur les ruines d’un bellicisme humaniste de pacotille que les apports en richesses de ceux de la terre, des eaux, de l’air, du feu et des énergies ; humaines, n’y puissent plus contrer la démesure du désir individualiste allié à servitude indolore entre clans de possédés(es) et possédants(es).

LA SOCIALE ECONOMIE DE MARCHE ALLEMANDE ET L’ECONOMIE SOCIALE DE MARCHE FRANCAISE… Texte écrit en 2015

La France est, me semble-t-il devenue une basse-cour de la sociale économie de marché, où ceux et celles sonnant le chant du ‘’coq’’ ont pour essentiel désir à se battre pour retrouver la poule aux œufs d’or, en oubliant que les ‘’rôtisseurs’’ d’avant l’ont déjà déplumée et envoyé ses restes aux quatre coins du poulailler. Où à l’Est du nouvel Eden Etatsunien, lorsque les puits d’énergies fossiles auront fini de cracher leurs dernières liquidités noires, les hymnes nationaux des anciens régimes autocratiques auront cessé d’émettre les mauvais accords impropres à une possible synchronique socio-culturelle, et que le petit homme sage drapé d’un sarrau blanc, avec un regard malicieux chaussé d’une paire de lunettes rondes, se sera définitivement détourné de la route du sel, car il aura compris que la destruction de celui de la vie est engendré par les 14 milliards de pieds avançant toujours avec frénésie vers plus de consommation devenue compulsion consumériste anarchique envers Dame Nature. Et tout cela au nom du dieu de la possession au lieu d’un alléluia envers la divinité de la sagesse, où les enfants d’Irène, déesse Grecque de l’équilibre et de la réconciliation, n’auront eût que peu de persuasion à ce que la descendance de Caïn, puisse faire un déni du dogme du père leurs ayant édicté : ‘’L’infernale convoitise pousse les enfants de Caïn à s’emparer de tout ce qui est à leur portée, et comme si ce n’était pas assez qu’un seul accapare ce qui suffisait à des milliers de ses semblables, il voudrait s’y établir, lui et toute sa couvée pour toute l’éternité’’. Par conséquent : « L’économie de marché moderne n’est pas l’économie de marché libre des flibustiers ordo et néo libéraux d’une guerre économico-financière révolue ; mais une économie de marché à engagement social qui permet à l’individu de s’épanouir, qui accorde la priorité à la valeur de la personnalité et qui récompense la performance avec un rendement mérité et communautairement gratifiant »,

(LUDWIG ERHARD, CONGRES DU CDU, RECKLINGHAUSEN, 28 AOÛT 1948).

Où les probabilités modales de la politique sociale-économique sont aussi importantes que ‘’l’équilatéralité’’ collective…

En ces temps de rapprochement avec l’élection présidentielle de 2017, nos chers politiques se réclament presque tous du Général de Gaulle… Corporatisme idéologique et identitaire, ou manque d’imagination politico-socio-économico-culturelle ?

De Gaulle, outre son activité pendant la 2ème guerre mondiale, a lutté contre le premier président de la commission européenne: Walter Hallstein. Allemand fait prisonnier en 1944 par les américains, amené aux USA, puis libéré et renvoyé en Allemagne, où quelque temps après il devint le premier président de la commission européenne. De Gaulle ne souhaitait pas l’établissement de sa vision européenne, privilégiant la ‘’partition’’ de l’Allemagne….

De Gaulle reconnaissait les services d’Hallstein à l’idée européenne, mais l’attribuait davantage à une certaine forme de patriotisme exacerbé, servant les intérêts de l’Allemagne, afin qu’elle retrouve le respect et un statut en Europe. De Gaulle n’appréciait pas le rôle de Hallstein, pour lui un simple technocrate. Il le voyait chaire de président de la CEE instituée par des États étrangers. Quelques années plus tard il s’oppose à l’entrée de l’Angleterre dans l’Union Européenne, la CEE à l’époque, car il avait certainement entrevu le but sous-jacent du néocapitalisme anglo-saxon, même si les Ricains avaient libéré l’Europe… Avec l’URSS…. Hallstein affirmait que l’intégration institutionnelle était dans l’intérêt d’une industrie allemande forte à l’exportation. Ludwig Erhard et le ministère de l’économie considérait eux qu’il fallait une intégration fonctionnelle plus souple et défendaient la coopération économique intergouvernementale. Erhard était opposé aux structures supranationales et considérait que les propositions de l’office des Affaires étrangères sur une Europe fédérale comme méconnaissant les réalités économiques. Dans ce différend, Adenauer soutint finalement Hallstein mettant un terme au conflit acrimonieux et public entre Hallstein et Erhard.

De Gaulle prit une position très prononcée au sujet de la politique agricole commune et, le 21 octobre 1964, le ministre français de l’information Alain Peyrefitte annonça que la France quitterait la CEE si le marché agricole européen n’était pas mis en œuvre au 15 décembre 1964. Le 1er décembre 1964, Erhard, alors à la tête du gouvernement allemand, annonça que l’Allemagne accepterait les exigences françaises pour un marché commun du blé et, le 15 décembre, le Conseil des ministres établit un prix commun du grain valable à partir du 1er juillet 1967 et demanda à la Commission de soumettre des propositions sur le financement de la politique agricole commune avant le 1er juillet 1965. Les différences entre la France et la Commission – particulièrement entre de Gaulle et Hallstein – se réaffirmèrent quand la France occupa la présidence du Conseil, de janvier à juin 1965. Le 20 octobre 1965, Couve de Murville, à l’Assemblée nationale, poussa pour une révision des traités. Ceci fut rejeté par les cinq autres États membres. Lors d’une réunion du Conseil des 25 et 26 octobre, ils passèrent une résolution déclarant qu’une solution « doit être trouvée dans les dispositions existantes des traités ». En guise de compromis, toutefois, ils maintinrent la possibilité d’une réunion extraordinaire du Conseil pour discuter de « la situation générale des Communautés » – sans toutefois inviter la Commission. Après les élections présidentielles françaises des 5 novembre et 19 décembre 1965, de Gaulle accepta l’offre. Durant ces négociations des 17 et 18 janvier 1966, le ministre français des affaires étrangères, Couve de Murville, abandonna la plus importante des exigences françaises.

L’« Union des Nations Européennes » (UNE) au profit des Etats (UE).

ECONOMIE SOCIALE DE MARCHE 

QU’EST-CE QUE CELA SIGNIFIE CONCRETEMENT ?

Siegfried F. Franke ; David Gregosz

Déjà en 1948, Ludwig Erhard, ce personnage de la sociale économie avait-il prétexte rationnel par cette morphosyntaxique de sociale économie de marché ; ‘’Soziale Marktwirtschaft’’ ?

Ou celle d’« Economie Sociale de Marché » ?

Aujourd’hui, seuls trouveront les accords à cet adage : ‘’ Les groupes de population que nous pouvons visualiser comme un nombre communautaire, strictement supérieur à deux, capables de faire évoluer un espace de vies, politico-social-économique et culturel harmonieux, tout en ayant la vision philosophique, humaine, sociale, culturelle, économique et financière la plus objective et la moins spoliatrice possible, accompagnée du respect permanent de la vie, de la liberté et de la propriété, afin d’en atteindre avec attention, la sagesse et l’équilibre’’. « N’espérez jamais trouver votre sûreté dans les armes de la fortune. » Sénèque. Nelson Mandela disait : ‘’Une population instruite, éclairée et informée est une des façons les plus sûres de promouvoir la bonne santé de la démocratie…’’. Et Benjamin Franklin : ‘’Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’un, ni l’autre et finit par perdre les deux’’. Et l’humanité au tournant de son histoire perdra les deux, lorsque Dame Nature, mère de tout le Vivant, aura suffisamment grondé, et déversera toutes sa résurgence dépressionnaire, source de vies en ses pôles nord et sud, sur tout le vaste monde. A ce moment-là, même le diable, démons et autres serviteurs du Vilain s’agenouilleront et la regarderont tristement en lui demandant pardon…Mais il lui faudra un peu de temps pour recréer quelques indices de confiance et d’épanouissement dans le poulailler, afin que la poule aux œufs d’or puisse poser la question à sa classe de ‘’CPV’’ (Classe Préparatoire à la Vie) : ‘’A quoi ça sert, la Vie ?’’… Et que toutes les petites mains se lèvent, afin que la maitresse ou le maitre d’école puisse enfin demander à ce cancre de Toto : ‘’Peux-tu me répondre Toto ?’’.

  • Oui, Madame. C’est prendre soin de Dame Nature, participé à la réalisation de tout ce que nous indique la vie, afin de voir toute sa beauté et percevoir son extraordinaire biodiversité au nom des bons ‘’tempos’’.
  • Bien Toto, et vous, tous les autres ‘’petites et petits devenirs’’, qu’auriez-vous répondu ?
  • La même chose, Madame, en riant tous en chœur…

Voilà, je souhaitais finir ce petit statut ‘’libre’’ par un peu de poésie, car je trouve qu’il en manque trop souvent dans l’ère du temps. Et grâce à quelques livres et documentaires trouvés sur internet, accompagnés par autres lectures et extraordinaires échanges avec des ‘’ETANTS’’ de bons savoirs, présents sur les réseaux, j’ai réussi depuis plus de six ans, bien après avoir intégré en 1975 le monde du travail rémunéré, à recommencer à lire, apprendre et entrevoir que l’homme est trop souvent pire que certains animaux, ou bipèdes inconscients. Et par quelques analyses philosophiques, ontologiques et épistémologiques, peut-être réussir à comprendre, après en avoir écouté toutes les variances, ce qu’était une possible juste et équitable ‘’Sociale Economie de Marché’’, m’autorisant à décoder quelques accords propres aux différents couples Franco-Allemand après 1945, accompagnés par quelques études fonctionnelles concernant d’autres états souverains et peuples mystifiés, permettant de décomposer les comportements et covalences paradoxales ; m’ayant peut-être permis de ne pas franchir les portes du communautarisme exacerbé, des prosélytismes infondés et de l’obscurantisme vénère, qui ne seraient en ce cas d’adoption, qu’une ouverture, vers le pire de ce que peut engendrer l’être égocentrique déshumanisé.

PAR QUELQUES SAGESSES SOCIOLOGIQUES

Être attentif à tout c’est être à l’écoute de l’école de la vie, car tout est signes et leçons…

J’aimerais beaucoup connaitre la véritable définition du TRAVAIL, ainsi que le réel déterminant d’une ACTIVITE à juste valeur ajoutée, dans le monde des actions, réactions, mouvements, mobilités, savoirs faire et savoirs être, de même que la notion d’EMPLOI rémunéré au rapport de l’utilité et l’essentialité dans la sphère, d’échanges de bien(s) et services, marchande, notamment par la dialectique assujettie à ces savants en toutes MATIERES, épistémologues, philosophes, voire théologiens, théoriciens, politiciens, experts de tous ORDRES, génies des sciences économiques et financières, ET/OU sorciers de L’USURE…

Michel Asti – AU DELÂ DES QUARANTE MALENCONTREUSES

 http://mickael-montest.e-monsite.com/

LA FACE CACHEE DES TICS² : http://mickael-montest.e-monsite.com/pages/livres-et-liens/la-face-cachee-des-tics.html

LE TEMPS EST LA MESURE DE TOUTES CHOSES

Un être humain est une partie du tout que nous appelons ‘’Univers’’… Une partie limitée dans le temps et dans l’espace. Il fait lui-même l’expérience de ses pensées et de ses sentiments comme de quelque chose de séparé du reste, une sorte d’illusion d’optique de sa conscience. Cette illusion est pour lui comme une prison qui le limite à ses désirs personnels et à l’affection pour les quelques personnes les plus proches de son entourage. Sa tâche est de se libérer par lui-même de cette prison en élargissant le cercle de compassion jusqu’à y inclure toutes les créatures vivantes et la nature dans toute sa beauté.

Albert Einstein

« Les gens exigent la liberté d’expression pour compenser la liberté de pensée qu’ils préfèrent éviter.  Ils ne se servent jamais des libertés qu’ils possèdent, mais réclament celles qu’ils ne possèdent pas ; ils ont la liberté de pensée, ils exigent la liberté de parole. » – « L’humoriste, comme le fauve, va toujours seul.  »

Sören Kierkegaard

PERFECTIBLE IMPARFAIT

Tout ce qui peut s’exprimer de ces ‘’choses’’ différenciées tant de l’esprit que du corps né d’un principe de subsidiarité qui dans une irrévocabilité de l’un sur l’autre d’avec une irresponsabilité de l’être-humain tant du reste de son état sauvage, originel, que de son négationnisme à ne vouloir faire une introspection ethno-anthropologique de ce qui le mène, à croire fermement, des dimensions de son être inconscient sur le conscient, et réciproquement comme celui de son corps à refuser de ses paradoxes d’avec un principe de compromission exprimer par, en et pour son ‘’âme’’ entre TOUT & RIEN ; comme si l’exactitude de l’imparfait, du parfait et du fini étaient une cause en devise de raisons humainement inacceptables, voire indigentes, sorties d’esprits de corps sans ‘’sauvageries’’ ; qui d’un abus de bien(s) du corps comme de l’esprit n’y pourraient pas penser que l’animal politique serait exempté d’une forme usurière aliénée à l’idée particulière d’égalité clandestine résultante d’anciennes reliques subjuguées par les bienfaits de l’âme sur les corps, sans esprit de doutes, voulant par là-même imposer la face de leurs certitudes sanctuarisés par la force des écritures sacrées versées et imposées par la puissance d’un au-delà sur le monde physique, en constante évolution, tant du phénomène entropique que de celui holistique… ; où le trinôme MET – Matière-Energies-Temps – ne sauraient, en aucune thésaurisation intellectuelle, et d’aucun de ses déterminants, être dissocié des deux autres comme des deux premières à être évincé du troisième terme dans toutes ses dimensions tempo-réelles attachées à notre espace d’existence tridimensionnel – L x l (h) x p (l) – où le temps terrestre fixe la périodicité de nos vies dans une factorisation en détermination du synchronisme comme de celui propre à un axe en précession de corps gravitant orbitalement autour d’un autre… ; dont ce principe d’équilibre inclus dans la formalisation sémantique ne peut, en aucune autre maxime rhétorique, se défaire d’un substantif d’entre Matière-Esprit que par une oraison intrinsèquement véhiculée par une volonté dominante axée sur les potentialités liberticides d’un tout inconnu sur un rien en recherches continues régentée par le refus à croire en les facultés épistémologiques et métaphysiques de l’esprit humaniste sur les corps sauvages tenants tant de l’un et des autres que des aboutissants des autres vers lui et alternativement pour ce qu’il en eut, peut et pourrait être pensé de l’imparfait, du présent et du futur….

C’est par un cri du réel que nous exerçons, exécutons et devisons qu’un ouvrage est imparfait lorsqu’il est fini tant de par sa perfection incomplète que dans sa perception de perfectibilité plus ou moins parfaite…

L’homme ne voit rien de plus réel, de plus positif, de plus absolu que sur sa vie et mort. Il croit, même, par une contradiction, que sa mort est la négation de sa vie comme si dans l’existence il n’y aurait qu’une attente du plus que la mort et du moins que la vie. J’observe, ici, que l’inégalité, le bien, l’union, la mort, le désordre, le vide, le repos…, etc…, sont des mots qui, n’étant pas intrinsèquement négatifs, ne disent, souvent, que le moins de l’égalité, de l’union, de la vie, du bien, du plein, du mouvement comme de l’action de ces ‘’choses de la vie’’ envers un véritable lien humaniste.

Michel Asti – UN RIEN SENIOR SUR LES MONTS SEREINS

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 « Voilà un champ de blé : pouvez-vous me dire l’épi qui est sorti le premier de terre, et prétendez-vous que les autres qui sont venus à la suite ne doivent leur naissance qu’à son initiative ?

Tel est à peu près le rôle de ces créateurs, comme on les nomme, dont on voudrait faire le genre humain redevancier. (…)

En fait de littérature et d’art, on peut dire que l’effort du génie est de rendre l’idéal conçu par la masse. Produire, même dans ce sens restreint est chose méritoire assurément, et quand la production est réussie, elle est digne de récompense. Mais ne déshéritons pas pour cela l’Humanité de son domaine : ce serait faire de la Science, de la Littérature et de l’Art un guet-apens à la Raison et à la Liberté. »

Pierre Joseph Proudhon

Pour avoir une pensée consciente entre attachement et liberté ; envers les dimensions de l’objet touchable comme celles du sujet touchant, et réciproquement, il eut fallu distinguer les substances les composant, sans se tromper des dénominateurs communs par lesquels ils sont, personnellement, perçus, tant de leur partie sensible que de celle accaparante. Outre ces deux exigences à penser la liberté et l’attachement, dans leur différenciation de mesures individuelles ou/et communautaires, elles ne peuvent s’abolir de la faculté de discernement entre les potentialités de l’unité à appréhender et définir les idéologies de la subsistance et la substance des idées. C’est pour deviner, ici, que les fondements de la vérité existentielle ne sauraient être traité hors de la matière, de l’énergie et du temps comme être sans analyse de l’idée des deux extrêmes de la métaphysique et de la psychanalyse. Qu’est donc ce réalisme de l’attachement absolu envers une sémiotique méta-symbolique où l’idée du milieu serait une forme d’attention envers ces ‘’choses de la vie’’ dans le monde terrestre fini fourbi au désir infini… ?

Qu’elle différence de profondeur, conséquemment, entre la vérité et l’athéisme, si cette différence entre la liberté d’attachement attentionné et l’attention attachante envers la liberté est tout aussi démotivant ?

Il est certain que le fait de considérer la hauteur ou la profondeur de l’idée d’attentions ne saurait s’exercer sans considération de ce qui peut être pensé de la substance métaphysique, distributivement prise, dans ce qui ne peut être dissocié de la sémiologie physique des idées philologiques alliée aux métadonnées de la mesure lexicographique des mots sonnés à la contre-verse entre convaincus(es), sceptiques et attentionnés(es).

M.A

 « Je n’éprouve pas cette douleur en tant que César Vallejo. Je ne souffre pas à présent en tant qu’artiste, en tant qu’homme ni même comme simple être vivant. Je n’éprouve pas cette douleur en tant que catholique, mahométan ou athée. Aujourd’hui je souffre simplement. Si je ne me nommais pas César Vallejo, je sentirais aussi cette douleur. Si je n’étais pas artiste, je l’éprouverais aussi. Si je n’étais ni catholique, ni athée, ni mahométan, je l’éprouverais aussi. Aujourd’hui je souffre de plus bas. Aujourd’hui je souffre simplement. Je mourrai à Paris sous la pluie, un jour dont je me souviens déjà. Je mourrai à Paris et je ne me dérobe pas peut-être un jeudi d’automne, comme aujourd’hui. »  

César Vallejo

AU MOMENT OÛ TU T’EVEILLAIS

Au moment où tu t’éveillais, je posais sur la table un livre commencé, et poussais les volets vers la muraille chaude, un peu ; déjà.

Et c’est bien à cause de ce cri que, tourné vers ton visage un peu triste, je savourais ce parfum de terre où Septembre avait écrasé maint fruit.

Ni la lampe, ni l’encre sur le papier,

Ni la langue du vent sur mon front,

Ni mes mains avec tendresse dénouées,

Ni la dernière pluie de l’été,

Mais, à la cime du poirier un claquement sonore

Que répète l’écho dans ce coin de la chambre.

Roger Kowalski

 

L’ETEIGNOIR DES LIBERTES

Comme c’est curieux les conversations du monde,

Avec leurs problèmes ; elles courent après l’hymne,

Sous les premières réquisitions, interdites

Les contre-verses sont passibles d’une peine,

Collégialement, l’Ordre Cité traque.

Comme c’est usant les cadres personnifiés,

Avec leur queux de petits paons, sans plumes,

Sous d’anciennes encres obligataires, débattus

Les porte-plumes sont commis d’office,

Câlinés, le bac-à-sable s’exécute.

Comme c’est malin les mots sans uniformes,

Avec leurs aiguilles sous teintes vermeilles,

Sens des coups de pieds au cul, rire aux larmes,

Refusant d’être des problèmes, redressent le verbe,

S’esclaffant, ils s’opposent à l’autorité.

C’est, pas très joli les humeurs sans motifs,

Avec leur présentoir ; elles cherchent le design,

Cellules en traces de liberté d’expressions,

La dérision, le sexe et le blasphème,

Comme les portiques de la laïcité,

D’avec l’éteignoir des libertés, sans chaînes,

Sorties de pensées sans pourfendeurs d’éphitètes,

Se referment sous les brûlots des poètes.

COMME DES HYPOTHESES

Le monde va de mal en pire en ce sens qu’il en fut, en est et en sera d’une inopportune pensée de ce qui fit d’une insolvabilité affectée aux croyances à ne point y pouvoir accéder de l’éloquence de ce qu’il n’en puit s’émouvoir et n’en puit exécuter de ce misérabilisme à ne gager croire qu’il ne fut sans peut-être être d’une substance qui ne saurait être d’une représentation à s’appuyer sur des syllogismes qui s’accommoderaient des fins que des paralogismes à croire que toute fin ne précèderait aucun début afférant à une volonté de partager tant de l’esprit que du corps qu’ils eussent existé d’avant pour ne parfaire d’une observation de genre précédent une supposition sans préceptes partagés d’une simple vertu pratique se suffisant à elle-même en soit d’une pléthore en principe qui ne se subsisterait à aucune autre morale que celle d’un partage de ce qui ne peut être d’une fin derrière laquelle réside la volonté d’une puissance dépositaire d’un épisode de mots différents se trouvant certains dans ce qu’on en fit d’une génération en ses services ne postulant que des tourments dont les mystères de celle d’avant par une doxa de ce qui ne fut qu’un pouvoir de régence sorti d’une nature divine de l’une sur l’autre sans autre évidence que celle de pouvoir s’enorgueillir de tout objet n’ayant autre sujet que celui d’une parure différenciée de la nature même de la vie.

Par ces mots on ne saurait douter de l’opportunité de l’homme à ne point s’entendre de ce qu’il pourrait en être de la liberté « reconnaissant » que tout de la nature de l’homme comme de la femme ne peut s’imputer de la faute en s’en recueillir du mérite à ce que l’œuvre de chacun comme de chacune, et réciproquement, ne puisse se substituer d’une naissance sans que pour cela la cause en doit devise d’une première naissance. Mais il se pourrait que l’on se sorte tromper tant du sens que des approvisionnements avides, comme de dire de l’une ou de l’autre hypothèse qu’elle ne soit pas de l’une sur l’autre opportuniste union en accointance d’une charge intentionnelle de la nature humaine pour n’y pas percevoir une volonté d’acquisition en valeur d’imposition usurière du principe en ultime subsidiarité dont l’individu sournois en refuse cet esprit de l’intérêt subjectif comme s’il voudrait se défaire des restes alliés à une forme ‘’moderne’’ d’animalité rangée dans les rets de sa raison, bien agencée. Il est, ainsi, aisé de concevoir certains guides versés à un principe d’explication éternellement mêlé d’une méconnaissance mal à propos n’y réussissent à livrer batailles au véritable adversaire du mal en évinçant la corruption des méthodes en usage d’appréciation de ce qui est déjà un objet assujetti à la complaisance particulière.

LA TRACE

  • Non, non, ce n’est pas ici que vous le rencontrerez ; plus maintenant j’en ai peur. Consultez donc le Parfait Charpentier ; lui peut-être.

Ainsi parla le Parfait Serrurier puis s’en fut.

Le Parfait Charpentier ne me renseigna pas davantage, non plus que le Parfait Maçon. Il n’est donc pas là me dis-je ; si nul parmi les plus qualifiés n’a su me répondre, qui le fera ?Je rendis cependant hommage à leur droiture.

Roger Kowalski

Et sur les murs de nos vies, cette buée de cendre et de givre.

Aurions-nous toujours à la bouche ce mot [rien] que si nous n’en avions la « perception » de la négation de telle ou telle chose de sensible à ce que nous n’en désirions vivement atteindre relativement d’un sujet-objet tant organique, que minéral ou végétal au rapport d’un référentiel tel un contenu dans un contenant – des fleurs dans un vase, des meubles dans un appartement, de la matière dans un véhicule ; &etc…  – comme un corps sur une surface, une nature morte sur une toile ou des vers sur une feuille, où il n’en puisse, en aucune occasion, s’extirper d’un point de vue moins réel de la nécessité non moins essentiel au mouvement et à l’action en desseins d’une activité non moins utile à parfaire l’imparfait dans la relativité d’un présent en recherche de liens dite proverbialement et par anamorphose que c’est uniquement l’antithèse du présent qui est à l’égard d’un désir de possession que l’on ne peut émettre, dire et écrire « qu’être attentif à l’inaccessible tout n’est pas rien » telle celle d’une existence d’argent dans sa bourse ne saurait être totalement, intrinsèquement et extrinsèquement, sécure ni même certaine de l’art du bien comme des biens à l’égard du monde sensible autant du temps de ses dimensions touchables qu’en celles des attractions touchantes, qu’instinctivement l’on reconnait…

L’HORLOGE DES LIAISONS

Auprès des heures sourdes les sourcils se froncent,

On est rarement prêt à les attendre rondes.

Ephémères actes en défi d’une crânerie,

Ce ne fut que tonneau des Danaïdes.

Y sortir sans faillir demande sursis.

On en perçu des démarches altières,

Comme traînées par un cheval sans rênes.

Après des accents vains aux fronts tendus,

L’inspiration se fit sommations obtus.

S’y atteler oriente la description.

On le dit, un jour, à défendre l’idée,

La glace et le feu ne point s’en défaire.

De mots en strophes les exigences s’étiolent,

La couleur du pôle profère des menaces.

S’y ranger aux bornes sans nervures, complait.

Ils le prescrivent au mur des révérences,

Association de mâtins sans déférences.

Et de dire et redire du côté obscur,

Que la chose élémentaire est meurtrie.

S’y adonner sans vive culture, aseptise

Que nous la recherchions chez l’une ou l’autre,

Il ne faut jamais qu’elle se visse par défaut.

D’Est en Ouest comme du Nord au Sud,

On oppose les vies aux éclairs funestes.

S’y refuser chasse les ‘’Paroles’’ du réel.

D’observations et de compréhension,

On a d’histoires que les plis de liaisons.

Comment penser tout cela, donc, sans convenir qu’il existe bel et bien une fracture qui semble irréductible à cette heure-ci entre le pays réel et le pays légal – comme l’écrivait Victor Hugo…

Dans un bruit lointain de tambours

On a changé le nom des rues

L’histoire a passé dans son van

Votre grain songes décevants

Et voici que dorénavant

Il n’y a plus de rue de Vanves

Aragon – Les poètes

Rien n’est plus incertain que la conscience

La sagesse maitresse par ses mots affiliés

Murmura aux oreilles de son estudiantin(e) :

‘’ Nous nous laissons souvent séduire,

Et sans fondement sur la belle vision,

Comme tout à chacun et chacune,

D’une certitude nouvellement née,

Croyons fort aisément,

A ce que nous craignons des plus grands désastres

Et désirons du plus grand des plaisirs’’…

Michel Asti – AU VENT DES EMOIS

On est autant de personnes différentes qu’on a été de fois disciple. Il faut juger doublement de l’expérience : dans la mesure où elle exalte la conscience de soi, et selon le degré auquel elle la réprime.        

Jean de la Bruyère

« Vois-tu maintenant qu’étant poètes nous ne pouvons être ni sages, ni dignes ? Qu’il nous faut nécessairement errer, nécessairement être dissolus, et demeurer des aventuriers du sentiment ? La maîtrise de notre style est mensonge et duperie ; notre gloire, les honneurs qu’on nous rend, une farce ; la confiance de la foule en nous, ridicule à l’extrême ; l’éducation du peuple et de la jeunesse par l’art, une entreprise risquée qu’il faut interdire. Car à quelle éducation serait-il propre celui que sa nature, incorrigiblement, incline vers l’abîme ? L’abîme, nous le renierions volontiers pour nous rendre dignes. Mais où que nous nous tournions, il nous attire. C’est à l’abîme que mènent forme et style : eux aussi à l’abîme. » 

Thomas Mann

PRINCIPE ANTHROPIQUE : https://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_anthropique

PRINCIPE HOLISTIQUE – HOLISME : « la tendance dans la nature à constituer des ensembles qui sont supérieurs à la somme de leurs parties, au travers de l’évolution créatrice. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Holisme

METAPHYSIQUE : https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9taphysique

PREFIXE Méta : https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9ta_(pr%C3%A9fixe)

Poétique et Méta-poésie chez Properce [article] :

https://www.persee.fr/doc/bude_0004-5527_2005_num_1_1_2182

LA SUFFISANCE ET LA CONNERIE – 15 PAGES A4 AU FORMAT PDF SUR : http://mickael-montest.e-monsite.com/pages/livres-et-liens/la-suffisance-et-la-connerie.html

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