AU DELA DES QUARANTE MALENCONTREUSES

J’ai voté la première fois en 1981 puis la deuxième en 1988. Si Mme Anne Hidalgo décide de se présenter aux élections présidentielles de 2022… et si le rassemblement, entre les gauches et les Verts – réalistes – ;  s’attache à présenter un programme social-économique apte à restaurer la confiance entre les milieux citadins et territoires ruraux… ; alors je reprendrai, peut-être, ma carte électoral…

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PROGRESSISME A LA FRANCAISE

Avec Sarkozy, on a eu une République libérale sans véritable réaction Démocratique. Avec Hollande, on a eu une Démocratie libérale sans véritable réaction Républicaine. Avec Macron, on a une Démocratie Herméneutique Ordo-libérale avec des Républicains réactionnaires liberticides… Hou la là, mes aïeux, nous ne sommes pas sortis de la mauvaise auberge. Je vous l’écris : la véritable République Démocratique Citoyenne n’est pas prête d’advenir… Qui plus est, lorsque les experts deviennent impuissants devant les causes d’un virus, analysant ainsi les effets plus que les origines territoriales de la destruction des biosystèmes ; dont la propagation est devenue mondiale…

Le seul propos des GOUVERNANCES, depuis 1948, avec élans de ‘’renouveau’’ en 1968, 1974, 1984, puis 1995, 2005, 2007, 2014 et 2017 est d’envisager les CHOSES du seul POINT de VUE COMMERCIAL & PROFITS INTRINSEQUES MAXIMUMS. En 1933 déjà, l’économiste anglais Maynard Keynes (1883-1946) dénonçait dans « National Self-Sufficiency », une allocution prononcée à Dublin, notre incapacité à traiter les problèmes de société cruciaux auxquels nous sommes confrontés autrement que dans une perspective du « COMBIEN CELA RAPPORTE » – « Le XIXème siècle a promu jusqu’à la caricature le critère que l’on appellera, pour faire bref, les ‘’résultats financiers’’, comme test permettant de déterminer si une politique doit être recommandée et entreprise dans le cadre d’une initiative d’ordre privé ou public. Le destin personnel s’est transformé en une parodie du cauchemar d’un comptable. Au lieu d’utiliser leurs ressources techniques et matérielles désormais plus vastes pour construire une cité idéale, les hommes du XIXème siècle construisirent des taudis, et ils pensèrent que bâtir des taudis était la chose juste et recommandable, parce que les taudis, à l’aune de l’entreprise privée, ‘’CELA RAPPORTE’’, alors que la cité idéale aurait été, selon eux un acte fou d’extravagance, qui aurait, dans le vocabulaire imbécile du monde financier : ‘’ une HYPOTHEQUE sur l’AVENIR’’ » (Keynes [1933] 1982 : 241).

L’homme, par son égoïsme, trop peu clairvoyant pour ses propres intérêts, par son penchant à jouir de tout ce qui est à sa disposition, en un mot, par son insouciance pour l’avenir et pour ses semblables, semble travailler à l’anéantissement de ses moyens de conservation et à la destruction même de sa propre espèce. En détruisant partout les grands végétaux qui protégeaient le sol, pour des objets qui satisfont son avidité du moment, il amène rapidement à la stérilité du sol qu’il occupe, donne lieu au tarissement des sources, en écarte les animaux qui y trouvaient leur subsistance ; et fait que de grandes parties du globe, autrefois très fertiles et peuplées à tous égards, sont maintenant nues, stériles, inhabitables et désertes. En négligeant toujours les conseils de l’expérience pour s’abandonner à ses passions, il est perpétuellement en guerre avec ses semblables, les détruit de toutes parts et sous tous prétextes ; en sorte qu’on voit ses populations, autrefois forts grandes, s’appauvrir de plus en plus. On dirait qu’il est destiné à s’exterminer lui-même après avoir rendu le globe inhabitable. Lamark : Système analytique des connaissances positives de l’homme – 1820

PARIS ENTRE OMBRE ET LUMIERES

Plus le diable en a plus il en veut assoir

« Le noble est l’araignée et le paysan la mouche » Gravure de Jacques Lagnier 1620-1772). Musée Carnavalet – Paris

« Hôtels brillants, places immenses,

Quartiers obscurs et mal pavés,

Misères, excessives dépenses,

Effets perdus, enfants trouvés,

Force hôpitaux, forces spectacles,

Belles promesses sans effets,

Grands projets,

Grands échecs,

Grands succès,

Des platitudes, des miracles,

Des balles, des jeux, des pleurs, des cris…

Voilà Paris. »

Marc-Antoine Desaugiers,

Paris en miniature, 1824

DISCERNEMENT

A qui, n’en, croire sincère intéressement

Pour nul s’en fasse figure guerrière,

Aux objets en structure inconsistante

Sans sujets à marteler,

Aux officines, enchères, déchues.

Par épistémologie à rivets compensatoires,

Avec versatiles en commodités viscérales,

Les fils du tissage en irritations,

Rien n’en fit ostensibles conditions.

Aux consultations des ridules appointées,

Avec romance sans passage captivant,

Sous présages des crépuscules énamourés ;

En sursis des condensats aseptisés,

Les promiscuités d’quintessences censurées,

Sues les soubresauts en filigranes,

Aux résistances des circonspections affables.

Sans se soucier des vues ravagées,

Ici, en contrées d’évasion,

Aux sens des dissidences inhabituelles,

Les vocalises en finitude, sans intolérances,

S’accordèrent moment pausé aux frontons malicieux ;

Au nom des discernements sans raisons précipitées…

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REGLES DE LA RAISON

La raison est généralement considérée comme une faculté propre de l’esprit humain dont la mise en œuvre lui permet de créer des critères de vérité et d’erreur et d’atteindre ses objectifs. Elle repose sur la capacité qu’aurait l’être humain de faire des choix en se basant sur son intelligence, ses perceptions et sa mémoire tout en faisant abstraction de ses préjugés, ses émotions ou ses pulsions. Cette faculté a donc plusieurs emplois : connaissance, éthique et technique. Par la suite, on peut distinguer, au point de vue des normes rationnelles :

  • la raison comme un ensemble de principes directeurs de la connaissance ou de l’action ;
  • la raison comme un principe de création et de mise en ordre de ces principes.

La raison s’entend comme l’ensemble de facultés cognitives qui permettent le raisonnement – facultés dont les aspects sociaux et biologiques sont encore largement incompris, malgré l’essor de l’imagerie fonctionnelle – et la raison comme le trait dominant de l’imaginaire. La raison éclot à Athènes entre le 7e et le 4e siècle avant J.-C. et s’exprime avec l’apparition conjointe de la philosophie, de la science et de la démocratie. Pour la première fois de l’histoire qui nous est accessible, la communauté des citoyens, le demos, imagine de se doter de manière raisonnée de ses propres règles collectives. Une seconde discontinuité historique intervient aux révolutions Américaine et Française, avec l’émergence de la démocratie libérale, marquée par l’héritage des Lumières. La raison apparaît ainsi comme une rupture avec les sociétés hétéronomes dont les significations sont dictées et closes par la religion et la tradition, et se fonde donc sur la séparation entre savoir et croyance. Pour autant, la raison n’est pas univoque et est soumise à une tension interne entre deux exigences superficiellement contradictoires. D’une part, elle suppose l’interrogation illimitée sur le monde, la critique permanente des institutions sociales, la recherche de la vérité comme horizon commun et la transmission par l’enseignement des savoirs et des grammaires de pensée disciplinaires : c’est le fondement de la science. D’autre part, la raison repose sur l’ambition démocratique d’une « Direction consciente par les hommes eux-mêmes de leur vie », ce qui suppose une pluralité de rationalités en débat : c’est le fondement démocratique de la politique. Si l’avenir de chaque société est conditionné par son économie, ses institutions sociales et par les techniques dont elle dispose, il n’en existe, et c’est heureux, aucune détermination qui serait strictement déductible, scientifiquement, du passé.

L’histoire même de la raison nous en donne des preuves, par les ruptures non prédictibles qui l’ont façonnée. En physique statistique : la difficulté à prédire les propriétés émergentes d’un système passif aussi simple qu’une assemblée de grains dont on connaît parfaitement les interactions : aussi la prétention à prédire l’évolution supposément déterminée de sociétés à partir des comportements individuels, en niant au passage la part de l’environnement, de l’imaginaire social et/ou l’historiographie apparaît-elle comme proprement insensée ?

Le rationalisme, dans sa plénitude, suppose donc une vie démocratique pluraliste constituée autour d’un espace public de pensée, de critique et de conflit, qui laisse toute sa place à l’indétermination du social et qui restitue à la politique sa part de création. Cela suppose, en plus de la désintrication du savoir et de la croyance, de séparer nettement les sphères politique et scientifique. Si les principes éthiques de Max Weber exigeant de ne pas « débiter du haut d’une chaire, au nom de la science, des verdicts décisifs concernant la conception du monde vont de soi, il ne s’agit pas de dénoncer l’engagement des savants ni la possible libido politique qui motive certains travaux scientifiques par ailleurs rigoureux. La séparation des sphères politique et scientifique procède d’un double mouvement : l’autonomie effective des savants d’une part, et l’interdiction faite à des propositions politiques de prétendre procéder de la vérité scientifique, d’autre part.

Il n’y a là aucun relativisme : il n’existe aucune politique digne de ce nom qui se fonde sur le mensonge ou sur une vision du monde que la science serait en mesure de contredire. Mais en retour, la politique est un acte de création de sens, d’imaginaire et d’institutions irréductible à la véridiction scientifique, puisqu’elle reconnaît, dans l’idéal démocratique qui est partie intégrante de la raison, l’existence d’intérêts divergents, la rupture du consensus et la pluralité de visions du monde. S’étonnera-t-on de retrouver ici les accents des intellectuels libéraux qui virent autrefois une urgence à définir le totalitarisme comme négation de la politique, exigeant le consentement à une vision unique du monde et prétendant « obéir rigoureusement et sans équivoque à ces lois de la nature et de l’ histoire dont toutes les lois positives ont toujours été censées sortir ».

A ces critères objectivables de scientificité une dimension d’artisanat : la science de qualité suppose l’éthique intellectuelle, la mise en discussion préliminaire à la publication, la plus faible division du travail possible dans les équipes de recherche mais aussi la transmission de gestes, de manières de faire, de styles, de mœurs, de standards d’exigence. Il convient d’insister sur le fait que la production savante est soumise à un régime de liberté très différent de la liberté d’expression, puisque les manuscrits basés sur une recherche jugée médiocre ou fautive par les pairs, comme ceux présentant des conclusions de faible intérêt, sont en principe rejetés du corpus scientifique, en n’accédant pas à la publication.

Elle est régie par les libertés et les franchises académiques, qui affirment l’autonomie du savant par rapport aux pouvoirs dont l’exercice de la science dépend, dans toutes ses dimensions : liberté de recherche, liberté d’enseignement, liberté d’expression des universitaires. En aucun cas les libertés académiques ne sauraient être présentées, de manière déformée, comme une simple liberté d’expression d’opinions émises hors du cadre de véridiction savante mais dans des locaux universitaires. L’expression d’opinions scientifiquement fausses ou prétendant à la scientificité sans se plier à son régime de probation ne saurait engendrer la moindre compassion invoquant le spectre de la censure : prétendre parler « au nom de la science » hors de la science est une usurpation.

Bruno Andreotti – Camille Noûs

CONTRE L’IMPOSTURE ET LE PSEUDO-RATIONALISME (Editions du Croquant)

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Plus le diable en a… Plus il en veut assoir. Jacques Lagnier (1620-1672)

La connaissance ; c’est de l’expérience. Le reste n’est, majoritairement, que banalités informatives, sans réels fondements humanistes ni quelconques meilleurs sens analytiques envers une véritable justice sociale-économique.

Au pays des Lumières, est-ce d’une logique législative positive au rapport d’un système de bien(s) et services attaché aux Droits de l’homme, comme de la Liberté, l’Egalité et la Fraternité, apposées aux frontons des bâtiments publics, ainsi de ceux des Mairies et du principe de traitements égalitaires des territoires ?

La Vème République est-elle devenue une Régence en Gouvernances de Privilégiés d’avec Ordres pas très clairs… ?

Saviez-vous – Hors de la baisse démographique – 1,87 en 2019

Si vous êtes non pacsés ou non mariés, sous n’avez – en tant que père – pas droit aux quatre trimestres pour l’éducation de votre enfant. Quatre étant attribués à la mère au titre de la maternité, quatre dédiés à l’éducation et au même titre quatre pour le père.

Cette majoration est attribuée :

  • à la mère pour les enfants nés ou adoptés avant le 1er janvier 2010. sauf si le père prouve, d’ici le 31 décembre 2010, qu’il a assuré SEUL l’entretien de l’enfant pendant au moins une année au cours des quatre années suivantes à sa naissance ou son adoption. Les années après quatre ans, jusqu’à la MAJORITE, ne comptent-elles PAS… ?
  • à la mère pour les enfants nés ou adoptés après le 1er janvier 2010. Cette majoration peut être partagée entre les deux parents si ces derniers manifestent leur commun accord dans les six mois qui suivent le quatrième anniversaire de l’enfant ou son arrivée dans le foyer familial. En cas de désaccord des parents, la majoration sera attribuée à celui des parents qui prouvera avoir le plus contribué à l’éducation de l’enfant. 2010, on lance une compétition entre mère & père… ?. A défaut de preuve, la majoration est répartie entre le père et la mère.
  • Vous ne pouvez, soi-disant institutionnel, demander la rétroactivité d’une pension de réversion. Elle est due au premier mois de la demande. Et si vous êtes chômeur au RSA – à la différence d’un ou d’une salariée où elle s’ajoute aux revenus du ‘’travail’’ – cette réversion est déductible du RSA. Si vous demandez cette pension de réversion à l’âge de liquidation de votre retraite cette pension de retraite en réversion sera traitée en premier et votre liquidation après. Ce qui, soi-disant, INCITERAIT les séniors – n’ayant pas la totalité de leurs TRIMESTRES – à trouver un emploi, et cela avec POTENTIALITES de RESULTAT, jusqu’à leurs 67 ans.

CARSAT LYON

Je vous fais parvenir ce dossier joint afin d’effectuer une demande de trimestres supplémentaires au titre de l’éducation de mes trois filles. Il est bien évident que mon action, envers ce droit parental, est intimement lié au fait que la garde principale de mes enfants fut formellement établie, par Juge aux Affaires Familiales en janvier 1996, après plus de deux années de démarches pour l’exercice de l’autorité parentale, comme il peut en être de mon choix en cette demande de trimestres supplémentaires, eut regard à mon parcours, tant professionnel que personnel, par lequel mon manque de trimestres pour une retraite à taux plein est sujet de mon plan de carrière.

Je m’en remets donc à votre expertise quant à la possibilité de bénéficier, en dehors des quatre trimestres par enfants dus à la mère dans le cadre de la maternité, à ce qu’il me soit attribué les quatre trimestres par enfants au nom de leur éducation – rétroactivement à loi de 2010 – ainsi que le transfert des douze trimestres affichés à la mère dont l’éducation de nos filles ne put s’effectuer de façon normale tout au long du temps utile à ce qu’elles puissent acquérir les meilleurs fondements indispensables à leur vie d’adulte.

Lorsque j’ai quitté le domicile familial, en octobre 1992, pour des raisons de refus de divorce à l’amiable d’avec mon épouse, je ne puis avoir autre choix serein que celui de m’éloigner de ma famille le temps nécessaire à trouver les moyens et intendances m’autorisant à reprendre le cours normal et judicieux d’un père auprès de ses filles. Du jour où je quittais le domicile familial, situé dans l’appartement acheté six ans plus tôt à Vaulx-en-Velin, je pris décision – cela sans avis d’une juridiction de quelque ordre fusse-t-elle – de verser la somme de 3 000 frs (environ 450 € – 150€ étant le taux moyen actuel) pour mes filles. Cela n’a, toutefois, pas eu exonération pour apporter quelques moments de sérénité à mes filles pendant majorité des weekends pendant lesquels elles étaient avec moi. Cette conjonction de difficultés, tant familiales et personnelles que financières à fortement induit mon choix, après avoir réussi à obtenir un divorce à l’amiable établi le 6 mai 1993, à demander la garde principale dont la justice me donnera droit, officiellement, au mois de janvier 1996, après que mon ex-épouse eut choix judicieux à me les avoir confiées depuis le mois de mars 1995.

En conséquence de ces quelques explications, je vous remercie, par avance, de bien vouloir étudier ma demande dans le cadre des possibilités afférentes tant aux Droits que des devoirs comme il peut en être d’une jurisprudence en la matière d’acquisition de trimestres antérieures à la loi de 2010, ainsi que des possibilités afférentes à pension de réversion, comme de sa rétroactivité sur 11 années. En effet, d’après certains textes législatifs concernant la famille, ainsi que le code de la Sécurité Sociale, j’eus, normalement, dû en disposer depuis avril 2010.

Suppression du cumul RSA + Emploi

Il y a quelques années, le gouvernement a supprimé le RSA activité (ainsi que la prime pour l’emploi) pour le remplacer par un autre dispositif : la prime d’activité (voir les règles et les conditions applicables à l’attribution de cette aide).

Ces règles sont entrées en vigueur depuis le 1er janvier 2016.

Aujourd’hui, il n’est plus possible de travailler et de toucher le RSA en même temps. Si vous remplissez les conditions de ressources applicables, vous touchez la prime d’activité en plus de votre salaire. Les anciennes règles qui suivent étaient applicables jusqu’au dernier versement du RSA activité, en janvier 2016 (RSA dû au titre du mois de décembre 2015). Nous les rappelons pour mémoire, après modification de régime.

Alors que certains peuvent cumuler des revenus, par l’addition de retraites d’avec la complémentarité d’un emploi ou d’une activité rémunérée pour montant supérieur à plus (+) de vingt fois le plafond de la Sécurité Sociale. Tandis que celles et ceux qui n’ayant pas la totalité de leurs trimestres, sont soumis(es) à un plafond de revenus d’activité (environ 800€ mensuel) afférents au titre d’une activité COMPLEMENTAIRE à retraite incomplète. Voir les retraites des Députés de la République comme des Ministres et Présidents, ainsi que du cumul emplois-retraites de certains membres d’organismes Ad-Hoc, dont on peut, en certains cas, se demander s’ils ont réelles et véritables utilités, hormis, peut-être, celles affiliées à quelques lobbies…

On se fout de la figure à qui… ?

Mais vous faîtes quoi les organisations du Travail ?

Organismes dédiés aux Droits de la Famille ?

Et le législateur ?

Le Défenseur des Droits ?

Le droit à l’égalité, de traitement ?

Les droits du travail ?

La solidarité ?

Vous vous en torchez le cul ?

Comme d’avec les retraites des paysans ?

Des invisibles, précaires, ‘’riens’’ et ‘’sans dents’’…

Embauche au RSA

En cas d’embauche au RSA, le montant du RSA que vous perceviez ne changeait pas pendant les trois premiers mois. A l’issue de cette période, son montant était à nouveau calculé pour tenir compte de votre nouvelle situation. Il était dégressif en fonction des revenus du travail suivant la formule de calcul suivante : RSA Socle – (Revenu Net d’Activité x 38%)

Vous deviez alors informer la Caf de votre reprise d’activité. Dans le cas contraire, ou en cas de travail au noir cumulé avec le RSA socle, la Caf pouvait décider de baisser ou de supprimer l’aide. Votre nouvel emploi pouvait également vous faire perdre certains droits. C’est notamment le cas en ce qui concerne le versement de la prime de Noël qui ne pouvait pas être touchée par les bénéficiaires du RSA activité. Voir : CALCUL DE L’ANCIEN (RSA) Revenu de Solidarité Actif – Page 286

PREFACE : VOIR LECTURE DE L’EXTRAIT AU FORMAT PDF

Il faut refuser l’ennui et vivre seulement de ce qui fascine.

La vie est une rose qui se fane sous la tige où l’on veut s’accrocher, éperdument, fusse-t-elle tordue par les murmures envoûtants du vent des fontaines en espérance battant déjà de l’aile sur les pensées aux parfums subtils de la liberté sans compromissions que tant d’idolâtres l’éclat des lumières eut été bâillonné depuis tant d’années, dans l’inexpressivité des couleurs de la vie, comme souvent sons sans après…

PAGE 604 – 610

Faudrait-il, toutes et tous œuvrer pour un monde totalement aseptisé  et conforme à une norme sociale édictée par une ou autre intelligence éructant souvent sa vérité sans autres ressources que la suffisance de ses consultations sectorielles, ou bien à essayer de prendre temps utile à quelques précieux moments de réflexion en débat de partage et contradictions constructives au nom d’une attentive thèse en bien commun, voire pour les plus fervents une recherche en amélioration multidisciplinaire ?

Cette démarche en installation de conformité n’est-elle point une volonté d’ignorer sujets trop éloignés de nos facultés personnelles ? Un refus de savoirs ? Un déni de sollicitude ?

Ou pire une filiation particulière autorisant l’individu à ne plus essayer de changer ces choses de l’infamie envers autres que soi et ‘’étants’’ insuffisamment proches de notre dimension touchable ? Hors de notre zone de confort, justifiable, en légitimité d’acquis ?

Ou encore une forme d’asthénie intellectuelle atrophiée par une satisfaction matérialiste suffisante à l’inaction envers autres congénères, tout aussi justifiables à disposer de l’essentiel vital ?

Un abandon au profit d’un isolationniste de circonstance ?

Une pénitence en acceptation d’existences mornes ?

Une dichotomie en reconnaissance de népotisme défiscalisé d’affiliation en humanisme ? Ou tout simplement un ‘’je m’en foutisme’’ généralisé, tant en ascendance qu’en descendance ?

Enfin ! Songez-vous toutes et tous, ainsi, avec toutes sortes de camouflets, que personne ne saurait mesurez vos impostures et calomnies cachées sous les voiles du politiquement correct et/ou la pudibonderie en toutes différences culturelles que vous en ayez suffisance en cette vertu pour vous-même et les vôtres, dans cette prétention que vos dons ne sauraient m’irritez, moins de les retransmettre sans analyses autres que la béatitude en prédécesseurs grisés aux voix de l’impénétrable, pour les moins nocifs, qu’une marche en colonie d’élus aux incertitudes des grâces et vierges, pour les plus déficients en défrichage de voies terrestres ? Mais en toute évidence en procession de terrorisme intellectuel pour les deux clans en écoute de falsification d’outrages portée aux oreilles de prostrés(es) se souciant plus des cieux que de la Terre des hommes, des femmes, des enfants, des espèces animales et la nature du monde…

Je crois malheureusement que ces consciences grossières ont une chose en commun, formellement, proche d’un mécanisme cognitif logo-atomisé par négociants en spiritualité, guides en reliques cultuelles, despotes, potentats et autres dévots ayant réussi à faire gober les plus ravageurs illogismes au rapport de leur déconsidération envers la condition échangiste naturelle humaine… Et dans ce paralogisme datant de la naissance de la conscience et des intelligences, concomitantes au mammifère humanoïde, le plus néfaste attribut est, sans doute, l’apparition depuis quelques décennies d’une espèce de scientisme immature indexé en vulgaire marchandising par souscription d’opérateurs en flux d’omission (volontaire ?) d’étude et analyses logiques envers le sujet ontologique au rapport de l’objet physique… Dans le monde naturel du et des vivants…

Comme le disait Descartes: ‘’L’indifférence est le plus bas degré de la liberté’’. Si je ne suis que partiellement d’accord avec lui, à la seule différence, de penser que la liberté est une notion définie par chaque conscience, et par conséquent, elle peut être représentée par autre quelque chose, en temps qu’autre degré d’indépendance envisagé par cette conscience individuelle et proche du libre arbitre sensibilisé par une autre forme d’attachement envers l’expression d’une autre liberté, sensiblement partagée.

Ne suis-je pas libre de ma vie ?

En quoi et pourquoi croire à une protection où la dignité et le respect, de toute existence organique, en sont absents ?

Avec pour singularité, en ce Monde de déraisons, faussetés, tricheries et inconscience, en celle de croire que le monothéisme de l’inorganique serait une défense interindividuelle dans celui Naturel du Vivant ?

Ou pour particularité, en celle d’y entendre, pour les chaires phalliques et leurs dévots, se souciant plus des cieux que de la Terre, quelques accointances en perversité narcissique ?

« Si Dieu existe, disait Marc Aurèle, tout est bien ; si les choses vont au hasard, ne te laisse pas aller, toi aussi, au hasard. »

Bergson – Lui – disait: « la vrai liberté n’est pas la liberté d’indifférence, mais la libération de notre plus intime et originale préférence. » Même si je ne le disais à tous vents, j’aimais mieux cette dernière définition, car il me semblait qu’elle était teintée d’un peu plus de poésie que la première, qui, elle était dotée de beaucoup trop de cette logique parfois illogique pour mon acceptable compréhension envers les échanges interindividuels & intergénérationnels ; affiliés à mes congénères ; en tant qu’étant : MAMMIFERE-HUMAIN.

A qui point ne s’émeut au « bon sens » par études des lois naturelles avant d’y faire actions qui n’auraient d’autres atours circonstanciels que ceux du refus d’une entente de raison dans une langue dont ils ont été instruits par les précepteurs de leur enfance qui n’eussent pour seule ambition que celles d’envoyer la génération d’après aux combats qu’eux-mêmes n’eurent aucun courage à mener ne peuvent être d’aucun jugement en leurs insuffisances à pouvoir expliquer les éléments narratifs constitutifs d’une période socio-anthropologique qui aurait conduit celles et ceux qui avaient emplois honorables aux traitement de la terre, des eaux, de l’air et de la nature à se révolter contre les pouvoirs d’une régence prostrée envers croissance infinie dans un monde fini par prescription d’un népotisme intellectuel conformiste qui n’ayant pour volonté que l’instrumentalisation de la génération future au profit de leurs uniques accaparements matériels corporatistes dont ils ne sauraient faire positions souveraines de leur propre vieillesse sans observance de leurs acquis, dont ils ne sauraient, en cette temporalité, jouir ; n’ont aucune efficience de préemption morale sur ces révoltés(es) soumis à l’inique diktat d’un pouvoir en gouvernances de divisions des utiles savoirs faire par sanctions équivoques envers justes causes et essentiels savoirs être en souhaits versés à une potentielle vision équilatérale du partage des richesses suffisantes, essentielles et nécessaires aux labeurs positionnés au respect des règles de conservation des lois de l’éthique du monde naturel du vivant. Mais qu’est-ce donc cette liberté, demanda-t-il, à qui n’a jamais le choix ? Attachement envers une figure rassurante ?

Une présence uniquement guidée par la voix de son maître ? Image moderne d’iconographies sans charges passées, courbées à l’hystérie d’une starisation en branlette intellectuelle, dans un ajustement sans souvenir autre que celui d’un moment d’oubli du réel sens de la conservation du bien commun ?

Quel est ce choix d’exister dans un lieu où la sociologie n’est que celle des ardents défenseurs du snobisme ?

Dans un entre soi de petits garçons levant les yeux devant de vieilles reines sur le déclin et un entre-suit de courbettes de palais, en patrimoine de château de cartes fissurés au soin des spécialistes en malversations.

Quel est cette façon de penser ses rêves comme seule défense envers des autocraties absconses, stimulées par un népotisme de vils contes ? Quelles sont ces dissidences s’interrogeant sur la complétude des intérêts d’une thésaurisation monétaire en usure d’une sociologie démutualisée, pour les moins nocifs, qu’analyses insensées, quant à véritables Droits et Devoirs d’une Démocratie Républicaine ayant oublié le cadre des Droits de l’homme, de la femme et de l’enfant, et se fourvoyant avec les fantômes de la liberté, de l’égalité et de la fraternité dans les immondices d’une justice dépassée par les clandestinités mafieuses ? Quelle est cette culture des moins émancipatrices quant à une politique culturelle, éliminant tout ce qui n’est pas conforme à la ligne du clan partial ou du corporatisme conformisme ?

NEPOSTISME EN POSITIONS SECURES

Sécure : Le latin securus a donné le français Sûr. Et, si l’on trouve dans un texte du XIVe siècle « La securissime cité de Capue (Capoue) », il s’agit d’un latinisme qui transcrit le superlatif securissima. Les formes Sécure et Insécure sont des anglicismes que l’on ne doit pas employer pour Sûr, de confiance ou dangereux, qui n’est pas sûr.

Chacun se sentant si sûr de sa propre vérité qu’il en oublie trop souvent le sens de la formulation pour que la transmission verbale et/ou écrite de son discours puisse s’insérer dans un débat en recherche de ce qui ne saurait pas être qu’une approche en suffisance cachée sous le masque de l’ambiguïté opportune sinistrée par l’incompréhension d’une possible différence de point de vue analytique quant à l’évanescence des expressions textuelles sensibilisées aux impressions sémiotiques des vagabonds de mots. La mesure du [langage] ne dit pas tout, au contraire, elle dissimule ce qu’elle est incapable de dire.

Plusieurs philosophes ne réalisent pas que toute nouvelle mesure, tout nouveau calcul, toute nouvelle théorie naît avec un lot inséparable de métaphores qui n’ont rien de vrai, mais qui sont indispensables à leur usage. Seule compte ici l’utilité.  Et cette utilité est concomitante de la technologie ou de la technique qui crée un nouveau domaine d’expériences. Cela implique que des analogies et des métaphores meurent et se fossilisent au gré du déclin de l’usage et de la popularité des technologies qui les alimentent.

St Exupéry soutenait que les trois plus beaux métiers sont : Aviateur, Ecrivain et Paysan. Pour le premier il a assurément évolué technologiquement dans le sens de la rapidité des mobilités, parfois paradoxales. Pour l’écriture, elle se doit d’être retransmise, sur tous supports et référentiels, au nom des libertés d’expression envers la liberté de penser, quant à la paysannerie, ne jamais oublier ses racines ; en ne déconsidérant d’aucunes mauvaises manières ses artisans et petites structures aux profits de la puissance économique, commerciale et financière des grosses. Tout cela dans une recherche commune de préservation des biosystèmes et écosystèmes comme il pourrait en être de l’engagement, équitable, envers des horizons respectueux du bien commun et de la dignité à vivre décemment de son travail, tant du corps que de l’esprit, en solidarités intergénérationnelles, dans tous les territoires, départements et régions de France.

PAGE 623 – 628

Bien que les transferts de richesse se doivent d’exister dans la dimension commerciale de tout système social-économique, la création de richesse s’exerce par la transformation des matières premières, pour l’essentiel nourricier, venues des agriculteurs et éleveurs, afin d’en faire quelques METS… ; etcétéra… et de par tous ces savoirs faire, connaissances et pratiques, acquises… ; pouvoir, peut-être, ainsi, entrevoir quelques bons goûts dans une bienséance de bienveillances… ; tant du matériel que de l’immatériel comme des biens et des services marchands.

Mais, j’observe, encore, ici, que l’inégalité, le bien, l’union, la mort, le désordre, le vide, le repos…, etc…, sont des mots qui, n’étant pas intrinsèquement négatifs, ne disent, souvent, que le moins de l’égalité, de l’union, de la vie, du bien, du plein, du mouvement comme de l’action de ces ‘’choses de la vie’’ envers un véritable lien humaniste.

Un drame, même quand il nous peint des passions ou des vices qui portent un nom, les incorpore si bien au personnage que leurs noms s’oublient, que leurs caractères généraux s’effacent, et que nous ne pensons plus du tout à eux, mais à la personne qui les absorbe ; c’est pourquoi le titre d’un drame ne peut guère être qu’un nom propre. Au contraire, beaucoup de comédies portent un nom commun : l’Avare, le Joueur, etc. Si je vous demande d’imaginer une pièce qui puisse s’appeler le jaloux, par exemple, vous verrez que Sganarelle vous viendra à l’esprit, ou George Dandin, mais non pas Othello ; le Jaloux ne peut être qu’un titre de comédie. C’est que le vice comique a beau s’unir aussi intimement qu’on voudra aux personnes, il n’en conserve pas moins son existence indépendante et simple ; il reste le personnage central, invisible et présent, auquel les personnages de chair et d’os sont suspendus sur la scène. Parfois il s’amuse à les entraîner de son poids et à les faire rouler avec lui le long d’une pente.

Mais plus souvent il jouera d’eux comme d’un instrument ou les manœuvrera comme des pantins. Regardez de près : vous verrez que l’art du poète comique est de nous faire si bien connaître ce vice, de nous introduire, nous spectateurs, à tel point dans son intimité, que nous finissons par obtenir de lui quelques fils de la marionnette dont il joue ; nous en jouons alors à notre tour ; une partie de notre plaisir vient de là. Donc, ici encore, c’est bien une espèce d’automatisme qui nous fait rire. Et c’est encore un automatisme très voisin de la simple distraction. Il suffira, pour s’en convaincre, de remarquer qu’un personnage comique est généralement comique dans l’exacte mesure où il s’ignore lui-même. Le comique est inconscient. Comme s’il usait à rebours de l’anneau de Gygès, il se rend invisible à lui-même en devenant visible à tout le monde. Un personnage de tragédie ne changera rien à sa conduite parce qu’il saura comment nous la jugeons ; il y pourra persévérer, même avec la pleine conscience de ce qu’il est, même avec le sentiment très net de l’horreur qu’il nous inspire. Mais un défaut ridicule, dès qu’il se sent ridicule, cherche à se modifier, au moins extérieurement.

Si Harpagon nous voyait rire de son avarice, je ne dis pas qu’il s’en corrigerait, mais il nous la montrerait moins, ou il nous la montrerait autrement. Disons-le dès maintenant, c’est en ce sens surtout que le rire « châtie les mœurs ». Il fait que nous tâchons tout de suite de paraître ce que nous devrions être, ce que nous finirons sans doute un jour par être véritablement. Ce que la vie et la société exigent de chacun de nous, c’est une attention constamment en éveil, qui discerne les contours de la situation présente, c’est aussi une certaine élasticité du corps et de l’esprit, qui nous mette à même de nous y adapter. Tension et élasticité, voilà deux forces complémentaires l’une de l’autre que la vie met en jeu.

Font-elles gravement défaut au corps ?

Ce sont les accidents de tout genre, les infirmités, la maladie. À l’esprit ? Ce sont tous les degrés de la pauvreté psychologique, toutes les variétés de la folie. Au caractère enfin ? Vous avez les inadaptations profondes à la vie sociale, sources de misère, parfois occasions de crime. Une fois écartées ces infériorités qui intéressent le sérieux de l’existence (et elles tendent à s’éliminer elles-mêmes dans ce qu’on a appelé la lutte pour la vie), la personne peut vivre, et vivre en commun avec d’autres personnes. Mais la société demande autre chose encore. Il ne lui suffit pas de vivre ; elle tient à vivre bien. Ce qu’elle a maintenant à redouter, c’est que chacun de nous, satisfait de donner son attention à ce qui concerne l’essentiel de la vie, se laisse aller pour tout le reste à l’automatisme facile des habitudes contractées. Ce qu’elle doit craindre aussi, c’est que les membres dont elle se compose, au lieu de viser à un équilibre de plus en plus délicat de volontés qui s’inséreront de plus en plus exactement les unes dans les autres, se contentent de respecter les conditions fondamentales de cet équilibre : un accord tout fait entre les personnes ne lui suffit pas, elle voudrait un effort constant d’adaptation réciproque. Toute raideur du caractère, de l’esprit et même du corps, sera donc suspecte à la société, parce qu’elle est le signe possible d’une activité qui s’endort et aussi d’une activité qui s’isole, qui tend à s’écarter du centre commun autour duquel la société gravite, d’une excentricité enfin. Et pourtant la société ne peut intervenir ici par une répression matérielle, puisqu’elle n’est pas atteinte matériellement. Elle est en présence de quelque chose qui l’inquiète, mais à titre de symptôme seulement, — à peine une menace, tout au plus un geste. C’est donc par un simple geste qu’elle y répondra.

Le rire doit être quelque chose de ce genre, une espèce de geste social. Par la crainte qu’il inspire, il réprime les excentricités, tient constamment en éveil et en contact réciproque certaines activités d’ordre accessoire qui risqueraient de s’isoler et de s’endormir, assouplit enfin tout ce qui peut rester de raideur mécanique à la surface du corps social. Le rire ne relève donc pas de l’esthétique pure, puisqu’il poursuit (inconsciemment, et même immoralement dans beaucoup de cas particuliers) un but utile de perfectionnement général. Il a quelque chose d’es- thétique cependant puisque le comique naît au moment précis où la société et la personne, délivrées du souci de leur conservation, commencent à se traiter elles-mêmes comme des œuvres d’art.

En un mot, si l’on trace un cercle autour des actions et dispositions qui compromettent la vie individuelle ou sociale et qui se châtient elles-mêmes par leurs conséquences naturelles, il reste en dehors de ce terrain d’émotion et de lutte, dans une zone neutre où l’homme se donne simplement en spectacle à l’homme, une certaine raideur du corps, de l’esprit et du caractère, que la société voudrait encore éliminer pour obtenir de ses membres la plus grande élasticité et la plus haute sociabilité possibles. Cette raideur est le comique, et le rire en est le châtiment. C’est ainsi que des vagues luttent sans trêve à la surface de la mer, tandis que les couches inférieures observent une paix profonde. Les vagues s’entrechoquent, se contrarient, cherchent leur équilibre. Une écume blanche, légère et gaie, en suit les contours changeants.

Parfois le flot qui fait abandonne un peu de cette écume sur le sable de la grève. L’enfant qui joue près de là vient en ramasser une poignée, et s’étonne, l’instant d’après, de n’avoir plus dans le creux de la main que quelques gouttes d’eau, mais d’une eau bien plus salée, bien plus amère encore que celle de la vague qui l’apporta. Le rire naît ainsi que cette écume. Il signale, à l’extérieur de la vie sociale, les révoltes superficielles. Il dessine instantanément la forme mobile de ces ébranlements. Il est, lui aussi, une mousse à base de sel. Comme la mousse, il pétille. C’est de la gaîté. Le philosophe qui en ramasse pour en goûter y trouvera d’ailleurs quelquefois, pour une petite quantité de matière, une certaine dose d’amertume. LE RIRE – Bergson

TEMPS DES RETRAITS

Imagine que nous soyons des miroirs,

Des miroirs glacés qui ne pleurent jamais,

Faciès, pour toujours, tenus aux mêmes rêves,

Cauchemar drapé des pires peines de l’écho.

Imagine que nous étions des diables,

Des démons se riant des allées de glace,

Figurines fourbies au lustrage des pics élogieux,

Songes affichés aux versants des mots décimés.

Imagine que nous sommes, encore, des souffles,

Bouches chaudes qui ne s’émerveillent plus,

Lèvres collés-gercées sur les vitres de gel,

Histoires tues sous les poussières du temps.

Imagine qu’il n’existerait plus de repos,

Nuits et jours sans odes ni potron-minet,

Courses filmés à l’ombre du susdit des rigueurs,

Livrée d’une galerie aux portraits brisés.

Imagine si nous n’avions plus rien à échanger ;

Je crois, alors, que nous serions, déjà, un peu, morts.

Avant d’entrer sur le chemin de la lassitude, de tourner les toutes dernières pages de mon histoire, à entamer mon épilogue avant que ne tombe le rideau, j’y mettrai un point final sur l’appui de ma fenêtre. Je le laisserai au choix de l’ouvrir sur mes pensées…

Michel Asti

L’ALBUM D’UN CONFINÂGE

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.1811585098977759&type=3

1 réflexion sur « AU DELA DES QUARANTE MALENCONTREUSES »

  1. A reblogué ceci sur L'AMARANTE DES ARTISANS FRANCAISet a ajouté:

    LA BROUETTE OU LES GRANDES INVENTIONS

    Le paon fait la roue
    Le hasard fait le reste
    Dieu s’assoit dedans
    Et l’homme le pousse.

    Jacques Prévert

    LA BROUETTE OU LES GRANDES INVENTIONS

    Le paon fait la roue
    Le hasard fait le reste
    Dieu s’assoit dedans
    Et l’homme le pousse.

    Jacques Prévert

    LA BROUETTE OU LES GRANDES INVENTIONS

    Le paon fait la roue
    Le hasard fait le reste
    Dieu s’assoit dedans
    Et l’homme le pousse.

    Jacques Prévert

    LA BROUETTE OU LES GRANDES INVENTIONS

    Le paon fait la roue
    Le hasard fait le reste
    Dieu s’assoit dedans
    Et l’homme le pousse.

    Jacques Prévert

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