ENTRE ATTACHEMENTS &… LIBERTES

L’homme ne prend conscience, dans le monde, que de ce qui se trouve déjà en lui ; mais il a besoin du monde pour prendre conscience de ce qui se trouve en lui ; il n’y parvient que par l’effort et la souffrance. L’amour et son opposé, la haine, sont la véritable école de la vie, parce qu’eux seuls tirent les conséquences des autres individus. La jeunesse pressent que le monde est rempli de forces; mais elle n’imagine pas quel rôle joue dans le monde la faiblesse sous ses différentes formes. En chaque être humain habite une innocence qui lui est propre. Jean de La Bruyère

Je ne crains que ce que j’estime. Stendhal, préface à De l’Amour

EST ÎLE DE BESOIN…

Maintes fois j’y ai pensé, aux lieux sans déguisements

Où l’esquisse arrive à se poser près des embarras d’arborescence

Là, proche des perceptions poussées au vent des, futures, connivences…

Non, pas pour croire à nos indisponibilités d’apparences,

Inventivité sous les regards croisés des possibles rapprochements,

Juste à ne plus, toujours plus, s’éloigner des passagères du temps…

Abus des parures de certitudes comme une liesse de solitude,

J’y cru pouvoir pointer les failles entrecroisées de multitude,

Mais il se peut que mon île de besoin fût, ce jour-là, satisfaite.

L’obscur ennemi qui nous attaque, au cœur des fractures, le sixième sens

Aurait-il fuit le sursaut des âges sans aventures, en cache des retournements ?

Non ! Même si la vie est d’égards, elle est aussi une presqu’île d’attachements.

AUX LIGNES DE TES ATOURS

Comme j’errai depuis longtemps aux incertaines,

J’y vis, ce jour d’été, un plaisant accostage

Les passants lancinants les laissaient vaines

Prêts à n’y laisser aucun publipostage.

Les yeux écarquillés aux martingales

Ils se souciaient plus de la couleur des leurres

Parcours déjà tracé au fil des timbales

Plus à même de passer outre les entendeurs.

Dans les agencements mesurés des rutilants

Sous les vents frais brassant cette mâtinée

J’eus envie de fuir ma place de discernements

Tranquille comme sûr des allées sans élans rêvés.

Ils avaient annoncé la pause du ciel couvert

Moins inquiet des émois du vent que de l’azur

Ca me disait bien de parler de prés vert

Douces avancées flirtant aux abords des masures.

N’essuyant plus le calque des frissons

A ne plus me cacher aux amers saisons

Fuyant colombines comme arlequins

J’espérai des lendemains à quatre mains …

Plus fortes que les flottaisons de remparts

Montant descendant aux rets des bastingages

Pareilles aux vastes élégances des jeux épars

Celles que l’homme attacha aux récifs de gages.

J’ai pensé, la nuit dernière, aux lignes de vos mains

Ce qui pouvait n’être que sursis, pareil  aux vacheries

Résidant aux confins des piteux parchemins

Comme il fut dit du ferment des convoitises…

IL EST DES JOURS ETRANGES

La lune rousse s’allume de couleurs troublantes ;

Telle des parfois suscitant les délires bleutés

Désir à danser, là, où s’allument les feux d’étincelles ;

Vive verves du ressac aux plus vastes cithares…

[…]

ENTRE ATTACHEMENTS ET LIBERTES…

Juillet 2021

Michel Asti

I

On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.

– Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,

Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !

– On va sous les tilleuls verts de la promenade.

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !

L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ;

Le vent chargé de bruits – la ville n’est pas loin –

A des parfums de vigne et des parfums de bière….

II

– Voilà qu’on aperçoit un tout petit chiffon

D’azur sombre, encadré d’une petite branche,

Piqué d’une mauvaise étoile, qui se fond

Avec de doux frissons, petite et toute blanche…

Nuit de juin ! Dix-sept ans ! – On se laisse griser.

La sève est du champagne et vous monte à la tête…

On divague ; on se sent aux lèvres un baiser

Qui palpite là, comme une petite bête….

III

Le cœur fou Robinsonne à travers les romans,

Lorsque, dans la clarté d’un pâle réverbère,

Passe une demoiselle aux petits airs charmants,

Sous l’ombre du faux col effrayant de son père…

Et, comme elle vous trouve immensément naïf,

Tout en faisant trotter ses petites bottines,

Elle se tourne, alerte et d’un mouvement vif….

– Sur vos lèvres alors meurent les cavatines…

IV

Vous êtes amoureux. Loué jusqu’au mois d’août.

Vous êtes amoureux. – Vos sonnets La font rire.

Tous vos amis s’en vont, vous êtes mauvais goût.

– Puis l’adorée, un soir, a daigné vous écrire…!

– Ce soir-là,… – vous rentrez aux cafés éclatants,

Vous demandez des bocks ou de la limonade..

– On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans

Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade.

Arthur Rimbaud

Vous, étrilles

D’un cortège de morts plus que vivant

D’une faillibilité d’errances moins que paravent

D’orthodoxies penaudes plus que savantes

D’us de parure sortis du sang d’obédiences.

D’héritage d’un dieu constructeur, sans bases,

Népotisme d’une pièce à pile ou face

De croyances en paradigme d’ors blafards

Roulées dans vos piètres délires, hors-sol.

Mais encore, vous ;

D’une pauvreté d’esprit à battre l’écho

D’un collage que revêt la glue primaire

D’un collège perdu aux abords statutaires

Mensonges sans battage des mémoires laides.

D’une semence calquée aux vides sanitaires

De vas et viens en soubresauts sans pauses

D’aller-retour en indigestion de psaumes

De temples comme des brûlis de chaume.

D’un temps des oiseaux aux nids incertains

Des fers aux portes de l’énigme sans lendemains

Que les champs lointains n’y prêtaient attention

Afin que palais et châteaux sombrent plus nus

Que jamais… ; vous vêtiez, êtes et servez mal.

Aux deniers de vos temps, nous ne sommes plus.

AU VENT DES EMOIS : https://lamarante-des-artisans-francais.com/2021/06/04/presentation-michel-asti-auteur/

Avant d’entrer sur le chemin de la lassitude, de tourner les toutes dernières pages de mon histoire, à entamer mon épilogue avant que ne tombe le rideau, j’y mettrai un point final sur l’appui de ma fenêtre. Je le laisserai au choix de l’ouvrir sur mes pensées…

La dignité ne se vole pas. Elle ne peut se désaffiliée de ce qu’il peut en être supposé des fraternités humaines quant à leur position au sein de l’univers tant du commencement, du milieu, de la fin, de l’infini et du tout. Elle s’acquiert par l’expérience de l’attention envers ces ‘’choses de la vie’’ entre liberté et attachement. Cette attention est le meilleur point d’équilibre pour ne pas faire preuve outrancière tant des promiscuités particulières de l’attachement envers l’autre que de la préciosité envers les libertés. La fraternité est personne ; mais c’est elle qui détermine les accords réunissant la liberté et l’attachement.

Ce qui a toujours manqué aux théologiens comme à nombre conséquent de philosophes fut et est de pouvoir s’entendre sur le fait CULTU®EL et les conséquences civilisationnelles quant aux croyances ou non croyances à ne pas y assimiler lois divines sans discernement de ce qui peut en être des désirs & souhaits inaliénables de la nature humaine en confrontations et débats de grâces et de craintes entre la morale cultuelle des ‘’ordres’’ et les incertitudes de la conscience du mammifère-humanoïde.

Cette spéculation intellectuelle entre la dimension touchable [matérielle] et celles sensiblement touchantes (existentielles) ne fut quantifiée, tout au long des siècles, que par nombre suffisant réussissant à indexer formes de pouvoir d’avec une croyance politico-religieuse dans une volonté surdimensionnée de l’une sur l’autre et réciproquement… Et cela au détriment des ignorances soumises à l’insolvabilité du principe de subsidiarité entre ces forces – antagonistes – dépourvues du réel et véritable sens du collectivisme sociétal dans le monde naturel des vivants.

La liberté ne peut se côtoyer, que par l’action d’exprimer, de rechercher sans cesse, sans peur et sans immobilisme, en tant que nécessité de notre propre compréhension, au nom de la liberté d’existence par non annexion consciente de l’objet conscient et non annexion inconsciente de la conscience, autorisant discours objectif entre les sciences et les arts.

AU DELÂ DES QUARANTE MALENCONTREUSES

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