Au-delà des quarante malencontreuses

La retransmission des utiles savoirs faire et justes savoirs être accrédite les valeurs de justice sociale-économique comme celles attachées à la Liberté, l’Egalité et la Fraternité propres à l’évolution positive de chaque système à réseaux humanistes.

Après Au vent des émois dans la catégorie Poésie

Au vent des émois – Le Lys Bleu Éditions (lysbleueditions.com)

Au-delà des quarante malencontreuses

Au-delà des quarante malencontreuses – Le Lys Bleu Éditions (lysbleueditions.com)

Chez le LYS BLEU : https://www.lysbleueditions.com/?gclid=EAIaIQobChMIw-rA6OL28wIVlYXVCh30pQC_EAAYASAAEgL4SPD_BwE

Dans la catégorie Essai

ANALYSERAPPRENDRE – CIRCONSCRIRE – DÉFINIR – INCRÉMENTER

Quand une mise en œuvre des principes du marché ultralibéral provoque une crise écologique et idéologique précédée par des crises économiques et financières sévères au cours des XIXe et XXe siècles, puis la première véritable crise financière mondiale en 2008, trouvant sa source aux États-Unis, que peut-on penser de ce système politico-social-économique ultralibéral ? Qu’il est celui des plus forts ou plus nantis ? Les banques et organismes financiers ont-ils appris de leurs erreurs ? Nous allons rendre le système économico-financier plus fiable, ont-ils dit. Le résultat de ce système où l’attitude asociale brutale de l’économiste et du comptable a pris le pas sur le prix de toute dignité, en tant que constituante d’une Démocratie Républicaine, dans le cadre des Droits de l’homme, de la femme et de l’enfant, serait-il devenu un jeu de dupes à produit négatif et dommages collatéraux funestes pour encore proportion trop importante de l’humanité ?

Techniquement, c’est au travers de l’hypothèse d’anticipations rationnelles qu’elle se trouve formalisée dans les modèles socio-économico-culturels. En effet, cette hypothèse signifie que les représentations des agents sont identiques au vrai modèle de l’économie. A contrario, la légitimité suppose la croyance en une certaine matérialité des symboles…

Dans la vie, tu as deux déversoirs : soit te lamenter, ou bien argumenter. Le moteur efficace de la recherche et de l’évolution positive est la collaboration et non la concurrence effrénée. L’ignorance engendre souvent l’irrationalisme puis les dogmatismes infondés…

Puis à dire qu’il faudrait être requis plus longtemps à certains mécanismes de production obsolètes et transfert de richesses, sans suite, où le sénior devient chômeur à 55 ans, comme si l’expérience n’avait plus aucune valeur. N’y aurait-il pas quelques dysfonctionnements… ; dans ce système social-économique, arrivé à bout de souffle ?

Plus le diable en a… plus il en veut asseoir. Jacques Lagnier (1620-1672)

La société qui repose sur l’industrie moderne n’est pas fortuitement ou superficiellement spectaculaire, elle est fondamentalement « spectacliste ». Dans le spectacle, imagé de l’économie régnante, le but n’est rien, le développement est tout. Le spectacle ne veut en venir à rien d’autre qu’à lui-même.

La société du spectacle – Guy Debord

Clanisme : « Comportement de personnes unies par une parenté de type clanique et qui recherchent leur intérêt commun sans se préoccuper des règles sociales et des lois. »

Lorsque la société inhibe, trop tôt, les rêves de sa jeunesse et maintient, trop longtemps, une trop grande partie de la génération précédente dans le cauchemar des désillusions, elle ne saurait évoluer vers autres chemins que celui de la division.

La connaissance ; c’est de l’expérience. Le reste n’est, majoritairement, que banalités médiatiques, en défilement continu, sans réels fondements humanistes ni quelconques meilleurs sens analytiques envers une véritable justice sociale économique. Au pays des Lumières, est-ce d’une logique législative positive au rapport d’un système de bien(s) et services attachés aux Droits de l’homme, comme de la Liberté, l’Égalité et la Fraternité, apposées aux frontons des bâtiments publics, ainsi de ceux des Mairies et du principe de traitements égalitaires des territoires ? La Ve République est-elle devenue une Régence en Gouvernances de Privilégiés d’avec Ordres pas très clairs… ?

Essayez de vivre avec moins de 500 € mensuel pendant huit ans…, et vous comprendrez, peut-être que sans minimum vital, digne d’une existence honorable, les horizons en liberté n’ont plus aucun sens existentiel, hormis, peut-être, l’un des moins hagards en celui de résister à la colère, par l’écriture, envers un système chaotique, individualiste et délétère… Voire pire.

La retraite est une « assurance » quant aux futures années d’une personne « prévue » pour une période de 20 ans à partir de la date de liquidation des Droits à la Retraite et calculée au prorata de cette estimation en restant à vivre au rapport de la moyenne nationale et des rémunérations sur les 25 meilleures années. Par conséquent, il est « juridiquement » injuste d’opérer une soustraction financière à cette « assurance » au prorata des possibilités de compétences connexes d’avec une espèce de catégorisation subjective tant d’une vie d’activités diverses que d’une intégration en processus visant à bénéficier de la totalité des revenus affectés à cette mise en retraite, en « solde » de tous comptes professionnels, personnels, économiques, sociaux et culturels…

[…]

Ce 1er janvier 2013, une de mes trois « petites devenirs » m’avait dit : « Papa ; viens à Valence avec Stéphane et moi en attendant de pouvoir te retourner ! ». Ce que je fis avec un immense bonheur intérieur par ce que j’entrevis en ces quelques mots émis, tout en n’oubliant pas que ses deux sœurs avaient déjà eu de belles attentions envers moi, lors de certaines périodes de ma vie marquées par quelques formes de déraison. Ce phénomène m’avait permis de vivre quelques belles histoires de rencontres, d’attachements et de libertés et m’avait maintenu proche des lignes vertueuses des belles émotions acoquinées aux merveilleuses sensations d’elles, et surtout protégé contre l’oubli de l’essentiel dont une partie se trouvait proche de mes trois « petites apprenties ». Avec la présence de cette petite voix, m’ayant souvent murmuré tout au long des années précédentes : « Tes filles n’ont pas encore tout à fait acquis la liberté de croire, d’aimer et de partir vers des espaces un peu plus loin que le tien. Elles ont encore besoin de toi, continue encore le chemin avec elles ! Ou tout du moins, fais en sorte qu’elles aient toujours envers toi la véritable image d’un “papa” ». Et aujourd’hui, j’avais cette belle sensation qu’elles avaient toutes les trois réussie à intégrer l’espace social économique et composé leurs propres dimensions de confort, accompagnées par cet esprit de fratrie, également présent chez leur compagnon.

Cette vision me permettait de prétendre à mon propre espace de vie teinté des quelques couleurs suffisamment sereines, m’autorisant à recommencer à écouter les sons du Monde, par la lecture, la recherche et la visualisation des savoirs nécessaires aux possibles compréhensions ontologiques, épistémologiques, éthiques et poétiques présentes en ses dimensions physiques, philosophiques, sociologiques et culturelles…

Je me devais donc pendant les mois suivants, de me consacrer principalement à la réédition de toutes ces bases de vie inculquées par celles et ceux d’avant, et de maintenant qui pour certaines ne convenaient pas à l’acceptable chemin imaginé pour ma possible future « biographie » et dont la première à effectuer, malgré cette vision personnelle, en était assurément celle de retrouver un travail ou emploi, source d’un possible revenu financier essentiel à la reconstruction de mon château de sable dont certaines de ses pièces étaient atteintes d’un virus inconnu s’acharnant à en pratiquer une méthodique déconstruction avec cette force tranquille me laissant entrevoir qu’il avait tout son temps pour achever cette besogne, a contrario du vent, qui ces dernières saisons avait soufflé très fort avec pour conséquence l’envolée de la majeure partie des tuiles du toit, laissant par cette dégradation apparaître quelques brèches dans cet assemblage en tant que barrière aux mauvais éléments et notamment ceux liés aux forces présentes en certaines exécrables désillusions par déconfiture d’aventures, et courants contraires où le froid hivernal commençait, en cette fin d’octobre 2013, à faire son apparition, sur ma nouvelle zone de tranquillité… Peut-être pour me faire comprendre qu’il était nécessaire et temps de trouver un contre poison à cet envahisseur sournois source de l’obscurcissement de mes horizons, avant qu’il ne commence à l’intérieur de moi, son travail de sape, avec tous les dégâts qu’il m’était possible d’envisager. Il me semblait également que le compte du passif était déjà suffisamment garni, pour croire qu’il avait atteint son quota de lapalissades…

Ces activités n’allaient certainement pas remplir tout mon espace-temps, et je tenais aussi à préserver quelques intervalles supposés intéressants et passionnants nés de la nouvelle conceptualisation de ma vie. J’avais, depuis que mon extraordinaire maîtresse, la VIE, m’avait ouvert une autre porte quant à mon futur état d’activités, commencé cet exercice didactique par quelques recherches livresques, ce qui me permit d’entamer un nouvel apprentissage. Je ne savais pas où cela allait me mener.

En ce début 2013, le temps étant devenu plus respectueux des limitations du mien, je pouvais, sans trop de déraisons, imaginer la réouverture de quelques livres, de tous traitements, laissés sur la table de chevet par priorités attachées à mon ancienne position existentielle. J’ouvris les philosophes, les économistes, les sociologues, versificateurs et autres sémiotiques alliées des fables de la Fontaine, poètes et poétesses. Rebattu les scientifiques, l’épistémologie, l’ontologie, la psychologie, quelques théologies, ainsi qu’une partie de la littérature des temps immémoriaux des Lumières, accompagnés de quelques mythologies, syllogismes, métaphores et paralogismes. Je ne lisais que très peu de roman. Je lus complètement : Désolée, je suis attendue – A. M-Lugand. Mon inextinguible curiosité avait, maintenant, possibilité de s’exprimer sans autres discriminations que celle de mon propre manque d’études qui était devenu le simple temps de l’analyse assujettie à la lucarne de mes discernements en échanges virtuels créditée par la consultation d’encyclopédies papier et numériques.

J’aimais ces affairements textuels et grammaticaux, consultations lexicographiques et ardeurs quant aux définitions dialectologiques m’autorisant, peut-être, à considérer les évènements de ma propre vie contractée au système d’échanges de biens et services marchands. Je commençais à savourer les mots de la langue française, notamment par la composition de vers libérés des cadres conformismes fixés aux démiurges de la pensée cerclée à l’élitisme fermé. En commencement de mon manuscrit, « La clé du temps des murmures » ; j’écrivis mon premier poème – Inextinguible – lors d’un voyage en train pour rejoindre, le temps d’un week-end, mes filles, ma p’tite fille, leurs compagnons respectifs, et rendre visite aux quelques amitiés conservées au gré des tourments et joies vécues dans la grande cité lyonnaise à cheval sur deux fleuves. Tous ces évènements passés et présents donnaient, tout doucement, texture à mon appétence envers l’écriture et, peut-être, une efficiente forme de compréhension mémorielle ; en futur, du temps sans cariatides…

Si la liberté humaine qui tend à décider du bien n’est qu’une oscillation de la pensée humaine en fonction de ce qu’elle considère comme bien. Si la liberté humaine qui tend à considérer le vrai n’est que le degré de connaissance humaine en fonction de ce qu’elle a acquis comme vrai. Alors l’être qui tend à acquérir le « bien-vrai » ou le « vrai-bien » est une tendance de notre conscience en fonction de ce que notre corps peut accepter comme contraintes. Et la pensée humaine qui tend à imaginer la liberté, est peut-être juste la volonté de notre inconscient en fonction de ce qu’il peut exprimer de vrai et de bien, par la conscience en son lieu d’existence. En conclusion, partielle, la liberté ne peut se côtoyer, que par l’action d’exprimer, de rechercher sans cesse, sans peur et sans immobilisme, en tant que nécessité de notre propre compréhension, au nom de la liberté d’existence par non-annexion consciente de l’objet conscient et non-annexion inconsciente de la conscience.

L’autorité est toujours de trop là où la raison seule suffirait au sens d’une vérité incontestable qui prouve son principe dans les conditions mêmes explicitant que la subjectivité de l’esprit ne saurait être confiée à un seul qui de cet État arbitraire en voudrait soumettre tous les autres à la seule sienne au nom du seul sujet qui n’eût de fondement que dans l’inexpressivité de la liberté.

De l’énigme de la nature, accepter le mot précieux, tout ce que sans retour ce mot fait perdre de valeur au profit de vos dieux, vous le gagnerez avec usure ; et tout ce qu’y perdent les lois, ce frein honteux pour vous dont ce mot vous dégage, les mœurs, libres du joug des prêtres et des rois le gagnent davantage.

« Le meilleur système démocratique est une ethnosociologie économico-financière privilégiant une politique philosophique par les connaissances des liens entre le savoir des sciences, des technologies, des arts et la culture » Dans le respect des lois de la Démocratie Républicaine sans distinction de couleur, de morphisme catégoriel, de croyance ou non-croyance, d’ethnie, d’opinions politiques et de classes sociofinancières. Le pouvoir législatif inaliénable n’appartient qu’au souverain c.-à-d. au peuple qui ne saurait s’en démettre. Le gouvernement est l’exécutif : un pouvoir subordonné qui doit rendre des comptes de sa gestion. Il tiendra également compte des conditions géographiques, historiques et économiques, dans le cadre des droits et devoirs afférant à tous les citoyens et citoyennes de la Nation. La magistrature et l’administration doivent pencher dans le sens de l’exercice de la transparence et de la justice, malgré les écarts des pouvoirs privés et publics, malgré l’intolérance du nombre de leurs membres.

L’équité du parlement doit offrir plus de garanties que celles des officiers de l’État. Cette séparation de pouvoirs se doit de s’exercer sans autre pression que celle d’une Démocratie de Responsabilité et de Concertation Citoyenne. Les outils de notre époque le permettent et cela peut être un des moyens pour calmer les passions excitées par des géodes communautaristes en sphères de vils comptes pliés sous l’avidité de leurs maîtres, ainsi que du joug des prêtres et des rois, sans discernement, dans leurs privilèges fourmillant de prosélytismes sans foi ni loi.

Un peuple, qui sans observance de certaines pratiques liberticides, se plie sous son propre sort est un peuple qui meurt ; mais un peuple qui s’oublie, qui s’ouvre indéfiniment aux influences extérieures, néfastes… ; ainsi qu’aux brassages sans éthique, ni morale citoyenne, meurt aussi. Ni l’un ni les autres ne peuvent atteindre ce qui est juste, comme de réussir à penser que la loi du plus fort fut, et soit, encore, la plus juste…

Est-il juste d’obéir à une loi énoncée de l’unique celui qui a le droit de l’imposer tant de la justice d’un État Républicain versé à l’aura médiatique du haut de leurs gouvernances que des règles d’une Démocratie Parlementaire viscéralement apprêtée à débattre du juste et de l’injuste qui d’aucun des trois ne s’attache à y intégrer l’analyse des principes reçus des sciences humaines par lesquels les règles politico-philosophico-économiques n’y raisonneraient pas des uniques privilèges en amphitryons du pouvoir des lobbyistes, ainsi que des acquisitions faîtes pour qu’il n’en sorte moins de leurs antériorités que des soins apportés à une véritable Démocratie Républicaine victorieuse de ceux non appliqués envers l’idée d’Égalité, de Liberté, de Fraternité et de Justice Sociale Citoyenne ?

Tout cela serait-il devenu formes de clanisme d’État ?

Clanisme : Comportement de personnes unies par une parenté de type clanique et qui recherchent leur intérêt commun sans se préoccuper des règles sociales et des lois.

Toute connaissance « commence avec l’expérience » et provient de l’application des lois de l’entendement formalisé aux données de l’intuition. Elle ne peut donc trouver place que « dans le champ de l’expérience possible » et « les lois de la nature matérielle sont les seules que nous puissions exactement connaître et déterminer ». En outre la science doit s’appliquer à élaborer l’élément représentatif et se limite aux phénomènes, aux apparences, qu’elle explique en les rattachant les uns aux autres dans une série indéfiniment extensible, suivant la loi de la causalité, sans jamais s’arrêter à un terme d’initiative subjective.

Qu’est-ce que la vie… ?

Pour les poètes & poétesses : un recours aux mots.

Pour les politiques : un discours de division.

Pour les financiers : un discours de soustraction.

Pour les philosophes : une interrogation sur le sens de celle-ci. Et pour les humanistes : une volonté, parfois farouche de désarmer l’invective par trop intransigeante envers le discours entre les sciences et les arts.

Un écosystème pour la protection de la liberté artistique s’articulant à l’échelle internationale, régionale et nationale se développe progressivement dans toutes les régions. Cela va de pair avec une meilleure réactivité et des capacités de suivi accrues, ainsi qu’avec la mise en place de bonnes pratiques en matière de législation et de jurisprudence. Les progrès dans l’élaboration ou l’actualisation des lois sur la condition de l’artiste sont encore lents. Les évolutions positives incluent la protection des artistes dans certains sous-secteurs culturels et des mesures spécifiques concernant la fiscalité, les prestations sociales et les pensions de retraite. Les inégalités entre les sexes persistent dans l’ensemble du secteur. Elles se reflètent dans les conditions de travail des femmes artistes et des professionnelles de la culture, qui les exposent particulièrement à la précarité et à l’insécurité. Les artistes et les travailleurs culturels s’appuient de plus en plus sur internet et les réseaux sociaux pour faire connaître leur travail et atteindre de nouveaux publics, ce qui soulève des défis nouveaux s’agissant de leur juste rémunération et de leur sécurité en ligne, défis qu’il faut également relever afin de protéger et promouvoir la diversité des expressions culturelles. Un nombre croissant de programmes de réinstallation ou d’abris temporaires pour les artistes en danger sont mis en œuvre par les gouvernements, les universités, les organisations de la société civile et les institutions culturelles. Les artistes jouent un rôle de plus en plus reconnu dans la promotion et la défense des droits de l’homme, et la notion de défenseurs des droits culturels prend de l’importance au sein du système des Nations Unies et parmi les acteurs de la société civile.

Liberté et créativité – 2005

Même si nous sommes en accord avec le savant italien en ce qui concerne la nature inachevée du capitalisme, nous ne pensons pas que le manque de formation soit uniquement imputable à la logique capitaliste. S’il en était ainsi – si les pères et Werner n’étaient pas formés –, ils ne pourraient même pas transmettre et louer le modèle formatif du commerce, lequel modèle est, au contraire, bien consolidé. Mais la problématique devient de plus en plus compliquée. C’est pourquoi il faut se poser les questions suivantes : pour quelle raison la consolidation formative des pères, si étant réelle, n’implique-t-elle pas celle des fils ?

Et pourquoi Werner fait-il l’éloge du commerce s’il n’appartient pas au monde des pères ? Pour répondre aux questions, nous devons, avant tout, analyser la fonction narrative de ce dernier personnage. Comme nous l’avons constaté ci-dessus, Werner est, selon Moretti, l’alter ego de Wilhelm. Et cela pour la raison suivante : « Le héros de l’Éducation ne sera pas Werner, mais Wilhelm. Dans le plus classique Des romans éducatifs […], le processus de formation-socialisation est ostensiblement placé en dehors du travail. Ce n’est pas, seulement, en travaillant que vous vous améliorez et devenez meilleur. » De cet extrait, nous déduisons, donc, que Werner, puisque représentant la logique augmentative du capitalisme, ne peut pas, en même temps, incarner l’authentique formation. Celle-ci sera, en fait, une prérogative de Wilhelm. Mais avant de continuer notre analyse concernant la formation de ce dernier – dont nous nous occuperons plus loin –, il faut considérer, de manière détaillée, celle de Werner, ce qui nous renvoie à la question de sa fonction narrative.

D’après Moretti, la susdite consiste à marquer, donc, le décalage infranchissable entre la formation, qui nécessite d’un achèvement, et la logique capitaliste où il n’y aurait aucun accomplissement formatif. Cependant, notre thèse diffère pour la raison suivante : le conflit principal ne se situe pas entre l’achèvement et l’inachèvement, mais, au contraire, entre la formation et le capitalisme. C’est pourquoi nous pensons que l’inachèvement de la formation ne démontre pas la non-compatibilité du capitalisme au processus d’apprentissage ; il démontre, en revanche, que le lien entre la formation et le capitaliste est réel, et que c’est ce même lien qui engendre l’inachèvement. Autrement dit, l’inachèvement ne consiste pas en une déviation du processus formatif laquelle dériverait du choix du mauvais moyen (le commerce) ; au contraire, il consiste en la visée même de la formation. Mais revenons au sujet de la fonctionne narrative de Werner.

Tout d’abord, il faut, en fait, comprendre ce qui suit : pour quelle raison Werner, bien qu’appartenant à la génération des fils, semblerait formé, tandis que l’apprentissage de Wilhelm nous apparaît, jusqu’à maintenant, inaccompli par rapport à celui du premier ? Moretti interprète cela de la manière suivante : la fonction narrative de Werner est essentielle pour expliquer le déséquilibre formatif entre les deux personnages : d’un côté la formation qui s’accomplit dans la Société de la Tour(Wilhelm), de l’autre côté l’anti-formation du capitalisme illimité (Werner). Le sujet de la fonction narrative de Werner, afin qu’il soit abordé correctement, doit, ainsi, être mis en corrélation avec la nature rhétorique des discours du personnage en question : Tu [Werner s’adresse à Wilhelm pour essayer de le convaincre des bénéfices du commerce] n’avais, à cette époque, pas la moindre notion du commerce, car, vois-tu, où trouverait-on un esprit qui fût, qui dût être plus ouvert que celui d’un véritable commerçant ?

Quelle sûreté de coup d’œil nous acquérons dans cette ordonnance qui préside à la conduite de nos affaires ! C’est elle qui nous permet de saisir l’ensemble, à n’importe quel moment, sans que nous ayons à nous embarrasser du détail. Que d’avantages le commerçant ne retire-t-il pas de la comptabilité en partie double ? C’est là une des plus belles inventions de l’esprit humain […]. […] Dès que tu auras vu ce que c’est qu’une grande activité commerciale, tu y seras définitivement acquis ; et quand tu reviendras, tu te rangeras vite du côté de ceux qui, par des expéditions et des transactions de toute espèce, savent attirer à eux une partie de cette aisance et cet argent qui accomplissent dans le monde leur circuit nécessaire. De cet extrait, nous déduisons que Werner exalte le commerce pour deux raisons fondamentales : sa fonction formative-achevante (dès que tu auras vu ce que c’est qu’une grande activité commerciale, tu seras définitivement conquis) et sa valeur universelle (c’est là une des plus belles inventions de l’esprit humain). L’homme, à travers les moyens du libre marché, réalise, donc, un des plus haut-degré de l’esprit humain. Et c’est justement grâce à l’envergure universelle du commerce que la formation devient définitive.

Mais seulement quelques lignes avant, Werner affirme ce qui suit : « il est déjà bien difficile à un seul homme de devenir sage et riche, et c’est presque toujours aux dépenses des autres ». Le conflit entre le capitalisme et la formation relève, en effet, paradoxalement, la crise, ou bien l’exclusion, du conflit lui-même. Autrement dit, le conflit sémantique entre le premier et la seconde (l’opposition entre l’inachèvement du risque et l’achèvement-sûreté) masque, à vrai dire, leur unité dans le processus de production de l’apprentissage, c’est-à-dire que la susdite unité pose les conditions pour que celui-ci ne s’oppose pas contre les agents formants.

Wilhelm :Meister de Goethe, Les années d’apprentissage

Au plan épistémologique, le sociologisme issu de certaines formes périmées du Marxisme – Léniniste, du communisme d’antan, puis du capitalisme « débridé », et de l’ordo-libéralisme subjugué par principe de subsidiarité (une utopie hors formes de népotisme), a perdu les moyens théoriques de leur servir de langage commun ; elles sont confrontées à des tentatives de réductions provenant des neurosciences et de sciences cognitives. Quant à l’objet des sciences sociales, on ne fait qu’accumuler des connaissances sans précédent sur la diversité des langues et des sociétés humaines, avec un effort sans précédent lui aussi, en tant qu’inventaire et conservation du patrimoine culturel à l’échelon mondial, alors que son véritable degré appelle à présent une réflexion théorique afin de penser la diversité de ce patrimoine, dans le temps comme dans l’espace. Nous sommes confrontés au défi de mettre en valeur la diversité culturelle d’aujourd’hui, pour éviter qu’elle ne se réduise à la portion congrue de sa propre incompréhension aseptisée ; voire irrationnelle ou psychotique.

Cela n’exige pas d’opposer un relativisme frileux à un universalisme dogmatique ; mais loin des réductions biologiques, anthropologiques, ethnologiques ou sociologiques qui ont tenté depuis l’avènement de l’ère industrielle, après la Renaissance puis le temps des Lumières, d’en déterminer uniquement les lois et règles sur les états successifs des fonctionnements des biosystèmes et écosystèmes, en faisant trop souvent abstraction ou déni des liens communautaires et culturels des échangistes en, et entre ces différents systèmes à réseaux « vivants »… Pour une sémantique des textes : François Rastier – CNRS.

La valeur n’attend point le nombre des années. Le Cid

Si la jeunesse peut être un atout dans l’aventure sociale – économique l’expérience est également un facteur de réussite.

Aurais-je compté sur les commisérations de la République comme s’est fendu l’Empire des procrastinations envers une Démocratie-Républicaine en déliquescence que je ne supposerai jamais qu’elle y russisât à démontrer quelque autre position en contre-mesure de celle d’hier, comme à définir quelques autres m’ayant permis de passer au travers les rets d’un filet maillé aux gros poissons d’argent fourbis à des marinières en luxe des équipages. Éclat des toilettes et des bijoux, chapeaux soulevés, saluts militaires : toute une société paradait ainsi pendant deux ou trois heures pour se montrer, tout dans un rituel processionnaire.

Hurlement des mots sur la pierre lisse des mémoires tremblantes, j’y revisitais, avec délectation, les déterminants allégés des poids de l’usure afin qu’il n’y reste que les souvenirs des chemins de cailloux flirtant aux abords des buissons, après avoir cheminé sur les trottoirs longs des grandes avenues de la cité, à cheval sur deux fleuves, dont les souvenirs resteront dans les méandres de ma mémoire, comme au cœur de mes émois. J’y admettrai, bien, quelques ressorts lexicographiques, entre justes causes et bonnes raisons, pour que l’esprit vif des poètes puisse, encore, s’afficher au lustre du temps des Lumières, et ainsi, à, parfois, y reconnaître leur Calliope. Je ne puis m’étendre, plus-amont, d’avec mon domaine d’aptitudes, entre la glace et le feu, que des futures tables, par nos lois dictées par la veille, y adonnent les mots suffisants à la prise de mains, contre les veules séides.

M. Asti, Au vent des émois

Le biologiste François Jacob a utilisé, à propos de notre cerveau, une image admirable : « Le cerveau humain est comme une brouette sur laquelle aurait été greffé un moteur à réaction. »

Ce qui peut laisser penser, après analyse de cet excellent aphorisme, que la conscience arrive en majorité d’états, à faire un diagnostic objectif, uniquement après la bataille… Et encore pas toujours, lorsque l’égocentrisme fait loi, et accords avec le pouvoir théocratique insidieux, la fonction matérialiste dominatrice et l’existentialisme théologique frelaté…

N’oubliez jamais cela : « Par tout ce que “l’homo erectus” sociologiquement et chronologiquement inculte refuse de circonscrire hors de ses propres intérêts cupides et narcissiques, il ne saurait exister aucune subtile intelligence suffisante pour réussir à vaincre son ignorance qu’il souhaite garder par déni – que je n’ai pas, comme autres amis(es) réseaux – des estimables facettes amendées à la curiosité physique, philosophique, épistémologique, sémiologique, philologique, ontologique, sociologique, accompagnée d’un soupçon de poésie et romantisme, et surtout à ne même plus faire une recherche sérieuse et objective, afin de connaître la réalité qui se cache derrière le “filoutage” des images et des sons dans l’espace de la médication logomédiatisant, déféquée par la sphère audiovisuelle culturellement sectaire prônant dans la cacophonie générale la division des meilleurs savoir-être… Et soustraction des savoir-faire dont l’homme moderne en est assurément le servile benêt, des imprésarios et réalisateurs de la dramaturgie didactique échangiste, voire civilisationnelle… »

Tisser le lien social

Quelle qu’ait pu être son importance dans l’œuvre des pères de la sociologie, l’idée que tout homme se trouve pris dans un réseau de liens, qui tout à la fois le retiennent et le soutiennent, le brident et le font tenir debout, n’est nullement l’apanage des sciences sociales. Des dieux lieurs de la mythologie à l’empire exercé par internet sur les individus « branchés », de l’image du tisserand employé par Platon pour penser la langue ou la Cité aux liens de l’amour ou du pouvoir mis en scène par le théâtre classique, du vinculum iuris du droit romain jusqu’à notre notion de réseau, la métaphore du lien semble s’imposer à tous ceux qui cherchent à représenter la vie en société. Le lien social ne désigne pas un concept qu’il serait possible de référer à un domaine particulier du savoir, mais bien plutôt une image où les civilisations les plus diverses ont pu reconnaître un trait de la condition humaine.

L’auteur va tenir, à la fois, deux thèses : les droits de l’homme sont de nature dogmatique, mais ceci ne les disqualifie pas pour essayer de lier l’humanité tout entière. La solution de l’antinomie demande d’accepter leur appropriation par tous ceux qu’ils sont censés régir. La dogmatique des droits de l’homme, à condition d’abandonner tout « fondamentalisme » et de s’ouvrir à une rectification planétaire concertée, peut permettre de lier l’humanité tout entière. Trois fondamentalismes doivent être surmontés : le messianisme, le communautarisme et le scientisme. Le scientisme conduit à soumettre l’interprétation des droits de l’homme aux « vraies lois du comportement humain » qui nous seraient révélées par des sciences comme l’économie ou la biologie. Alain Supiot vise en particulier F. A. Hayek pour qui le comportement humain est fondé non sur la rationalité des acteurs, mais sur des routines, qui jouent le rôle des gènes en biologie. Chez lui, l’histoire devient un processus de sélection des comportements les mieux adaptés à l’environnement que le droit ne doit pas entraver pour faciliter la sélection naturelle. Pour le scientisme, en général, la question normative relève du domaine des faits, et le droit doit, seulement, viser l’avènement de la normativité révélée par la science. Enfin, une herméneutique des droits de l’homme ouverte à toutes les civilisations est possible, à condition d’accepter les apports de toutes les parties prenantes. L’auteur estime que la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples du 27 juin 1981 est un bon exemple d’une appropriation qui permet de « respecter le génie propre de chaque civilisation sans l’enfermer en elle-même ».

Alain Supiot, à côté de nombreuses publications en droit social, poursuit une réflexion qui concerne le droit en tant que tel, comme en témoignent ses ouvrages : Homo Juridicus et Tisser le lien social ; et trois études présentées comme des essais de « technique juridique ».

Essai sur la fonction anthropologique du droit et

Tisser le lien social, Alain Supiot

Préface

La vie est une rose qui se fane sous la tige où l’on veut s’accrocher, éperdument, fut-elle tordue par les murmures envoûtants du vent des fontaines en espérance battant déjà de l’aile sur les pensées aux parfums subtils de la liberté sans compromissions que tant d’idolâtres l’éclat des lumières eut été bâillonné depuis tant d’années, dans l’inexpressivité des couleurs de la vie, comme souvent sons sans après…

Chaque génération aurait des raisons pertinentes de vénérer au plus haut point celle qui la précède ; mais il n’appartient pas à l’économie de la vie que ces raisons pénètrent dans la conscience d’individus isolés de la génération montante, et encore moins dans celle-ci prise en son ensemble. Goethe

La stratégie nationale de santé sexuelle s’inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de santé et de la stratégie de santé pour les Outre-mer. Elle s’inscrit dans une démarche globale d’amélioration de la santé sexuelle et reproductive. Elle se base sur des principes fondamentaux : la sexualité doit être fondée sur l’autonomie, la satisfaction, la sécurité.

Elle prend en compte les relations inégalitaires entre les sexes et les sexualités qui impactent l’accès universel à la santé sexuelle. Nous avons fait le choix de construire cette stratégie en concertation avec les acteurs de terrain, ce qui a permis d’identifier de grandes priorités qui recouvrent l’ensemble des territoires :

La promotion de la santé et de la prévention, en agissant tôt et fortement sur tout ce qui a une influence sur notre santé ;

La promotion des droits humains et leur traduction dans la législation : refuser les discriminations, lutter pour l’égalité entre les femmes et les hommes, promouvoir l’approche centrée sur la personne dans son environnement, et une approche éthique ;

Organiser les soins autour des patients et en garantir l’égal accès ;

Contribuer à la démocratie sanitaire ;

Lutter contre les inégalités sociales et territoriales en misant sur la déconcentration des politiques publiques.

Elle s’adresse à l’ensemble de la population, articulant les interventions des professionnels, services et établissements d’un territoire autour de parcours dans lesquels la personne est un acteur de sa santé.

Décès ou séparation : La rupture conjugale conduit le plus souvent à un appauvrissement des personnes concernées, conséquence notamment à l’obligation d’avoir deux logements (pour les séparations) et à la perte des économies d’échelle liées à la cohabitation. Comme une partie de ces ménages a des revenus professionnels limités et des charges significatives résultant de la séparation (ou du décès), nombre d’entre eux vivent très modestement, voire sont au-dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire qu’ils ont – tous revenus et prestations sociales et fiscales compris – moins de 977 euros par unité de consommation pour vivre. Ainsi près d’un tiers des familles monoparentales sont pauvres. Et cet appauvrissement est souvent durable puisque la durée de l’isolement de ces parents est parfois longue : quatre ans après la rupture, moins de la moitié des pères et seulement 28 % des mères ont constitué un nouveau couple – qui sera pérenne ou pas. Il est donc logique que ces ménages bénéficient de prestations sociales et fiscales qui réduisent cette pauvreté.

Haut conseil de la famille – Rapport du 10 avril 2014

Catégories Non classé

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close