2022 – Une dédicace tranquille

La vie est une histoire de rencontres. Certaines s’inscrivent avec évidence et élégance au chapitre des beaux souvenirs. D’autres se quittent sans regrets.

Epilogue d’un RSA-YSTE SENIOR

Tout ce qui touche à mon espace intimiste, je ne le dévoile que par métaphores… Enfant je n’avais pas de rêve particulier. Lorsque que j’ai acquis quelques connaissances et qualités d’observance j’ai également entrevu que le mammifère bipède de type mâle ou femelle est atteint de trop de jalousie, d’égocentrisme et d’insincérité patente pour me laisser envisager adhérer à ses tricheries et passions tristes… ; et surtout à lui faire confiance aveugle. Dans quelques temps je vais m’éloigner de certains personnages de veules pensées, et réactions… Ce nouveau lieu, me permettra, certainement, de finir mon premier manuscrit  » La clé du temps des murmures », véritablement, commencé en janvier 2013…

J’ai, réellement, commencé à écrire lorsque je fus exclu de la grande cité lyonnaise à cheval sur deux fleuves. Après neuf ans afférés à cet exercice je fis le constat suivant : Que ce soit dans la cité ou en milieu rural : le délire de mentir s’attrape comme la gale.

Début janvier 2013 – Avenir en temps de changement

Essayez de vivre avec moins de 500 € mensuel pendant huit ans…, et vous comprendrez, peut-être que sans minimum vital, digne d’une existence honorable, les horizons en liberté n’ont plus aucun sens existentiel, hormis, peut-être, l’un des moins hagards en celui de résister à la colère, par l’écriture, envers un système chaotique, individualiste et délétère… Voire pire.

Je souhaitais juste retrouver un emploi dans mon domaine d’expérience afin de terminer ma carrière professionnelle et ainsi à pouvoir disposer de la totalité de mes trimestres afférant à une retraite complète, qui m’aurait permis d’avoir un revenu de retraite d’environ : 1 700 €/mois. Ce ne fut pas le cas. Après 36 années à avoir été un bon « petit soldat » dans ce système de bien(s) et services marchands, j’étais, à 54 ans, devenu chômeur senior affilié au statut du Revenu de Solidarité Actif – RSA.

Avec du recul par rapport aux évènements aliénés à la grande cité lyonnaise à cheval sur deux fleuves, ainsi qu’activités « humaines » exercées dans d’autres métropoles, je me suis mis à penser que mon exclusion du système citadin suivi par l’aménagement d’un nouveau lieu de résidence, en août 2013, situé à 800 m d’altitude sur une colline de la Loire ne fut pas chose néfaste, mais plutôt salutaire… et arrivée au bon moment.

Plus que le commun des hybridations grégaires à ne pouvoir y émettre attentions suffisantes en devoirs d’engagement particuliers envers un authentique humanisme était la falsification des tares dans un e-commerce, à vacuité de doctes, pourvus à un militantisme anti-pluridisciplinaire, où sous couvert d’inattention Big Brother était en train de vaciller sous les coups des applicateurs et applicatrices de B To B, en Bla-Bla des nouveaux monnayeurs d’esclavagisme sans chaînes apparentes… Quelles bandes de sots, inconscients et inconscientes quant à la facture en solde usurière de leurs enfants…

Le genre humain ; de type mâle ou femelle, est-il une curieuse composition entre mots (maux) paradoxaux… ?

Rien ne change vraiment,

Une idée, d’aventure, c’est enthousiasmant,

Mais pour aller où ? Avec qui… Et quand ?

Je suis libre de vouloir !

Ce n’est pas de ma faute, c’est à cause de mon cerveau, de ma névrose vis-à-vis de ce système sociétal.

Cela change-t-il votre état, votre corps, votre milieu d’existence, votre personnalité, vos choix ou votre libre arbitre… ? Si non, alors confrontons objectivement nos névroses en bonnes devises, au nom du bien commun, d’une véritable République démocratique dans le cadre des Droits de l’homme, de la femme et de l’enfance, comme il en devrait être du respect du monde naturel du et des vivants…

Sinon, alors, fuyez la liberté d’expressions ! Sait-on jamais, vous risqueriez, peut-être, la compromission envers la liberté d’opinion dont vous ne réussissez à en comprendre les fondements de l’expression…

Les démons, les merveilles, les étapes perdantes,

Les grandes causes, les mauvaises raisons…

Ils & elles se sont bien tenus(es)…

Il m’avait fallu accepter multiples changements, tant dans ma vie personnelle qu’en celle professionnelle. Plusieurs étapes, plus ou moins, marquantes, comme il en fut pour hommes et femmes du passé et en est certainement, encore, pour grand nombre de mes contemporains, avaient modelé ma perception quant à ma position dans les différentes zones existentielles parcourues lors des six décennies précédant cette future période s’immisçant doucement aux courbes de mon horizon. J’avais, depuis juillet 2013, posé mes valises dans cette vieille demeure située sur une colline de la Loire où le fil du temps m’avait apporté quelques belles formes de sérénité, en contre-mesure des quatre décennies vécues dans la grande cité lyonnaise à cheval sur deux fleuves, dont je ne regrettai aucune des passades ayant jalonné le cours de ma vie.

Depuis le début de l’année 2020, je m’étais rapproché de l’administration gestionnaire des retraites. Je m’y étais pris à l’avance afin de ne pas être soumis aux pires infortunes affectées à ma carrière hachée, ainsi que la potentielle incompréhension affiliée aux discordances entre mon parcours de RSA-YSTE durant les sept années précédentes et mon statut séquencé aux droits sociaux en ressources attachées à ma cessation d’activité, véritablement intervenue, à 54 ans, à l’aube de la deuxième décennie battant la première partie du XXIe siècle. J’étais dans une situation financière affiliée aux Minimums Sociaux. À la rentrée 2019, après tous les évènements sociaux, marqués par les manifestations de fin d’année 2018 et le premier trimestre 2019, le grand débat national, et les nouvelles inepties politiques envers certaines personnes et communautés de « sans emploi », précaires, « sans dents », fainéants, et riens se trouvant dans un cas similaire au mien, ayant pourtant œuvré, pendant des années, dans ce système d’échanges de bien(s) et services de la meilleure façon possible, malgré les contraintes affichées à leur propre existence, les dispositions législatives, et celles en Droits et Devoirs de la société française, j’avais acquis une notable forme de dégoût. Particulièrement, envers le manque de discernement intellectuel et défaut d’examen social économique entre des diverses dissidences, qui n’ayant que peu d’attentions sincères et de considération envers d’autres formes de collectivisme, voire quelque configuration intercommunautaire, s’exerçaient piteusement à établir une législation en uniques pansements politiciens ; fonctions du pourcentage d’appétences indispensables à leur maintien dans hautes chaires du pouvoir, sans se soucier de la diversité des conditions d’existence d’une partie de leurs congénères éloignée du centre des magnificences en intérêts urbains.

J’avais l’impression depuis plusieurs années que la société française avait pris – comme autres entreprises « humaines » – une direction individualiste de moins en moins propice au maintien des droits de l’homme, de la femme et de l’enfance qui n’ayant plus assignation aux chapitres de l’histoire citoyenne française tournait vers une vile parodie de justice-sociale, tant pour la génération des entrants dans la vie active que pour une part grandissante de celles et ceux ayant dépassé la cinquantaine. Les premiers par une sélection en manque d’expérience et/ou insuffisance de diplômes supérieurs et pour les seconds une éviction du monde du travail avant l’heure des revenus en probité d’une retraite honorable, pour le reste de leur existence citadine, banlieusarde ou rurale. La seule référence était devenue celle des grandes métropoles en manne de richesses au détriment d’autres territoires en désuétude d’emplois et donc insolvable avec les équilibres budgétaires affectés aux dimensions sociologiques, technologiques et économiques des sociétés modernes en constante métamorphose. Les dispositions législatives du gouvernement, en place, comme certainement en d’autres temps, ainsi que les générations happées par les nouvelles technologies dont les bases scientifiques se détournaient invariablement de leurs utilités au service d’une sociologie plus apte au discernement, me semblaient dénuées d’une quelconque propension analytique du travail manuel des actifs s’étant cassés les « reins », tout au long de leurs activités et emplois, qui arrivés à l’aube de leur mise en retraite avaient quelques craintes à devoir, encore, subir, sans réelle concertation, les affres conformistes d’une thésaurisation financière quant à leurs futurs revenus en suite de leur carrière professionnelle.

Tout cela dans un système propice à la soustraction de leur expérience, savoir-faire et savoir-être instruits par des technocrates procédant sans relâche, depuis plus de quarante ans, à l’exclusion des franges de la population considérées, par ces experts en toutes matières et génies en gestion sociale économique, comme inutiles et donc, pour les classes laborieuses, à être, dès leur prime âge, apparié aux facultés d’assimilation, telle une logoatomisation intellectuelle digne des plus empiriques pouvoirs ethnopolitiques et philosophiques en pratiques d’un antihumanisme de bas contes et vils comptes… Et tout cela dans une indifférence siliconée aux technologies de l’information avec piètre synthèse en logique épistémologique et affichages syllogistiques… solidaires. Pourtant, s’intéresser au monde dans lequel nous vivons n’est-il pas un prérequis pour que nous puissions y trouver la société idéale dans laquelle nous souhaiterions vivre ?

Participer à sa mise en place n’est-il pas le meilleur moyen d’y parvenir ? Si la passivité des citoyens est compréhensible dans des dictatures, où toute forme d’expression contradictoire au pouvoir peut entraîner une condamnation à mort, qu’en penser dans les pays démocratiques ? L’expression libre et la même importance que revêt chaque citoyen de par son droit de vote, ne constituent-elles pas des opportunités pour construire une société dans laquelle il fait bon vivre ?

Adhérent au « Pôle Emploi » à partir de février 2013, pendant toutes les années suivantes ; ma recherche d’emploi est restée vaine et non à venue. Après 36 ans d’activité professionnelle, dont 33 dans les domaines de l’industrie et du bâtiment, j’avais acquis le statut de « chômeur de longue durée ». La seule proposition d’emploi fut celle d’Agent Technique auprès des Services Municipaux de St Bonnet le Château. Après ce travail de six mois effectué dans le cadre d’un Contrat Emploi Aidé, même avec toutes mes recherches, mes échanges avec différents organismes ; ainsi que ma bonne volonté à collaborer aux Prestations de Services internes et externes au Pôle Emploi, j’étais redevenu « RSA-YSTE » à temps plein. Bien évidemment, cette période sans emploi ne m’a pas permis de cotiser, suffisamment, aux Caisses de Retraite. J’ai donc décidé, au deuxième trimestre 2019, après analyse de ma propre situation sociale économique au rapport de mon âge, peut-être, conséquent à n’avoir réussi à réintégrer le milieu économico-professionnel, ainsi qu’autres antériorités quelque peu compliquées ; de demander ma retraite anticipée. Outre cette possibilité, de la législation sur les retraites ; au rapport de ma « carrière longue », je ne percevais autre solution à meilleures conditions de vie, sans emploi. En effet, par quelle fonctionnalité, y aurait-il nouvelle dialectologie travailleuse m’autorisant à trouver un emploi, à rémunération digne, sachant que depuis plus de six ans je n’avais eu aucune offre d’emploi en convergence avec les compétences professionnelles, et personnelles d’un chômeur-senior de très longue durée au statut du Revenu de Solidarité Actif – RSA. Et quelle phénoménologie serait en intendance d’apparaître et avoir fonctionnalités utiles, pour ne pas penser que le système social économique ne serait pas devenu totalement incohérent…

Je fis donc recherches nécessaires et utiles afin de vérifier cette possibilité afférente à mon cas… Il me fut signifié réponse négative. Je devais donc attendre 2 ans, car je n’avais pas mon quota de trimestre, et donc aucune possibilité législative ne m’autorisait à entreprendre un plan de fin de carrière tant dans le monde de l’emploi qu’en celui d’une retraite anticipée. Pourtant en tous états de calcul de ma carrière professionnelle et du montant anticipé de ma retraite, même décotée, d’un montant financier toujours supérieur aux 490 € mensuel du RSA… En effet, ayant ouvert un compte d’adhérent, début 2019, auprès du site internet « Ressources retraites » ; j’avais réussi à obtenir mon plan de carrière, depuis son commencement en septembre 1975 et faire établir une estimation de ma future retraite. Il me fut envoyé un tableau détaillé, et ainsi, à sa consultation, pouvoir définir le montant mensuel de ma retraite à partir de 62 ans – en l’état de mes trimestres de cotisation et donc travaillés – d’environ 1 150 €, en comptabilisant les 10 % affiliés à mes trois filles comme les 12 trimestres supplémentaires pour en avoir obtenu la garde principale en 1995. J’avais remarqué sur mon décompte de carrière qu’il manquait quatre trimestres, effectué en 1977.

Après avoir reçu un courriel, de Ressources Retraites, me précisant que les éléments du calcul seraient analysés lors de ma demande effective devant se formuler six mois, maximums, avant mes 62 ans je pris l’instance de préparer mon dossier avec les paramètres dont je disposais et les éléments qu’il m’était possible d’anticiper. J’avais, depuis janvier 2013, hormis ce poste d’agent technique dans le cadre d’un Contrat Emploi Aidé, rémunéré au SMIC, proposé par un prestataire d’aide au retour à l’emploi, accumulé un nombre de trimestres – d’avec ceux dont je pensais normalement bénéficier – pour un total de 141 – et par conséquent un manque de 26 trimestres. Je m’aperçus, plus tard, que la déduction maxi ne pouvait être supérieure à vingt trimestres. Même avec toutes mes démarches utiles et nécessaires à retrouver le chemin de l’emploi je n’avais, depuis février 2013, date de mon inscription au Pôle Emploi, eu aucune proposition en phase avec mon expérience et mon statut de professionnel dans le domaine du second œuvre du bâtiment, notamment le secteur des énergies. J’avais, tout au long de ces années, pris conscience qu’outre les difficultés pour la jeunesse d’entrer dans le monde de l’emploi, j’étais devenu un senior suranné dans le milieu social économique de bien(s) et services marchands. Étais-je trop vieux pour pouvoir exercer un travail, un emploi ou une activité, a rémunération digne et honorable…

N’y aurait-il pas quelques problèmes de mesure et d’échelle dans ce système de recrutement atteint d’une sévère incompréhension en ce qui concerne une véritable sociale-économie respectueuse des lois de la Démocratie Républicaine sans distinction de couleur, de morphisme catégoriel, de croyance ou non-croyance religieuse, d’ethnie, d’opinions politiques… ; et de cours sociofinanciers. En France, les proportionnalités des personnes inscrites au Pôle Emploi furent établies, en 2017, par 24 % pour les moins de 25 ans et 25 % des seniors. En 2018, plus d’un million cinq cent mille personnes étaient au RSA. Elles étaient, environ, 600 000 en 2014. Nombre conséquent de sociétés et entreprises, de par leur service de Ressources Humaines, ont fait en sorte, dans leurs offres d’emploi, que les plus de 55 ans ne soient plus véritablement représentés. Sans compter celles sans réel fondement professionnel au rapport de la proposition. Ces exclus(es) du secteur social économique et de l’employabilité sont-ils devenus obsolètes, voire inutiles ? N’ont-ils plus de perspectives dans ce système social économique et culturel ? Ne serait-ce pas, en ces sociétés modernes, une forme de ségrégationnisme alliée à lois paradoxales du système de bien(s) et services marchands ; afférant à bandes de Méphistophélès frappés au sceau d’un eugénisme intellectuel ?

Dans le cadre de ma recherche d’emploi, fin du mois de février 2019, après avoir répondu à une offre d’emploi de technico-commercial, la réponse qui me fut formulée lors d’un entretien téléphonique, après m’avoir demandé mon âge – depuis quelque temps je ne le spécifiais plus sur mon CV – me donna certitude en ce principe de ghettoïsation instruit, depuis quelques années, par des corporatismes fallacieux, sociétés et entreprises dénuées de réel sens déontologique n’ayant aucune petite éthique sociale économique envers leurs congénères, sauf « bien évidemment » pour les membres de leur clan de falsificateurs associés à vils opportunistes agglutinés au syndrome pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus aisées au détriment de celles dont ils sont issus. J’avais toutefois réussi, sans trop de dégâts psychologiques à traiter ce chapitre de ma vie et ainsi à surseoir au manque de ressources financières, pendant ces années de vache maigre, m’ayant avisé des bienfaits de la lecture et de l’écriture. Était-ce, pour moi, un contrepoison utile à vaincre les tourments d’une vie solitaire ? En partie, certainement. Pour le reste, la solitude me convenait, plutôt bien, depuis cette pause au mont d’un lieu-dit, éloigné de la farouche compétitivité citadine. J’avais également en tête différentes idées m’autorisant à penser que mon extraordinaire maîtresse la VIE, m’indiquera encore, quelques petites portes à ouvrir, avec le souhait évident qu’elle attendrait, sans trop d’usures psychologique et physiologique irréparables, au moins une paire de décennies, avant de fermer la dernière… Jusqu’à présent, elle m’avait préservé de ces graves affections virales qui mettent à mal les fonctions vitales. Celles suffisamment sérieuses qui nous laissent désarmer, apportant souffrance physique et dégradation des organes du corps. Ces maladies qui nous contraignent à nous en remettre aux spécialistes, docteurs et autres praticiens ayant les savoirs utiles contribuant à pouvoir croire que tout n’est pas fini.

Qu’il existe encore une solution nous autorisant à nous remettre en mouvement sans aide autre que notre propre volonté, accompagnée par le désir de poursuivre ce qui nous a fait avancer jusqu’au jour du diagnostic. Cet état physiologique qui parfois réduit considérablement le champ de possibilités de certains d’entre nous. C’est ce bien, devant lequel nous ne sommes pas tous égaux qu’il est important de considérer comme une véritable richesse, et en réalité comme celle première et essentielle au maintien de nos moyens physiques et facultés intellectuelles. Car lorsque la mauvaise santé persiste, un accident tragique survient ou une grave maladie advient, alors les rêves disparaissent, ou tout du moins se positionnent au second plan de notre imaginaire, tant pour nous-mêmes que pour nos proches, parents, enfants, liens d’amitié, relations sentimentales sincères et rapports de couple, ainsi qu’en toute histoire amoureuse. Après quelques maladies infantiles sans séquelles, une grippe à la sortie de l’adolescence pendant laquelle me furent administrés des antibiotiques que je pris – arrêtés trois jours après le début du traitement ; je ne les supportais pas – furent les seules médications absorbées, lors de toutes ces années, hormis des antidouleurs lorsque je contractais microbes et virus hivernaux amenant avec eux leur lancinante cohorte de désagréments et entravant, ainsi, les activités du jour et de la nuit. Je peux donc penser, jusqu’à aujourd’hui, avoir une bonne consistance physiologique, et l’ai toujours fixée comme l’un des plus évidents biens personnels et peut-être un antidote contre les tourments de la vie, l’adversité et toutes ces phénoménologies dévouées à l’action, la mobilité et au mouvement de l’être humain cherchant sans relâche à s’approprier tous ces biens sans autres considérations que ses propres annexions matérialistes, pensant peut-être, par cette incertaine fonction conditionnelle pouvoir se prémunir des agissements du temps, des prédispositions organiques internes et aléas naturels externes à tous corps vivants…

Sorti de la grande métropole Rhône-alpine, le second bienfait qui fut assigné à mon changement de système sociétal était le temps devenu celui de l’observation de ma propre existence au rapport de mon ancien lieu de vie citadin et celui, nouveau, affiché au milieu rural. C’est en principal, ce qui me permit, grâce à cette activité d’écriture alliée à quelques recherches livresques, lectures diverses et variées, liens réseaux et échanges avec celles et ceux que j’aime à nommer : « gens de bien(s) » – avec ou sans « s », de ne pas sombrer dans les méandres psychologiques attirés par le sentiment, après quatre décennies de bons et loyaux services, tant professionnels, personnels, sociologiques, fraternels, etc. ; portés par l’effet de sincérité du mieux qu’il se peut, d’être devenu paria de la grande (Ï) cité, comme si les années vécues avaient transformé le fondement de ma pensée quant aux relations philosophico-sociologiques entre les différentes communautés. Je ne saurais avoir certitude flagrante en ce passé, et cela ne prouve rien, lorsque l’on aime, encore, la vie… Et donc, ce fut, je pense, la véritable devise en tant que moteur suffisant, depuis cette fin d’année 2012, pour ne pas baisser les bras, et après que mes filles furent depuis leur naissance, le plus bel incitateur de motivation…

Si nos existences étaient devenues autres que celles acoquinées aux liens proches entre un papa et ses filles, les accords fraternels demeuraient, et demeurent encore ; même si l’éloignement physique est présent et devenu plus insistant depuis l’apparition du Covid 19. Elles avaient, toutes les trois, réussi à intégrer le milieu social économique et commencé plusieurs années auparavant à construire leur propre zone de confort, avec leur compagnon respectif. Par conséquent, ma ligne d’horizon, depuis la fin de la dernière décennie, s’était notablement éclaircie… Après avoir effectué un dernier travail, dans mon domaine professionnel du second œuvre du bâtiment, proposé par de pseudos amis, avec lesquels j’étais en relation depuis plus de deux ans, je me suis retrouvé dans des conditions afférentes à celles d’un SDF.

J’en étais, pour partie, certainement responsable, particulièrement pour avoir fait des choix hasardeux et non moins sujet à risques envers quelques invraisemblances attachés à existence plus sécure. Mais bon, je considérais la liberté comme une des conditions essentielles à la suite de mon parcours. Je ne voulais plus des contraintes liées à ce que certaines histoires pouvaient m’alléguer et imposer de suffisamment tendancieux pour en éteindre les meilleures formes d’indépendance. Et cela, lorsque l’on ne dispose pas de revenus financiers suffisants et au moins un toit contre les éléments extérieurs, il devient évident de penser que le visage d’une vie libre a naturellement un certain prix. Effectivement, j’avais déjà quitté mon dernier appartement en décembre 2011, pour aller vivre avec la femme que j’avais connue au cours de l’été 2008. J’avais bien estimé son souhait à vivre ensemble. Ce désir m’apparaissait sous la forme d’une fabuleuse et extraordinaire sincérité. C’est sans doute cette perception qui m’a fait agir en ce sens. Depuis quelque temps, j’avais de plus en plus de difficultés à vivre au quotidien avec une femme. Par ce nouvel amour, j’ai donc changé, en cet hiver, mon style de vie. Ce fut, une erreur, d’abandonner mon petit appartement, situé dans le quartier de Monchat, à Lyon, pour aller faire vie commune avec M…, à Meyzieu. Au mois de mai 2012, il y eut distension suffisamment importante, pour sonner le glas signifiant la fin de cette dernière, véritable, histoire d’amour. Je n’avais donc plus d’habitat, et par conséquent, étais réellement devenu, un « sans domicile fixe ». Heureusement, une de mes filles m’ouvrit sa porte, comme elle l’avait déjà fait envers son père, qui depuis le décès de sa compagne, en février 2001, avait souvent pris des chemins de traverse, tel un vagabond, ayant perdu quelques bases, quant au véritable sens de la sérénité.

La connexion avec un nouveau lieu de résidant se fit, après l’été 2012, lorsque je commençais un chantier situé dans cette station de sport d’hiver localisée dans le département de la Haute-Savoie. En effet bénéfique, cela me permit de disposer d’un appartement loué pour le temps de l’exécution des travaux, et dans lequel je restais les week-ends. Cet état de résidence dura, jusqu’au 31 décembre 2012. Je partis de Val d’Isère en fin de matinée, je rejoignis la cité lyonnaise, tout en me disant qu’il allait être impossible de retourner vivre chez une de mes filles. Malgré cette pensée, j’étais heureux de les revoir et de passer ce jour de l’an avec elles, leurs compagnons et ma petite fille. Pour le reste, j’étais suffisamment confiant – ou stupide ? – envers mon extraordinaire maîtresse la « VIE »… pour pouvoir imager qu’elle m’ouvrirait encore une petite porte m’autorisant quelque meilleure voie quant à ma future réalité…

Ce 1er janvier 2013, une de mes trois « petites devenirs » m’avait dit : « Papa ; viens à Valence avec Stéphane et moi en attendant de pouvoir te retourner ! ». Ce que je fis avec un immense bonheur intérieur par ce que j’entrevis en ces quelques mots émis, tout en n’oubliant pas que ses deux sœurs avaient déjà eu de belles attentions envers moi, lors de certaines périodes de ma vie marquées par quelques formes de déraison. Ce phénomène m’avait permis de vivre quelques belles histoires de rencontres, d’attachements et de libertés et m’avait maintenu proche des lignes vertueuses des belles émotions acoquinées aux merveilleuses sensations d’elles, et surtout protégé contre l’oubli de l’essentiel dont une partie se trouvait proche de mes trois « petites apprenties ». Avec la présence de cette petite voix, m’ayant souvent murmuré tout au long des années précédentes : « Tes filles n’ont pas encore tout à fait acquis la liberté de croire, d’aimer et de partir vers des espaces un peu plus loin que le tien. Elles ont encore besoin de toi, continue encore le chemin avec elles ! Ou tout du moins, fais en sorte qu’elles aient toujours envers toi la véritable image d’un “papa” ». Et aujourd’hui, j’avais cette belle sensation qu’elles avaient toutes les trois réussie à intégrer l’espace social économique et composé leurs propres dimensions de confort, accompagnées par cet esprit de fratrie, également présent chez leur compagnon. Cette vision me permettait de prétendre à mon propre espace de vie teinté des quelques couleurs suffisamment sereines, m’autorisant à recommencer à écouter les sons du Monde, par la lecture, la recherche et la visualisation des savoirs nécessaires aux possibles compréhensions ontologiques, épistémologiques, éthiques et poétiques présentes en ses dimensions physiques, philosophiques, sociologiques et culturelles…

Je me devais donc pendant les mois suivants, de me consacrer principalement à la réédition de toutes ces bases de vie inculquées par celles et ceux d’avant, et de maintenant qui pour certaines ne convenaient pas à l’acceptable chemin imaginé pour ma possible future « biographie » et dont la première à effectuer, malgré cette vision personnelle, en était assurément celle de retrouver un travail ou emploi, source d’un possible revenu financier essentiel à la reconstruction de mon château de sable dont certaines de ses pièces étaient atteintes d’un virus inconnu s’acharnant à en pratiquer une méthodique déconstruction avec cette force tranquille me laissant entrevoir qu’il avait tout son temps pour achever cette besogne, a contrario du vent, qui ces dernières saisons avait soufflé très fort avec pour conséquence l’envolée de la majeure partie des tuiles du toit, laissant par cette dégradation apparaître quelques brèches dans cet assemblage en tant que barrière aux mauvais éléments et notamment ceux liés aux forces présentes en certaines exécrables désillusions par déconfiture d’aventures, et courants contraires où le froid hivernal commençait, en cette fin d’octobre 2013, à faire son apparition, sur ma nouvelle zone de tranquillité…

Peut-être pour me faire comprendre qu’il était nécessaire et temps de trouver un contre poison à cet envahisseur sournois source de l’obscurcissement de mes horizons, avant qu’il ne commence à l’intérieur de moi, son travail de sape, avec tous les dégâts qu’il m’était possible d’envisager. Il me semblait également que le compte du passif était déjà suffisamment garni, pour croire qu’il avait atteint son quota de lapalissades… Ces activités n’allaient certainement pas remplir tout mon espace-temps, et je tenais aussi à préserver quelques intervalles supposés intéressants et passionnants nés de la nouvelle conceptualisation de ma vie. J’avais, depuis que mon extraordinaire maîtresse, la VIE, m’avait ouvert une autre porte quant à mon futur état d’activités, commencé cet exercice didactique par quelques recherches livresques, ce qui me permit d’entamer un nouvel apprentissage. Je ne savais pas où cela allait me mener.

Par autres contraintes liées à mon ancienne existence citadine, je n’avais réussi à trouver, jusqu’à présent, les moments de sérénité utiles à œuvrer dans le secteur de la transcription rédactionnelle. Même, si je posais de temps en temps sur des feuilles volantes quelques idées sur ces choses de la vie, je n’étais pas en position d’en composer un manuscrit, quel qu’il soit.

En ce début 2013, le temps étant devenu plus respectueux des limitations du mien, je pouvais, sans trop de déraisons, imaginer la réouverture de quelques livres, de tous traitements, laissés sur la table de chevet par priorités attachées à mon ancienne position existentielle. J’ouvris les philosophes, les économistes, les sociologues, versificateurs et autres sémiotiques alliées des fables de la Fontaine, poètes et poétesses. Rebattu les scientifiques, l’épistémologie, l’ontologie, la psychologie, quelques théologies, ainsi qu’une partie de la littérature des temps immémoriaux des Lumières, accompagnés de quelques mythologies, syllogismes, métaphores et paralogismes. Je ne lisais que très peu de roman. Je lus complètement : Désolée, je suis attendue – A. M-Lugand. Mon inextinguible curiosité avait, maintenant, possibilité de s’exprimer sans autres discriminations que celle de mon propre manque d’études qui était devenu le simple temps de l’analyse assujettie à la lucarne de mes discernements en échanges virtuels créditée par la consultation d’encyclopédies papier et numériques. J’aimais ces affairements textuels et grammaticaux, consultations lexicographiques et ardeurs quant aux définitions dialectologiques m’autorisant, peut-être, à considérer les évènements de ma propre vie contractée au système d’échanges de biens et services marchands.Je commençais à savourer les mots de la langue française, notamment par la composition de vers libérés des cadres conformismes fixés aux démiurges de la pensée cerclée à l’élitisme fermé.

En commencement de mon manuscrit, « La clé du temps des murmures » ; j’écrivis mon premier poème – Inextinguible – lors d’un voyage en train pour rejoindre, le temps d’un week-end, mes filles, ma p’tite fille, leurs compagnons respectifs, et rendre visite aux quelques amitiés conservées au gré des tourments et joies vécues dans la grande cité lyonnaise à cheval sur deux fleuves. Tous ces évènements passés et présents donnaient, tout doucement, texture à mon appétence envers l’écriture et, peut-être, une efficiente forme de compréhension mémorielle ; en futur, du temps sans cariatides…

Inextinguible

Tant de fois, je souhaitais te sortir de ce lieu

Sans force, mais juste avec précaution utile

Afin de t’indiquer un avenir moins sombre

Un beau lieu pour toi, et les êtres que tu aimes

Cette porte si dure à ouvrir par trop de clés jetées

Tu n’y crois plus depuis trop de profondes blessures

Le pessimisme est devenu depuis tant de temps

Ton compagnon de grisaille et de désespoir

Ne peux-tu pas ou ne veux-tu plus imaginer

Qu’il existe une douce et paisible clairière

Où court au milieu une eau tranquille et limpide

Afin que je puisse enfin me poser près de toi

Pour te murmurer que la vie est une opportune

Qu’elle attend toujours des nuits et des jours meilleurs

Que mon optimisme t’indiquera le bon passage

Afin de voir et ressentir le bon sens du vent

Et tu entendras au loin les sons de la défaite

Car ton optimisme retrouvé les effacera

Le pouvoir de l’esprit brillera à nouveau

En toi et autour, tu envisageras le mieux

Tu verras que l’optimisme engendre l’optimisme

Tout ce qui se ressemble en ce lieu s’assemble

Et lorsque ton regard sur la vie sera juste

Il créera le beau, le bon et le bien tout autour

Et s’il est entouré d’espoir et d’attention

Cette minuscule étincelle s’embrasera

Grandira, grandira jusqu’à ce que tu brûles

Du feu de l’esprit qui lui est inextinguible

2021 – Mémoire d’un RSA-YSTE SENIOR

https://lamarante-des-artisans-francais.com/2021/09/15/memoire-dun-rsa-yste-senior/

La coordination est : “ l’agencement des parties d’un tout selon un plan logique pour une fin donnée ”. Alain Rey

Clanisme : « Comportement de personnes unies par une parenté de type clanique et qui recherchent leur intérêt commun sans se préoccuper des règles sociales et des lois. »

Ce n’est pas que je n’aime pas certains de mes congénères… Mais comme pour les religions, les traîtres de Marais comme de traboules et les insincères, de leurs avances, je préfère m’en être éloigné et n’y plus souscrire.

J’ai pris bonne note… Que ce soit dans la cité ou en milieu rural : le délire de mentir s’attrape comme la gale

Derrière l’incantation

Qu’avez-vous gardé, sous vos mains proscrites de l’inaccessible objet du désir, derrière vos paupières fermées devant les tragiques besognes de celles et ceux qui voulurent quelques bienséances, que je ne puisse imaginer des chemins de souvenir ; où aujourd’hui, à l’automne de mes sentiments s’étiolent le bruissement des feuilles de liaisons ?

Ni les présences qui nous sont connues ni derrière les paravents de babioles, n’y parurent l’ordre des idées humanistes comme celui des choses de la vie de l’homme.

Ni même la connaissance parfaite de la Terre, de ses biosystèmes et écosystèmes comme de la grave mention cognitive qui s’en tient de celles et ceux voués à une personnification en déification de la somme des inconstances incantatoires n’y pouvait, peut et pourrait sauver la justice de la terreur intellectuelle de la prédation des voraces refusant les lois de la physique de la matière comme les règles de la conservation du mouvement en limites positive et négative de l’homme quant à l’hypertrophie en possession des objets comme des sujets dans notre monde fini.

Il n’est point de pire remède que de laisser croire fermement qu’un seul réussirait à réunifier ce qu’il reste des sciences humaines à reprendre l’œuvre au point où la nature l’eut réalisée d’avant le résultat des espaces artificialisés par la productivité des insatiables. C’est toujours en atrophiant les pôles de leur substance en flux vitale au profit d’un autre qui font les êtres incomplets d’avec une sujétion psychologique envers fonctions honteuses des armes législatives comme celles d’une communication invectivée aux seuls moyens sans but véritable, hormis les fonctions d’accaparement impérieux.

Sans doute le sujet sachant et pensant sera pour longs temps, encore, limité mais le pouvoir illimité, et par le contrecoup du savoir acquis par l’humanité ayant amené la croyance à une « race » supérieure qui dans cette création anachronique aurait, seule elle, le droit de gouverner les sensibilités singulières de l’être humain.

DEMEURES EN SURSIS

Je vous vois, longues ombres étendues au couchant de l’existence, derniers solstices, je ne sais plus qui songent encore.

Je vous entends, tristes petites choses ridicules sur vos chaises de bréviaire, piètres acquis, je ne sais plus qui ment, encore.

Retenez-moi de compter ce qu’il reste des années, des sales besognes soumises au silence des vices.

Là où, souvent, naissent les mains de rancœur, crissements du vent d’hiver sur les boiseries gonflées de gel.

Voilà pourquoi je parle de vous, vieilles badernes, oublieux de vos rêves d’enfant, nulle clef, nulle serrure.

Nulle porte entrouverte au seuil des entendements, même sang-froid que des vipères lovées aux mesures de fiel.

De vous, de moi, qui est le plus désenchanté lorsque crépitent les cris de quelques bouches dévisageant vos deniers d’horion.

Nul sort, que de vivre loin de vous, ristournes en gageures de veules manigances, saisons sans oiseaux-fées.

D’une aile haute comme d’un œil vigilant, écoutez, vils ruraux sans livres sur l’étagère, les mots humiliés.

Entendez les dires irrités du jour, démons nuit, quand le passage d’un nuage obscurcit le scintillement de l’eau.

Sentez venir le chant, signes amicaux, à demi vers, ici, à la porte d’entrée où la mémoire ne se déguise pas en statut borgne.

Comme un feu élevé sur l’horizon des justes tendances, l’ordre des grandes floraisons entre les galets de la rivière sans retour.

Vivriez-vous, vos dernières années sous le joug d’un rite calqué aux tours d’ivoire, consanguinité, demeures en sursis.

Je vous plains, minables boucliers de cendres fourvoyant l’avenir des veilleuses, dans l’âtre des cheminées empoisonnées.

Je forme un vœu, éternel, que de ne jamais croire au gargarisme des promesses messianiques, en méthode d’usurpateurs.

Toute valeur ajoutée homogène se définie par tous ces citoyens et citoyennes proches de la juste conscience intelligible lorsqu’elle est exercée avec lucidité, sincérité, honnêteté, accompagnée par tout l’amour et la déontologie des savoir-faire afin qu’ils, elles, puissent aspirer à ce que cela devienne un art de vivre… Pour les générations arrivantes ! Et celles en partances…

L’entreprise ne fait pas les femmes et les hommes !

Ceux sont les écosystèmes sociétaux de ceux et celles d’avant et de maintenant qui les éduquent, les imaginent, les composent, les ordonnent et les font vivre, afin qu’ils, elles participent par l’addition de leurs savoir-faire et compétences particulières à l’évolution de la belle sensibilité socio-économico-culturelle du savoir être dans les sociétés et entreprises du Monde.

Lorsque la société soi-disant évoluée inhibe trop tôt les rêves de sa jeunesse, et maintient trop longtemps une grande partie des générations précédentes dans le cauchemar des désillusions, elle ne saurait évoluer vers autres chemins que ceux du désespoir… De la rancœur… Et de l’indifférente violence… Psychologique… Où celle physique risque parfois malheureusement d’apparaître…

Nous avons assez de religion pour haïr et persécuter, et nous n’en avons pas assez pour aimer et pour secourir. Voltaire, Traité sur la tolérance, 1763

Les geôliers modernes

Ne pas briser les injonctions de barreaux

Ceux dressés par des valentins verticaux

N’avez-vous vu les pensées horizontales

Prisme d’existences courbées sous tables.

Inquisition de bannières aux ouvertures sans balles

Tanières pour chiens et chiennes de kabbales

Érudition sans chattes postées sur toits brûlants

Pantins girouette figés aux murs des pédants.

Vous sans imaginaire ficelés sous package d’aires

Nullité figée aux parcours des poisons d’air

Pas panser hors des chaires frappées aux parallèles

Pas penser aux vagues, éléments ; proportionnelles.

Gris atours de néo-geôliers sans dimensions cessibles

Translatez vos postérieurs aux prestations constructives

Loin des lois fourguées aux vecteurs de torture

Perception de parchemins en collusions de parure.

Éclat des toilettes et des bijoux, chapeaux soulevés, saluts militaires : toute une société paradait ainsi pendant deux ou trois heures pour se montrer, tout dans un rituel processionnaire.

Hurlement des mots sur la pierre lisse des mémoires tremblantes, j’y revisitais, avec délectation, les déterminants allégés des poids de l’usure afin qu’il n’y reste que les souvenirs des chemins de cailloux flirtant aux abords des buissons, après avoir cheminé sur les trottoirs longs des grandes avenues de la cité, à cheval sur deux fleuves, dont les souvenirs resteront dans les méandres de ma mémoire, comme au cœur de mes émois

Je n’éprouve pas cette douleur en tant que César Vallejo. Je ne souffre pas à présent en tant qu’artiste, en tant qu’homme ni même comme simple être vivant. Je n’éprouve pas cette douleur en tant que catholique, mahométan ou athée. Aujourd’hui, je souffre simplement. Si je ne me nommais pas César Vallejo, je sentirais aussi cette douleur. Si je n’étais pas artiste, je l’éprouverais aussi.

Si je n’étais ni catholique, ni athée, ni mahométan, je l’éprouverais aussi. Aujourd’hui, je souffre de plus bas. Aujourd’hui, je souffre simplement. » « Je vais parler de l’espérance. » César Vallejo

« César Vallejo est mort, tous le frappaient sans qu’il leur ait rien fait ; on le tapait dur avec un bâton et dur aussi avec une corde ; en sont témoins tous les jeudis et les os humérus, la solitude, la pluie, les chemins… » La comparaison avec Godot n’est pas fortuite, évidemment…

Quand il composait sa pièce, Beckett travaillait pour l’UNESCO et sa tâche était de fournir une version de poèmes latino-américains en anglais (il devait en résulter, en 1958, une anthologie de la seule poésie mexicaine, assemblée par Octavio Paz). C’est sans aucun doute avec Trilce que Vallejo forge définitivement sa voix.

Plus aucune discussion avec le dieu déserteur d’humanité.

À l’instar de Pablo Neruda comme de Rubén Darío, Vallejo est une figure majeure de la poésie américaine d’expression hispanique. Il partage avec eux une origine curieuse : rien ne prédisposait ces trois hommes à ce destin littéraire.

Il est né dans son hameau de montagne d’une lignée singulière, Darío est un enfant illégitime issu d’un village isolé du Nicaragua, et Neruda le fils d’un employé des chemins de fer d’une région perdue du Chili.

César Vallejo par Auxeméry – Article paru dans Poezibao, juin 2009

Nous nous souviendrons

Nous nous souviendrons, longtemps, de vos leçons formatées aux experts tordus, celles, maudites ; mandatées cyniquement, à l’usure des desseins parfumés aux couleurs solidaires,

Doctes fournis aux mains travailleuses,

Détournées par l’ombre brune ;

Désaffectées de l’oiseau pluvier.

Fragrances laissées aux abords des rives désenchantées, où l’eau s’évapore dans l’azur vicié.

N’avouerez-vous, jamais, qu’il ne saurait exister écosystèmes équilibrés sans reconnaissance de ce qui sépara la lumière des fiers(es) rebelles de la servitude des mornes aptitudes ? Démons sombres, un visage, soudain, rit dans les bouffées des flammes cernâtes,

Le cercle des syncrétismes vaporisé aux cauchemardesques arômes ; habits sans mémoire, nous nous souviendrons longtemps de ce qui ne fit qu’odorantes espérances palpées par les courrais de lèche-vitrine… encensées des vitraux de l’obscurantisme…

Le genre humain ; de type mâle ou femelle, est-il une curieuse composition entre mots (maux) paradoxaux, afin de…, pouvoir ; peut-être, aller jusqu’à disloquer la nature et démembrer son propre univers… L’indifférence est-elle le plus bas degré de la liberté… ; entre Orgueil, Emprise, Usure et Félonie ?

Qu’il y eût quelques différences de compréhension entre la vérité et l’erreur entre la véracité et le mensonge, personne ne peut le nier. Mais, en toutes circonstances, la sincérité vaut toujours mieux que préférer tricheries, lâchetés et aliénation sournoise de petits « meurtres » entre amis(es).

LES FEUX ECARLATES

Il dut y avoir des regards en coin

Lorsque je vous voyais rire au loin

Fontaines de jouvence aux lèvres humides

Leurs eaux ne chantent plus aux ardentes rimes.

Sur la scène où naissent les voix terreuses

Les jalousies barrent les vives meneuses

Blessures d’antan cernées aux conjectures

Elles se sont tues aux soins des surpiqures.

Vous feignez de dormir sur vos deux oreilles

Sur votre lit au fond de la chambre

Insatisfaction fourbie aux soins lisses

Elles n’ont plus les couleurs écarlates.

Je vous voyais par-dessus mon épaule

Belle du jour maudire les nuits sans aubes

Terminologie des revues sans folies

Comme finesses parties aux horizons salis.

Puis le silence d’une ocre journée sans fin

Je n’ai oublié vos aspirations

Celles entonnées à la tombée des songes

Où tremblent encore les incertains rêves.

Vous ne vouliez confier vos nus désirs

Ceux frémissants à l’approche du plaisir

Chaste renfrognée aux impostures d’avant

Elles ont brisées vos songes effervescents.

Ressassement en feuilles d’histoire achevées

Nous ne pouvons remanier l’inachevé.

Oh terrible croyance : l’amour infini

Tant des tenants à jeunes excitations

Que des aboutissants en vieil usages ;

Le manque, de temps en temps, est salutaire

Habitudes aguerrissent les fleurs mortelles,

Possession et jalousies cerclées d’aubépines,

Passions malhabiles en cœurs d’épines,

L’accord premier fut-il source anonyme… ?

Elle hurle, la liberté, aux chastes combles

Celle qui n’a de cesse de respecter l’autre

Comme des attentions envers frêles destins ;

Elle saigne, cadenassées, aux signes larcins.

Je vous ai connu, belles cinquantenaires,

Libérées de vos chaînes en instances mères

Une fois vos enfants, à vos côtés, grandis

Pouvant, à cet instant de vie, choisir.

Quel bonheur de vous avoir rencontrées

Cadeau reçu d’après nos aléas communs

Je revis à vos allants, brillantes reines,

Fiers accoquinâtes charnelles, sans pudeur.

Votre nom, pour la mémoire amoureuse,

Un songe, rumeur d’une flamme somptueuse,

Dans les sinuosités de mon corps,

Elle me parle encore des vermeilles lueurs.

À fleur d’évidences

Rien n’est plus incertain que la conscience

La sagesse maîtresse par ses mots affiliés

Murmura aux oreilles de son estudiantin(e) :

« Nous nous laissons souvent séduire,

Et sans fondement sur la belle vision,

Comme tout à chacun et chacune,

D’une certitude nouvellement née,

Croyons fort aisément,

À ce que nous craignons des plus grands désastres

Et désirons du plus grand des plaisirs… »

Michel Asti – Mémoire d’un RSA-YSTE senior

LA GRANDE LESSIVE

Oh la terrible et surprenante odeur de viande qui meurt c’est l’été et pourtant les feuilles des arbres du jardin tombent et crèvent comme si c’était l’automne…

Cette odeur vient du pavillon où demeure monsieur Edmond chef de famille chef de bureau c’est le jour de la lessive et c’est l’odeur de la famille et le chef de famille chef de bureau dans son pavillon de chef-lieu de canton va et vient autour du baquet familial et répète sa formule favorite

Il faut laver son linge sale en famille et toute la famille glousse d’horreur de honte frémit et brosse et frotte et brosse le chat voudrait bien s’en aller tout cela lui lève le cœur le cœur du petit chat de la maison mais la porte est cadenassée alors le pauvre petit chat dégueule

le pauvre petit morceau de cœur

que la veille il avait mangé

de vieux portefeuilles flottent dans l’eau du baquet

et puis des scapulaires… des suspensoirs…

des bonnets de nuit… des bonnets de police…

des polices d’assurance… des livres de comptes…

des lettres d’amour où il est question d’argent

des lettres anonymes où il est question d’amour

une rosette de la légion d’honneur

de vieux morceaux de coton à oreille

des rubans

une soutane

un caleçon de vaudeville

une robe de mariée

une feuille de vigne

une blouse d’infirmière

un corset d’officier de hussards

des langes

une culotte de plâtre

une culotte de peau…

soudain de longs sanglots

et le petit chat met ses pattes sur ses oreilles

pour ne pas entendre ce bruit

parce qu’il aime la fille

et que c’est elle qui crie

c’est à elle qu’on en voulait

c’est la jeune fille de la maison

elle est nue… elle crie… elle pleure…

et d’un coup de brosse à chiendent sur la tête

le père la rappelle à la raison

elle a une tache

la jeune fille de la maison

et toute la famille la plonge

et la replonge

elle saigne

elle hurle

mais elle ne veut pas dire le nom…

et le père hurle aussi

Que tout ceci ne sorte pas d’ici

Que tout ceci reste entre nous

dit la mère

et les fils les cousins les moustiques

crient aussi

et le perroquet sur son perchoir

répète aussi

Que tout ceci ne sorte pas d’ici

honneur de la famille

honneur du père

honneur du fils

honneur du perroquet Saint-Esprit

elle est enceinte la jeune fille de la maison

il ne faut pas que le nouveau-né

sorte d’ici

on ne connaît pas le nom du père

au nom du père et du fila

au nom du perroquet déjà nommé Saint-Esprit

Que tout ceci ne sorte pas d’ici…

avec sur le visage une expression surnaturelle

la vieille grand-mère assise sur le rebord du baquet

tresse une couronne d’immortelles artificielles

pour l’enfant naturel…

et la fille est piétinée

la famille pieds nus

piétine piétine et piétine

c’est la vendange de la famille

la vendange de l’honneur

la jeune fille de la maison crève

dans le fond…

à la surface

des globules de savon éclatent

des globules blancs

globules blêmes

couleur d’enfant de Marie…

et sur un morceau de savon

un morpion se sauve avec ses petits

l’horloge sonne une heure et demie

et le chef de famille et de bureau

met son couvre-chef sur son chef

et s’en va traverse la place de chef-lieu de canton

et rend le salut à son sous-chef

qui le salue…

les pieds du chef de famille sont rouges

mais les chaussures sont bien cirées

Il vaut mieux faire envie que pitié.

Jacques Prévert

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