L’INOPERANT MOMENT DE LA REFLEXION… ?

Mr MACRON : VOUS AVEZ UN DEUXIEME MANDAT PRESIDENTIEL ! UTILISER-LE A BON ESCIENT… CAR AU PROCHAIN COUP, LES VOTES D’EXTRÊME DROITE RISQUENT D’AUGMENTER, ENCORE

L’INOPERANT MOMENT DE LA REFLEXION POLITIQUE…  ELITISME INTELLECTUEL ? IGNORANCE ECONOMIQUE DES POPULACES… ? OU ALLIANCES MAUDITES EUROPEENNES ?

DEBUT 2017

En ces temps de troubles sociaux et de starisation médiatico-politique, j’ai malheureusement quelques inquiétudes quant au pouvoir des ‘’élites’’ de la société française à réussir à pondérer leur égocentrisme et narcissisme, afin de proposer une meilleure forme législative du travail et de l’emploi, en phase avec certains changements sociétaux et économiques se profilant aux horizons de la République Démocratique à ‘’réelles’’ obédiences laïques… Dans le cadre des droits de l’homme, de la femme et de l’enfant. Où les attaques envers le respect du monde naturel et du ‘’Vivant’’ sont malheureusement vérifiables aux quatre points cardinaux de cette extraordinaire sphère bleue et verte nommée : TERRE.

En mai 1981, le socialisme avait pris le pouvoir, représenté par le Président de la République Française de l’époque : Mr François Mitterrand. J’avais 22 ans, et c’était la première fois, (et la dernière fois en 1988, après avoir voté pour le parti de l’opposition de l’époque), que je m’approchais de l’urne républicaine, afin d’y mettre ma voix… ; en ce début des années 80, en faveur du parti édictant vouloir engranger une bonne sociale économie.

Je ne savais même pas ce qu’en était la définition exacte, mais déjà les médias avaient réalisé leur mission d’information, ce qui m’avait autorisé à croire que j’avais fait le meilleur et juste choix. Et nous entendions déjà, de par les voix de cette information, les commentaires des personnes de bons savoirs, édictant que le temps de l’équité sociale-économique était en marche, et que les ‘’patrons’’ pouvaient commencer à serrer les fesses. Je n’avais, par méconnaissance, pas encore perçu, que la politique n’était qu’une représentation exacerbée de la vie communautaire corporatiste, où l’état premier est trop souvent un conflit permanent entre les ‘’possédants’’ et les ‘’possédés’’ par l’addiction égocentrique ou l’indifférence sociologique… Et cela peu importe le type de ‘’classes’’ et la zone géographique où ‘’ils’’, ‘’elles’’ exercent leurs activités d’échanges économiques, sociaux, culturels… Etcétéra…

Et de plus à cette période, ce n’était pas nécessairement mon crédo et je n’étais de toutes façons, pas sociologue, ni un expert des fonctionnements économico-financiers, qui allaient aux cours des années suivantes devenir de plus en plus complexes, notamment par la mise en place de ce ‘’langage’’ algorithmique propre à l’outil informatique, tendant à vouloir vaincre les notions de temps, en la vente et l’achat rapides de biens et services, invectivés par hypothèque envers les potentialités énergétiques et matériels pouvant être envisagées réalisables par des communautés territoriales, le plus rapidement possible, en ne tenant aucun compte des conditions, souhaits ou inaptitudes humaines à vouloir ou pouvoir être en dépendances suffisantes pour exercer ces tâches majoritairement destinées au salut prospère des sphères financières et de pouvoirs, aux détriments d’une petite forme d’équité envers et dans les bulles ‘’nourricières’’, mobilières et immobilières déstabilisées… Financièrement, économiquement… Culturellement… Et socialement… ???

Dans le système à consumérisme endiablé… ??? Ou le déterminant propre au bien-être minimal dans la zone de confort minimal de la cité et des petites communes de France m’apparait quelque peu malmené depuis 40 ans… Où le paradoxe social-économique atteindra son apogée lors de la crise de 2008, engendrée par ses génies de la thésaurisation monétaire, ayant encore une fois mis en place des placements qui n’auront bénéfices conséquents, que pour les organismes financiers, bancaires et autres aficionados aux gains produits par les intérêts des placements à court et moyen termes, accompagnés par quelques politiques économiques intéressées par ce système fluctuant, et par évidence instable, mais assurément lucratif pour ceux et celles ayant compris les fonctionnements internationaux de ce référentiel fiduciaire boursier nécessaire à visualiser les flux de biens, capacités productives et énergétiques de chaque zone d’activités, entreprises ou sociétés, et par voie de conséquence imaginer pouvoir en déduire les informations et ‘’futures’’ potentialités valorisantes leurs ‘’autorisant’’ à déterminer les tendances rentables quant au système ‘’politico-social-économique’’ étudié, avec but ultime pour ces ‘’gens-là’’, à prétendre être suffisamment intelligent, pour penser par excès de cupidité, que certains de leurs congénères n’entreverrai pas, à terme, leurs manigances basées sur la dévalorisation des activités humaines, dont ils décident, pour certaines, qu’elles ne seraient plus utiles à leurs dogmatismes tordus par le prosélytisme absolu envers le monothéisme ‘’Argent’’, par destitution du polythéisme propre à ‘’l’Art des Gens’’.

Quitte pour arriver à cela, à détruire l’outil de travail national, et à en chercher d’autres ailleurs ; moins coûteux. Où actuellement dans nos sociétés soient disant évoluées technologiquement, le but ultime pour certaines entités de pouvoirs obscurs, est assurément, d’après ce que je perçois, de diviser les savoirs être culturo-identitaires, aux profits de résurgences néfastes à engendrer quelques meilleures et plus justes factions déontologiques et visions ontologiques, avec pour vecteur vindicatif, voire addictif, la techno-logo-médiatisation, rendant assurément les esprits les plus fragiles, totalement hermétiques aux savoirs universels, et pour ceux désireux de s’y intéresser, que de faibles possibilités, pour la simple raison que le système social-économique ‘’supérieur’’ les a enfermés dans un continuum espace-temps, où les moments disponibles à cette activité intellectuelle, sont devenus pour majorité, réduit à la portion incongrue, et inculte retransmise par des médias se fichant totalement de diffuser des émissions autorisant quelques plus judicieuses agitations neuroniques et cognitives…

Mais n’oublions pas que tous ces transmetteurs d’images, sons, mots et expressions textuelles, kabbalistiques, numériques, sémiologiques et ‘’vidéolistiques’’ attachées à sémantique et rhétorique, ne sont que le reflet de la demande, au rapport de leurs offres, dans la société consumériste ou ‘’autres’’ soumises aux désirs de possessions matérielles et physiques, par ce même monothéisme ‘’absolu’’ nommé ‘’Argent’’, avec pour seules différences que les notions d’essentiel, de nécessaire, ou d’utile ne soient pas perçues ou envisagées de la même façon par ceux et celles qui ont déjà plus que le superflu au prorata d’autres individus qui ont moins que le nécessaire. Et tout cela frappé au sceau du marketing économique, tendant à favoriser l’offre, même si pour grand nombre la demande de l’essentiel et du nécessaire est loin d’être satisfaite…Voir en France actuellement, 8 millions de personnes vivent avec moins de 800 euros par mois, le chômage ne cesse d’augmenter, le nombre ‘’d’adhérents’’ aux restos du cœur croit invariablement… En Europe et dans nombre de pays la pauvreté augmente dans et par l’écart financier entre possédants et possédés ; et j’en passe et des meilleurs.  Il me semble que ce système social-économique arrivé à bout de souffle dans divers pays européens, voire mondiaux, ne saurait avoir que pour conséquences l’augmentation des conflits sociaux, corporatistes, et maintenant culturels, identitaires par défenses sécuritaires, où les adeptes de néfastes idéologies, esprits incultes et autres cerveaux reptiliens, ou néandertaliens caracolent en tête vers l’obscurantisme destructeur…Et le pire, est que ces bandes de prédateurs se fiche éperdument des générations arrivantes, sauf en celles de leur progéniture directe… Auxquelles ces fratries de discutables tendances retransmettent évidemment leurs mêmes néfastes prosélytismes… A leur descendance…

Je n’ai pas écrit trop de bêtises sur ce sujet, j’espère…

Aujourd’hui, comme avant d’ailleurs, on nous parle d’investissements…

Et je suis d’accord qu’il en faut.

Mais lorsque je vois TOTAL, (première société du CAC40 en France),  investir 12 milliard d’euros dans le pétrole de ‘’boues’’ au Nord du Canada…

Et l’on sait pourtant, par analyses scientifiques, constats écologiques et biophysiques, qu’il est couteux à exploiter, et dégrade sauvagement le milieu. A même pragmatisme déficient pour les gaz de chiste…

Que cette même autre société française, ‘’ENGIE’’ rachète en Australie la centrale au charbon la plus polluante du monde… Pour produire de l’électricité.

Je suis quelques peu intrigué par le potentiel de ce type de sociétés à faire de bons investissements… ???

Au même titre d’avoir laissé, il y quelques années la Chine, être le premier producteur mondial de panneaux solaires, auquel la France achète maintenant ces mêmes matériels producteurs d’énergie électrique. Alors qu’à l’époque nous avions le savoir-faire technologique pour les fabriquer…

Moyennant bien sûr investissement pour construire les usines de production industrielle…

Certains pays du nord de l’Europe développent des parcs éoliens en mer…

Nous avons plus de 1400 kms de côtes.

Nombre de technologies novatrices sont majoritairement financées par des fonds étrangers… L’agriculture est soutenue par les subventions du fond européen, permettant juste, aux petits agriculteurs de survivre, sachant que les emprunts au nom du productivisme les étranglent…

Où est le positivisme social-économique dans notre pays… ???

Dont la monnaie en est le référentiel de l’activité et énergies ‘’humaines’’, automatisées et robotisées, dans une zone géographique (territoires, nations, pays, états…) socio-économico-culturelle…

Et notre déterminant premier ; notre nation et le peuple de France…. Me semble-t-il… ???

Je n’arrive pas à comprendre la logique de la politique industrielle et économique en et hors de France.

Une autre question m’interpelle depuis des années. Notamment celle de l’industrie automobile.

J’ai l’impression depuis longtemps que la France est ‘’cantonné’’ dans la production de véhicule de petite et moyenne gamme où les innovations hybrides, et autres segments ‘’prémiums’’, de cet objet mobile ont dû mal à concurrencer celui allemand… ???  Das Deutsch Auto… 

Y aurait-il quelque part, une entente, édictant que notre pays devrait se limiter à son rôle de puissance industrielle de faible renom, voire modique valeur ajoutée au rapport des savoirs faire industriels de l’Allemagne… ? Je n’en ai pas certitudes, mais certains paramètres mettent mon esprit cognitif dans le doute inacceptable… Surtout au regard de tous les aboutissements dus aux recherches françaises, au cours de l’histoire, avec pour particularité, en celle que nombre de chercheurs filent à l’étranger… De même que pour les nouvelles technologies et le numérique, où cette nation française, faisant partie de l’EU, et du Monde des ‘’Vivants’’, a toujours un wagon de retard… Me semble-t-il.

Et de par cette vision, pouvoir malheureusement imaginer que la mise en œuvre des énergies renouvelables, où le temps du retour sur investissement est assez long, et certainement perturber par le ressentiment des producteurs et investisseurs en énergies fossiles, voulant encore profiter de la manne financière à forte et rapide rentabilité, au détriment du monde naturel, du végétal et du vivant, sera assurément retardée. Avec pour conséquence, en celle que les parts de marché de ces énergies renouvelables fondent comme neige au soleil, au profit de celles uniquement financières des investisseurs ‘’fossiles’’, où leur conformisme doit certainement dater du temps de l’homme néandertalien, voire du Jurassique…

Mais de cet état sociétal, certaines ‘’entités’’ s’en fichent me semble-t-il ?

Ou alors sont-elles dans d’autres schémas plus proches de l’intendance sectaire, voire de l’obscurantisme servile… Dont cette priorité est obligataire pour intérêts corporatistes particulièrement attachés à l’Homme inculte, de covalences sectaires ou d’éducation discutable, où le monothéisme envers le ‘’Grand Argentier’’ a dépossédé ‘’l’art des gens’’ et de l’innovation… Ou tout du moins mis à la marge.

Vous avez raison, ‘’gente’’ de mauvaises raisons et néfastes devises, continuez à me prendre pour un lapin-crétin de trois semaines ou un poussin de trois jours ! Comme autres de vos aficionados ! Où votre passe-temps favori est de jongler avec les médias, pour des raisons évidentes de narcissisme, de cupidité… ; et de ‘’flouttage’’ nécessaire à faire disparaitre les bons esprits, lanceurs d’alerte et autres ‘’entités’’ justifiables, dans le système sociétal des justiciables…

N’oubliez jamais cela : ‘’ Par tout ce que le mammipho-néandertalien sociologiquement et chronologiquement inculte refuse de circonscrire hors de ses propres intérêts cupides et narcissiques, il ne saurait exister aucune subtile intelligence suffisante pour réussir à vaincre son ignorance qu’il souhaite garder par déni, (que je n’ai pas, comme autres amis(es) réseaux), des belles facettes propres à la curiosité physique, philosophique, épistémologique, ontologique accompagnée d’un soupçon de poésie et romantisme, et surtout à ne même plus faire une recherche sérieuse et objective, afin de connaitre la réalité qui se cache derrière le ‘’flouttage’’ des images et des sons dans l’espace de la médication loboto-médiatisante déféquée par la sphère audio-visuelle culturellement sectaire prônant dans la cacophonie générale la division des meilleurs savoirs-être… Et soustraction des savoirs faire dont il est assurément le servile benêt… Des imprésarios et réalisateurs de la dramaturgie didactique échangiste, voire civilisationnelle… Et tout cela au détriment de la possible allégeance des extraordinaires pensées, encore présentes chez quelques ‘’étants’’ de justes mots….  A potentielle sémiologie ‘’humanisante’’…

Eh oui, chers amis(es), par quelques aléas de la vie, je suis devenu chômeur de longue durée, depuis trop longtemps à mon goût, et cela me met parfois en colère contre ce système teinté de trop d’injustices alimentées par le mensonge et la tricherie présents chez les mauvais joueurs et ‘’autres’’, inconscients d’effets collatéraux… Et pourtant, je vous assure mon expérience professionnelle me permettrai logiquement d’accéder à un emploi dans mon ancien domaine d’activité, à savoir, le bâtiment avec toutes les spécialités attribuables aux énergies, et pour les miennes actuellement, ‘’celles’’ utiles à retrouver un ‘’emploi’’ ou une activité rémunératrice à juste valeur au rapport de mes compétences, source d’une vie honorable lorsque l’on ne possède que cette rente financière liée à l’exercice ‘’professionnel’’, en tant qu’attribution attachée à son ’’travail ’’, rétribué au titre d’un bien ou d’un service commercialisable.

Où cette activité d’écriture, que j’aime tout particulièrement en fait partie… ??? Je n’ai pas écrit de bêtises, j’espère ? Mais, je suis peut-être trop vieux pour en assumer ‘’une‘’, avec cette pensée proche de celles des ’’esprits recruteurs’’, leurs laissant croire que le professionnel arrivé à un moment de sa vie n’a plus capacité de productivité, au même titre que la disparition des expériences, savoirs faire, et bien-sûr en celle d’avoir la certitude qu’il était impossible pour quelqu’un tel que ’’moi’’ de pratiquer ou retransmettre ses compétences, voire en acquérir d’autres en adéquation avec ses capacités professionnelles et personnelles, et tout cela avec déni de cette possibilité de flexibilité m’autorisant pourtant à exercer en d’autres lieux géographiques…

N’est-ce pas Mesdames et Messieurs les investisseurs, spécialistes des ressources humaines, experts en gestion d’objets et sujets rentables, politiques, économistes, sociologues, autres consultants et communicants possédant capacités d’analyses des systèmes socio-économico-culturels, entreprises et sociétés commerciales, tout cela, bien évidemment accompagné de la compréhension philosophique et ontologique suffisante et juste envers vos ’’semblables‘’ ?… Mais, je ne vous en veux pas…

Et pourtant, je devrai haïr ce pays brandissant à l’étranger les couleurs de son étendard gonflé par les vents de l’incompréhension envers une démocratie, où les asthénies sont surtout celles de l’ignorance des véritables définitions propres à une république à tendances laïques dans l’espace du travail, des emplois et des échanges extra et intra géo-localisé des territoires et de la ‘’Cité’’, dont les gouvernances économiques ne sont plus en mesure de fournir une juste activité salariale rémunérée au rapport du besoin de certaines personnes et familles en tant que résidents de la démocratie française, ayant pourtant professionnalisations avérées nécessaires à exercer un emploi à juste valorisation permettant de vivre décemment dans leur zone de confort acceptable, appelée : ‘’Communauté de bien(s) et services’’… Où sans prise conscience de l’avènement de la robotisation, du numérique et de l’intelligence artificielle, la gestion des modalités du travail risque de poser encore d’énormes problèmes, d’ici quelques temps…

Les dégâts risquent malheureusement de devenir énormes au niveau social, si ‘’l’homme théocratique’’, n’arrive pas à assimiler que les notions de travail, et d’emploi liée au temps de l’activité manuelle, intellectuelle et culturelle sont en train de changer, et si les thésaurisations économiques, philosophiques, sociologiques, voire psychologiques, ne réussissent pas à être analysées et étudiés, alors je crains fort que la civilisation humaine ne sombre dans un obscurantisme très éloigné des temps immémoriaux des lumières, obscurcis depuis longtemps par de néfastes spiritualités politico-religieuses… Où les aficionados du refus de compréhension laïque envoient certains signes ostentatoires, et parfois malsains, même depuis la loi de séparation des corps républicains et ecclésiastiques, établie chez nous en 1905…

Je pense que les corps intermédiaires sont seulement devenus de petits administrateurs à la solde de quelques chefs, eux-mêmes par prosternations sécuritaires ou covalences commerciales rampantes, à disposition servile auprès d’entités d’obscures desseins, avec pour particularité à leurs sous-officiers dépassés par les évènements du moment, et à ce qu’ils ne soient plus de véritables responsables de la gestion des ressources, biens terrestres et services ‘’humains’’ ou ‘’robotisés’’, commençant par ailleurs en l’apprentissage, l’éducation et la retransmission des justes savoirs être et bons savoirs faire.  Ou alors ont-ils mal été recrutés ?  Ont-ils peur de perdre leur job en ne se conformant pas à la charte des sociétés qui les emplois ?… Sont-ils dépourvus de vision sociologique et philosophique, ou ont-ils l’esprit étroit… ?

Ou encore, ont-ils mal été formatés aux nouvelles données sociales-économiques et dotés de peu d’imagination quant aux prochaines possibles évolutions de l’économie participative, et de la société des échanges équitables consciente des changements climatiques et comportements plus dignes de l’espèce ‘’humaine’’ ???  

Visibles en d’autres systèmes innovants dont vous n’en percevez encore aucune des possibles belles tendances pour le meilleur avenir de cette civilisation encore atteinte de trop d’individualismes opportunistes !… Transmis par vos ancêtres atteints de cultures, concepts et formes ‘’spirituelles’’ provenant de temps révolus et inadaptées aux sensibles considérations et justes attentions envers les jeunes ‘’pousses’’, avec pour particularités, en celles que tous ces prosélytismes à invocations douteuses, ne soit que l’opium des peuples. Et utiliser par quelques dealers de mauvaise foi liée à l’inattention, l’iniquité et l’injustice socio-économico-culturelle… Dont une partie de ceux et celles ayant pratiqué leurs allants professionnels dans les sphères de l’occultisme financier rentable, vont assurément, une fois à la retraite, dévoiler quelques nauséabondes applications… Pour certains et certaines ; cela commence… Afin de peut-être croire que cela permettrait un rachat de leur ‘’âme’’, avant le grand voyage… ???

Bon, quoiqu’il en soit vous n’êtes pas mon sujet du jour.

J’ai déjà évoqué quelques dysfonctionnements vous concernant et présents chez certains mauvais imprésarios, réalisateurs, acteurs et actrices du monde de l’emploi dans différents courriers, adressés aux concernés(es) depuis mon inactivité professionnelle…

Et, bien sûr restés sans réponse, comme vous l’auriez fait, vous les ’’pros‘’ de la gestion comptable, administrative et juridique du travail, qui en avez pris la ‘’mauvaise habitude‘’, puisque majorité n’est même plus tourmentée, par son inaction consistant à ne plus répondre au CV des candidats, et autres demandes, envoyés pourtant par toutes les convenances établies… C’est du vécu ! Et par plus que moi… Mais revenons à nos moutons, et croyez-moi, depuis presque 44 mois en tant qu’inscrit au Pôle des Astres, j’en ai côtoyé d’autres pendant ma recherche d’emploi, et je vous assure, certains étaient des moutons à cinq pattes. Mais cela est une autre histoire que je vous raconterai plus tard, si vous le souhaitez, ou peut-être déjà contée en d’autres écrits…

Sur supports papier, numériques, blog et réseaux sociaux…

Celle d’aujourd’hui est plutôt invectivée par quelques concepts entendus et émis par des ’’entités’’ participantes d’émissions politiques, que j’ai le temps de regarder grâce à mon ’’inactivité’’, par laquelle, vous Politiciens envisagerez certainement de la caricaturer, en le ‘’désintéressement’’ d’un sans travail pour toutes connaissances en dehors de sa ‘’petite personne’’ obligatoirement sujette à démotivations suffisantes pour ignorer quelques bonnes lectures, autres documentaires scientifiques, analyses chronologiques et historiques, documentaires culturels et animaliers, m’autorisant à percevoir par ces visions de meilleurs comportements en d’autres lieux, et enfin, en mon souhait d’écrire quelques statuts sur mes réseaux sociaux, blog, ainsi qu’autres manuscrits, ailleurs…  Même si actuellement cette activité exercée ne m’assure pas encore des conditions de vie dignes et honorables, où la petite reconnaissance qu’il me reste envers ce système sociétal est le RSA avant les œuvres caritatives. Et également, grâce à la présence de quelques ’’proches’’ et gens de bien (Avec ou sans ‘’s’’) me permettant d’être, pour l’instant juste en colère contre un ’’système établi’’ destitué de ses belles valeurs, par ‘’d’autres’’ qui n’en n’ont plus, et envers lesquels(les), j’ai quelques amertumes, voire plus…

Car lorsque j’entends ces personnages politiques dirent, dès le matin, dans certaines émissions dont j’aime bien la plausible liberté d’expression de quelques journalistes attachés à la pluridisciplinarité des ‘’sujets’’, me paraissant proche de l‘idée que je me fais d‘une certaine forme ‘’d‘humanisme‘’ à potentiel sociologiquement équilibré, qu’il faudrait faire exécuter des travaux d’intérêt général aux bénéficiaires du RSA ; cela me procure un sentiment de dégoût et de nausée envers ces gens de la ‘’gestion sociale-économique‘’, qui ne connaissent rien quant aux fonctionnements de ‘’ses pôles’’, pour les simples raisons que la recherche d’emploi demande déjà une activité ‘’aujourd’hui’’ nécessaire, suffisante et indispensable à fin d’en trouver une ’’rémunérée’’… Et n’oubliez surtout pas, qu’en tant ’’qu‘ex-travailleur‘’, j‘ai nécessairement cotisé pour prétendre bénéficier à minimum social le temps de revenir dans le ‘’monde‘’ des emplois, aux mêmes titres qu’autres catégories y ayant participé par un ’’temps’’ de travail plus long, établi tel celui comptabilisé avant la mise en retraite…

L’art d’ignorer la justice – 2021

Rats des villes comme menteurs des champs auriez-vous appris ?

J’en serais aise à connaître tenant et aboutissants,

Malheureusement vous faites sourde oreille à mes alestis

Et depuis plusieurs années j’ai doutes quant au respect de ma condition.

Outre qu’il me fut tardivement advenu les lois de vos amis,

Il me semble avoir entrevu le clapotis de leur ramassis,

Ceux qui ne manquent aucune occasion à se délecter du gorget

Comme qui de celles arque boutées au doigt des courrais.

Il y fallut ce gargarisme pour jouir de l’illustre notoriété,

Image affichée par sordide visage léché aux administrés(es) ?

Régionalisme fourgué à l’allégorie de piteux républicains,

Telle régence d’un veau qui est bras croisés aux rets mesquins.

Huit années passées comme de rien auprès des chiens galeux,

Sobriété pour celles et ceux aux promiscuités des taudis,

Avidité pour celui qui a déjà plus qu’articles de parvis,

Rappel aux droits n’ébranle le shérif des Monts veules.

Mais ne tarder plus, gestionnaires en solde de ma retraite,

Car il se peut qu’au-delà des quarante malencontreuses, traitées,

J’y réussisse, encore, à vaquer aux fils des araignées de vestibule.

Et ainsi à libeller quelques titres aux ailes des libellules…

Je ne demandais rien de plus que de ce qui me revient de port,

C’est ma créance : je la tiens pour légitime,

Et j’écrirai sur les murs de vos indifférences… ;

Jusqu’au jour où la nuit m’emportera.

De plus, en parallèle à mon activité de recherche d’un emploi rémunéré, j’exerce cet autre ‘’mobilisation’’ propre à l’écriture commencée depuis quatre ans sans affectation d’une quelconque rétribution financière. Et ensuite, il me semble malheureusement, aux vues de l’existence de certains comportements nuisibles au ‘’bien-être‘’ du plus grand nombre de vos congénères, qu’en mettant en ’’scène’’ un tel concept de dévalorisation envers certains affairements, quelques administrations, sociétés ou autres organismes peu scrupuleux risquent d’utiliser, pour intérêts personnels de mauvaises augures, cette main d’œuvre intellectuellement ‘’captive’’ à un coût au rapport de la ’’tâche effectuée’’, encore inférieur à celui donner aux stagiaires, employés à zéro heure (pas encore présents chez nous), ou autres possibles travailleurs dont la migration est majoritairement souhaitée par eux, pour le plus ailleurs au nom du moins bien d‘où ils, elles viennent.

Mais ces concepts vous sont évidemment étrangers, sauf lorsque vous réussissez à délocaliser pour uniques raisons de coûts inférieurs, ou en certains pays européens, réussir à mettre en législation des contrats à 1€ de l’heure, ce qui n’aura à terme que pour effets de faire baisser mécaniquement le salaire minimum, établi lui aussi démocratiquement, où sans être fermé aux justes échanges internationaux, il me semble que cette application est encore une formalisation de la soustraction des savoirs faire et activités rémunératrices par annexions économico-asociales coûteuses. Mais cela n’handicape assurément pas vos néfastes états d’âmes, afin que vous ne puissiez commencer à entrevoir certains dysfonctionnements économiques et sociétaux… Commerciaux et géopolitiques… Par déclassements socio-professionnels… Dont leurs empreintes ont maintenant des incidences mondiales, avec une échelle de valeurs quelque peu tordue et déstabilisée par les mauvais exerçants, autres TAFTA, TIPP et contrats commerciaux destructeurs… Ou alors, ces concepteurs de ‘’l’économie asociale’’ et autres ’’génies de la finance‘’, après avoir, depuis environ 40 ans, créé ‘’l’esclavage social’’, veulent peut-être fournir aux habitants de la planète ‘’CHÔME’’, un uniforme spécifique afin de mieux identifier ses habitants, avec le risque que les réels et mauvais activistes passent inaperçus… Ou pour, les initiés(es) du système mondialiste parvenir à planquer leurs tirelires dans les paradis fiscaux. Tels ceux et celles qui dans votre ‘’monde’’ de la politique économiquement déchue détournent les outils nécessaires, utiles et indispensables à la réelle ‘’sociale-économie’’… De marchés… Réfléchissez-y, si vous en êtes encore capable ?

Cela vous permettrait de percevoir la ‘’vilaine réalité’’ quotidienne présente près d’autres que vous !

(Réf : Au-delà des quarante malencontreuses…)

Ah la là, politiciens, gouvernances, administrateurs et autres pouvoirs de tous bord, regardez un peu plus, ceux et celles insuffisamment proches de votre inacceptable démagogie. Ou alors, vous prenez les gens comme moi, pour des ‘’sots’’ aveugles et sourds, dotés d’incapacité de réflexion et analyses, envers vos comportements dénués d’attentions, hors de votre nombril ? N’oubliez surtout pas, ils elles sont aujourd’hui en France, plus de 8 millions, vivant avec moins de 800 € par mois, et ce nombre augmente invariablement. Essayez de trouver rapidement des solutions viables, car, le chaos risque malheureusement d’apparaitre sous quelques formes peu propices à maintenir la cohésion sociale.

Si vous continuez sur cette voie, je me demande bien, une fois que vous aurez trouvé et utilisé tous les concepts et autres algorithmes économiques et langages politiciens nécessaires à donner la plus petite valeur ajoutée aux meilleurs et justes savoirs faire, et à toutes vies au nom de vos seuls intérêts et autres égocentrismes, vous irez en trouver des suffisamment serviles et malléables, où ?  Sur une autre planète… ?

Bien sûr que non, vous n’en avez possibilité pour l’instant et vous serez certainement morts avant ! Comme moi d’ailleurs, à la seule différence, que je m’inquiète pour les générations arrivantes !

J’espère qu’elles trouveront les bonnes solutions nécessaires à leurs belles évolutions civilisationnelles… ‘’Humanisantes’’ ; et respectueuses du monde minéral, végétal et organique…

Bordel de merde, c’est pourtant facile de percevoir le Monde Naturel des ‘’êtres vivants’’ sur Terre…

Malheureusement, j’ai la triste impression, que : ‘’ Lorsque la société soi-disant évoluée inhibe trop tôt les rêves de sa jeunesse, et maintient trop longtemps une grande partie des générations précédentes dans le cauchemar des désillusions, elle ne saurait évoluer vers autres chemins que celui du désespoir…

De la rancœur…

Et de l’indifférente violence… Psychologique…

Où celle physique risque parfois malheureusement d’apparaître…

Car cet homme des lointains, c’est un animal semblable aux autres animaux : il mange, boit, dort. La sélection naturelle l’a fait robuste, agile, il ignore la maladie et n’a même pas conscience de son existence dans son milieu. Car si cet être a, des sens d’une extrême acuité, il ne pense pas’’.

Rousseau, qui contredit ainsi ceux qui attribuaient à l’homme originel la supériorité d’une raison toute formée, ajoute ceci qui indigne ses contemporains :

‘’J’ose presque assurer que l’état de réflexion est contre nature et l’homme qui médite, hors analyse sensible et objective est un animal dépravé’’.

Dépravé… ? C’est-à-dire dénaturé, en rupture avec l’état naturel, qui ne suppose pas la faculté de penser… Le juste, l’équitable et le sensé…

Enlever à l’homme sa mémoire. Il n’aura plus haine, ni amour.

Il restera juste ce mammifère prédateur, que les esprits doués d’intelligence sensible, pourront peut-être comprendre… ??? Où parfois, trop d’inutiles bigoteries, inhibent l’esprit logique et ne permettent plus d’entrevoir cette extraordinaire capacité d’être simplement humain dans le Monde Naturel Vivant… >>

Mais tous ces concepts déjà effectués par votre foi tordue et néfaste esprit, ont été établi sans avoir eu une simple petite pensée pour celles et ceux ‘’d’après’’, et quelques meilleures attentions envers certains et certaines du ‘’moment’’, habitant le même pays… Sauf à accumuler les biens matériels par une possessivité telle que la potentielle équité entre les hommes n’est pratiquement que guerrière, et pour les femmes inexistante, dans et par votre mauvaise parodie discordante entre les sciences et les arts. Au même titre d’avoir complètement oublié les autres ’’vivants’’ en d’autres contrées, dont vous en appréciez, comme aux temps des colonies, j’en suis sûr, certaines de leurs compétences, ’’objets’’ réalisés, ou énergies, essences, ‘’sujets’’, beaux fruits, douces textures et autres contingences satisfaisantes ? Auxquels(les) vous aimez en donné la plus faible valeur… Fiduciaire…

Bandes de prédateurs incultes…

Et par ce don envers votre ‘’race’’, il vous est même possible, pour des raisons diplomatiques obscures, d’offrir quelques médailles… Aux néfastes dogmatismes, assez éloignés du véritable humanisme et de la déontologie ‘’commerciale’’ dans et par le système d’échanges de bien(s) et de services…?

J’espère n’avoir rien dit de faux…?  A moins que le déterminant ‘’race’’, soit dans votre esprit, différent de l’ordre des ‘’humains’’… ???

J’écris ces mots, non pour vous, car vous êtes des malades mentaux ou des inconscients, mais pour tous ces ’’petites et petits devenirs‘’ qui ne peuvent encore peindre leurs lieux de vie de la couleur d‘un arc en ciel, dont une grosse partie prennent chaque année le chemin de la retransmission des connaissances par les savoirs propres aux écoles, collèges, lycées, universités et autres apprentissages professionnels ‘’sectoriels’… Où ma sensation envers ce milieu éducatif, est quelque peu assombrie par certaines inadéquations dans et par la retransmission des savoirs universels nécessaires à tous les justes et salutaires apprentissages, où les réels, utiles et essentielles éruditions philosophiques, ontologiques compréhensibles par la langue de Molière sont pourtant indispensables à l’organisation de quelques espace-temps plus lumineux ; accompagnés par quelques signes mathématiques et autres fonctions utiles et essentielles à l’élargissement de la symbolique sociologique des sciences de la physique, des arts, de la nature, du vivant et toutes leurs énergies, dont les ministères de l’éducation successifs n’ont qu’en rare objectivité réussi à axer les plannings éducatifs des bonnes connaissances et justes savoirs, sur le meilleur chemin des écoliers… Et depuis longtemps vectorisés par une compétition primaire dégénérative…

Et tout cela au détriment de nombreux petites et petits apprentis(es) dont les quelques bases fraternelles et justes échanges propres à la société de bien(s) et services et ainsi qu’à la dimension ‘’touchante’’ de l’être ‘’humanoïde’’ ont été majoritairement dévoyées ou tout du moins mal appréciées dans et par leurs singulières valeurs ajoutées humainement acceptables et prolifiques ? Au profit du maximum de l’espace ‘’touchable’’… ?

Mais pour moi cette époque est terminée, et malgré certaines difficultés de la vie, comme beaucoup trop d’autres me semble-t-il, j’ai toujours réussi à ouvrir les portes m’autorisant à emmener mes ’’petites devenirs’’ jusqu’au moment où elles ont réussi à voler vers des espaces un peu plus loin que les miens. Et même si aujourd’hui je suis chômeur de longue durée, la vie m’a encore apporté par cette petite ’’rente’’ nourricière minimale en le RSA, insuffisante à envisager meilleures zones de confort, et également, grâce à l’aide apportée par quelques ‘’proches’’, l’essentiel à disposer d’au moins un toit, à manger, réflexions… ; et le ‘’nécessaire’’ pour exercer cette activité consistant à poser mes quelques pensées sur ce support numérique que ‘’vous’’, gens de mauvaises pratiques, décisions déraisonnables, et pouvoirs détournés, ne visualiserez certainement pas ou tout du moins ne lirez jusqu‘au bout, les mots de ce ‘’sans travail‘’, ainsi qu’autres de ses expressions posées sur quelques supports ’’papiers’’, non encore diffusés, pour des raisons que je perçois aisément dans le milieu médiatique du livre papier ou numérique français, et ressemblantes par certains points à celles existantes en d’autres ’’sphères‘’, dont le ‘’pôle’’ essentiel en est l’activité d’organiser ’’l’asociale économie’’, et la division par de grandes théories dont leurs représentants(es) politiques et autres gestionnaires n’en comprennent même plus les inopérantes distorsions énergétiques, mobilisations, démotivations, déprogrammations philosophiques et ontologiques engendrées, sauf en certaines de leurs ’’parties’’, atteintes de soubresauts boursiers et financiers, qu’ils ne peuvent, en ces temps d’informations mondialisées, dissimuler, et maintenant trop énormes et trop visibles, où dans cette asymptomatique agitation, l’indice des sans bourses conséquentes, est irrémédiablement celui, de les vouloir aussi grosses que ceux de la sphère financière, tout en ayant omis la meilleure chorégraphie hors de cette scène mégalo-tragique. Et par égocentrisme démesuré, vouloir à tout prix qu’il reste d’eux quelques lignes inscrites dans la chronologie historique, devenue celle de l’obscure starisation logo-médiatique très éloignée des temps immémoriaux des lumières…

Ils, elles n’ont, dans cette course à la reconnaissance nombriliste, absolument pas perçu la vectorisation dans et par la rapidité de l’information numérique dont la recherche, l’accessibilité et la visualisation en sont facilités pour toutes et tous sur les réseaux du ‘’Net’’, autorisant la perception d’autres connaissances, où certaines entités ont des savoirs universels, loin de pouvoir être considérés comme insignifiants, avec pour vecteur disqualifiant, celui du nombre encore insuffisant d’unités percevant librement les asthénies, incongruités politiciennes, incompétences sociales économiques, vilains comportements culturels et égarements spirituels… Et surtout ne pas avoir encore le degré de pouvoir suffisant à contrer les néfastes et inéquitables lois et règles débiles perceptibles dans et par les incohérences politiques et parlementaires engendrées depuis plus de 40 ans…

Il suffit de décortiquer et de recouper les bonnes informations émises par la logique épistémologique de certaines théories objectives pour percevoir les mauvaises covalences intéressées et détournements mal veillant ! Cela demande indubitablement un peu de temps, pour percevoir les inaptitudes et mauvaises augures proches des néfastes tricheurs conscients ou inconscients. Mais moi, je dispose depuis plus de 3 ans de cet extraordinaire espace temporel nécessaire aux justes connaissances, et même si je n’ai aucun travail dans mon ancien domaine professionnel, je souhaite vivement continuer dans celui de l’écriture, même si je n’en récolte immédiatement les ’’meilleurs fruits’’.

Ce travail de recherche, d’analyse, de lecture et d’écriture m’a permis d’exister quelque peu, en attendant d’entrevoir d’autres ’’espaces temps’’ où leurs ’’entités’’ seront dotées d’un peu moins de convoitise, narcissisme, cupidité, possessions et autres égocentrismes, exercés en quelques sphères obscures par des êtres humains dont le but ’’premier’’ en est assurément celui de s’accaparer le maximum de biens matériels quitte pour cela à exercer le pouvoir de la soustraction et de la division des constituants et constituantes de la république démocratique laïque des bonnes consciences et beaux esprits, en tant qu’autant d’éléments essentiels aux ‘’zones de confort’’, de leurs contemporains et contemporaines, non adeptes de certains ’’paradigmes’’, où résident une soi-disant forme d’élitisme, dont le jeu favori, d’après ce que je ressens est de distribuer les mauvaises et fausses cartes à leurs sujets, dont leurs identifiants n’ont bien évidemment aucune consonance avec les ’’sans-emploi’’, les ’’sans argent’’, les ’’sans toit’’, les ’’sans culotte’’, les ’’sans dent’’, les sans chaleur, ni électricité et ’’sans horizon’’ ; et bien sûr  sans aucune équivalence avec ce monde du ‘’passé’’, aujourd’hui disparu de nos systèmes ’’mégalo-politico-asociaux’’… ???

Déculturés en partie par la logo-médiatisation du marketing lobotomisant… Inopérant au moment de la réflexion.

Si l’on veut découvrir les origines de l’inégalité, ne convient-il pas de connaître ; aux abords des antériorités ethnosociologiques du mammifère-humain l’évolution communautaire quant à ses accointances attachées aux conventions sociales ?

Une sociologie correcte suppose une anthropologie préalable ainsi qu’une analyse des sciences humaines d’avec une potentielle compréhension objective et louable de l’état de la nature même du bipède-humanoïde…

Cet état affiché au monde « moderne » des échanges physiques, physiologiques, métaphysiques et biophysiques, comme de ceux virtuels, n’existe pratiquement plus, n’a probablement jamais existé et peut-être n’existera-t-il réellement jamais…

Car cet homme des lointains est une bête semblable aux autres animaux : il mange, boit, dort. La sélection naturelle l’a fait robuste, agile, il ignore la maladie et n’a même pas conscience de son existence.

Car si cet être a affectivement et effectivement des sens d’une extrême acuité, il ne pense pas. Il est souvent atteint de supériorité comme celle d’une raison toute formée répétée indéfiniment dans une passion de réflexivité d’un état de prédation contre la nature même de son existence.

Cet état il le reconstruit par la spéculation, non comme une époque préhistorique, mais comme une hypothèse de travail perpétuel : un degré zéro à partir duquel il lui serait possible de mesurer les tâches accomplies, sans remise en question de celles destructives.

Animal donc, mais un peu particulier. La bête, menée par son instinct, est vouée à répéter indéfiniment ses conduites selon la loi de l’espèce.

L’animal humain, lui, est libre, susceptible de choisir et de varier, de s’adapter. Il est aussi perfectible, c’est-à-dire capable d’acquérir ce qu’il ne possède pas, quitte à commettre des erreurs dont l’instinct protège la bête.

Il peut donc progresser : mais comme ce progrès est et fut d’une lenteur étirée au fil des millénaires ! Normal : quand bien même il eût inventé quelques objets utiles, voire nécessaires, comment peut-il & va-t-il retransmettre son savoir puisqu’il ne dispose pas du langage pausé, et qu’il court en tous sens, par monts et par vaux, par forêts et savanes et de villes en campagnes dans des desseins fort aléatoires…

La pensée vole, mais comme la domination de l’arrière-pensée est impérieuse, les mots vont à pied. Et du fait de la nature de l’homme, « moderne », allant à épuiser toutes les ressources terrestres, comme les abstractions désuètes des voraces, sans saisissement de la plus humble des théories, il ne se corrigera qu’avec le K.O. Michel Asti : Entre Libertés & Attachements (2022)

Ainsi la création de la monnaie par la capacité de la banque centrale européenne et le FMI à contrôler la monnaie et donc pouvoir en conduire une politique monétaire est remise en question. Pour autant, la maîtrise qu’elles conservent dans le refinancement leur préserve une influence sur la création de la monnaie. Les périodes de crise, comme celle qui a suivi la chute de Lehman-Brothers en 2008 (crise financière mondialisée suite à la défaillance de la valeur « sociale économique » des subprimes américaines, est édifiante quant à la dégénérescence de la sociale-économie mondialisée, au profit des marchés financiers… De pouvoirs « occultes »…), où la panique incitait les banques à ne plus se prêter entre elles de crainte de voir un débiteur faire faillite, permettent de s’en convaincre. Avec pour conséquence dans notre pays, suite à cette composition « économico-financière » américaine, qu’elle eut pour résultat, en 2009, de faire passer la dette française de 1200 milliards à 1800 Mds d’euros…

Pour sauver les banques, alors que leurs acolytes outre Atlantique en étaient les instigateurs incompétents, au niveau social économique, mais assurément pas pour celui financier, puisque les années suivantes, les banques engrangeront encore des bénéfices conséquents, malgré la crise… Sociale économique ? … Ou financière ? … Sans l’argent fourni par les banques centrales et celui des États concernés, le système bancaire mondial aurait sombré corps et âme… Et en tout cas, les grands organismes financiers et industriels internationaux ne se rachètent pas entre eux. Sauf en l’option de sous-valeurs ou prise de parts de marchés à perspectives inflationnistes rapides. Ils font appel aux finances de « l’État », en cas de mauvaises gestions. Et lors de crises importantes dans un ou plusieurs pays, cela peut avoir des répercussions mondiales dont les bourses sont les signes avant-coureurs des conflits socio-économiques, voire géopolitiques…

Nous pouvons donc conclure que toute sociale-économie à tendance équilibrée et équitable ne saurait exister sans la totalité des acteurs, actrices, imprésarios, réalisateurs territoriaux, comme autant de liens entres les domaines monétaire, géopolitique sociologique, philosophique, historique, culturel, identitaire et éducatif. En conséquence, les meilleures « portes » à ouvrir pour les générations arrivantes sont celles de l’éducation pluridisciplinaire et de la retransmission des connaissances universelles… Au nom d’une potentielle évolution humanisée…

Après ces notions pragmatiques, je souhaite poser ici, ce texte sur la monnaie, qui « lui » est teinté ; en plus de l’étude et l’analyse du fonctionnement monétaire, de quelques concepts philosophiques, historiques et sociologiques permettant peut-être une possible visualisation concernant l’éthique et la justice quant à l’utilisation de la monnaie, la moins déstabilisatrice possible. Ce qui est une difficulté supplémentaire, non pas par la fonction vectorielle de la monnaie elle-même, mais uniquement par son utilisation intrinsèque dans l’immoralité et par le manque de déontologie géopolitico-sociale économique dans le marché de bien(s) et service(s)… À réseaux humanisés…

L’origine de la monnaie (I), par André Orlean. 4e trimestre 1991.

Des compléments textuels ont été ajoutés, à l’article originel. Toutes monnaies sont temporelles et tangiblement mortelles.

Introduction

1 : Réalités collectives et stratégies individualistes.

La majorité des économistes contemporains s’accordent pour penser le fondement de la monnaie dans l’acceptation généralisée dont elle jouit en tant que moyen d’échange au sein d’une même collectivité. Pour les modernes, cette acceptation fondatrice ne doit pas être comprise, à l’instar de la tradition métalliste qui a si longtemps dominé l’économie politique, comme le résultat d’une valeur intrinsèque possédée par la monnaie. Ainsi quand Franck Hahn (Économiste ayant critiqué le manque de fondements de l’ultralibéralisme Thatchérien) cherche à cerner les conditions d’une théorie monétaire véritable, sa première phrase est-elle : « Ce qui m’intéresse est une économie où la monnaie n’a pas de valeur intrinsèque et est universellement acceptée dans les échanges… »

2 : De ce point de vue, la référence à l’or est appréhendée comme un obstacle à une compréhension véritable du fait monétaire. Par conséquent, il ne peut être le seul outil de mesure de la totalité économique et de plus lorsque le pressentiment de sa « rareté » augmente, ou sa disponibilité baisse, alors sa valeur relative monte. Comme tout autre objet soumis à essentialité ou à l’extravagance symbolique. Paul A. Samuelson n’hésite pas à écrire dans son célébrissime manuel : « L’étudiant contemporain ne devrait pas être trompé, comme le furent les générations antérieures, par la croyance mystique selon laquelle la garantie-or est ce qui donne à la monnaie sa valeur. Assurément, l’or, en tant que tel, compte pour peu de choses dans ce problème ».

3 : Ainsi la monnaie dont est préoccupée la théorie moderne est ce que les Anglo-Saxons appellent la « fiat money » (monnaie dont la valeur est indépendante de la matière dont elle est faite). Deux caractéristiques la définissent : l’inconvertibilité et l’absence d’utilité intrinsèque. Pour simple et claire qu’elle soit, cette définition n’en débouche pas moins sur une difficulté majeure : si la monnaie ne possède aucune utilité intrinsèque, pourquoi les agents l’acceptent-ils ? S’ils ne l’acceptent qu’en fonction de l’acceptation des autres, où trouvent-ils la certitude de cette acceptation généralisée ? Ou, pour le dire autrement, quelle est la nature de l’obligation, des droits et des devoirs qui contraint les autres échangistes à céder leurs marchandises contre ce signe sans valeur intrinsèque ?

C’est là la question essentielle pour qui s’intéresse à l’origine de la monnaie moderne, ou fiat monnaie. Dans la mesure où elle s’identifie à un droit indifférencié sur l’ensemble des marchandises détenues par tous les échangistes, la monnaie suppose à un accord généralisé, ou tout au moins des liens d’intérêts entre les agents économiques en tant que membres d’une doctrine politico-philosophico-financière… C’est ce que soulignent maints auteurs lorsqu’ils analysent l’acceptation monétaire comme résultant de l’action de certaines formes sociales, comme la confiance, l’habitude ou la foi, dont la spécificité réside précisément dans le fait que s’y trouve cristallisé le : « Consentement universel des hommes ». R. Barre insistait sur la notion de confiance, « inséparable de la notion de communauté de paiement ». F. Simiand ; souligne que « toute monnaie implique une croyance et une foi sociale ». F. Von Wieser met l’accent sur la notion « d’habitude » qu’on trouve à la base de « l’acceptation massive » de la monnaie.

Et si elle devient pour le pourcentage d’une population, un moyen de paiement ne permettant plus qu’une faible accession aux biens et services essentiels à cette même population, alors les ressentiments envers l’argent deviennent sujets à manque de confiance, au même titre que la capacité des flux monétaires à engendrer quelques justes et équitables accords sociaux – économico-culturels, dans le système du travail, de l’emploi et des échanges commerciaux nationaux et internationaux, où le risque sera assurément de générer des révoltes sociales, la lutte des classes et les conflits géopolitico-économiques… Etc.

4 : Dès lors que ces objets sociaux échangeables sont présents, accessibles dans leur utile nécessité et perçus en tant que bien(s) et services communautaires, l’acceptation de la monnaie ne pose plus aucun problème.

Leur seule présence conduit chaque agent à accepter la monnaie. Comme tous les agents agissent de même, les croyances qui ont permis ce choix se trouvent validées ; l’acceptation généralisée qu’elle présupposait se réalise effectivement. Le sens commun voit dans ces croyances et dans les comportements qu’elles produisent une suspension des facultés critiques individuelles. L’adhésion à la règle monétaire qui s’y manifeste, que ce soit sous la forme de l’habitude, de la confiance ou de la foi, procède plus d’un assujettissement mécanique que d’un calcul raisonné. La stratégie holiste ne consiste pas à reprendre à son compte cette analyse, mais pourvoir, dans cette éclipse temporaire de la raison, à l’effet d’une puissance sociale, autonomisée par rapport aux volontés individuelles en leur imposant ses finalités propres : « La collectivité elle-même en tant qu’entité autonome ».

En effet, aux yeux de la conception holiste, la communauté ne se résume pas à la simple agrégation statistique et inflationniste des comportements individuels ; elle est dotée d’une identité spécifique qui commande aux sujets privés. C’est par son action que s’impose la primauté des finalités collectives, parfois sans valorisation individuelle intrinsèque, en termes d’échanges monétaires. Ce type d’approche a principalement été utilisé pour rendre compte de la manière dont les sociétés traditionnelles appréhendent l’ordre collectif. Celui-ci y est conçu comme fondé en un lointain passé religieux, dans une tradition immémoriale qui échappe aux actes individuels et s’impose à eux. La société s’institue en établissant une coupure absolue entre le temps des origines et les possibilités humaines présentes.

Par conséquent, ce mythe soustrait ses règles de fonctionnement à la critique des hommes, et par là même à l’histoire de l’humanité, à la philosophie & l’épistémologie des amphitryons, la culture, la psychologie, la sémantique, la sémiologie, la politique et les autres concepts communautaires édités dans tout langage affilié à la sociologie anthropologique de l’être humain « conscient ». Elle se pose dans une situation d’altérité radicale par rapport aux personnes, les dépossédant en partie de leur être collectif pour doter celui-ci d’une identité spécifique. Assurément, la vision holiste des relations sociales peut prétendre fournir une image satisfaisante du phénomène monétaire… Sémiotique allégorique selon laquelle, dans la monnaie, se manifeste une réalité d’essence collective, l’adhésion unanime des sociétaires, qui, au travers des croyances qu’elle impose à la conscience des agents, modifie leurs comportements et, ce faisant, garantit sa reproduction et l’habitude dans et par la circularité des échanges.

C’est cette conception qu’on trouve exprimée sous la plume d’anthropologues lorsqu’ils écrivent : « II n’y a pas de monnaie sans un ordre transcendant qui lui donne cette qualité d’être une matérialisation de la totalité sociale ». Et donc de par ce postulat et en l’état de compréhension du système sociétal actuel, il ne devrait donc, y avoir aucune possibilité d’ordre politique transcendant ; donnant à l’art des gens, cette qualité de juste analyse envers la totalité Socio-Économico-Culturelle… Même dans la zone de production et d’échange de biens et services représentée par une République à options Démocratiques et Laïques… Le corporatisme intrinsèque en est l’épreuve…

5 : Au travers de cette conception de la monnaie se fait jour une représentation très polémique des sociétés marchandes modernes dans la mesure où elle heurte nombre de nos convictions les plus intimes, tout particulièrement l’idée selon laquelle « l’ordre qui préside à la vie des hommes en commun n’est plus une donnée qui leur viendrait du dehors ».

6 : L’ordre social n’est pas dans une situation d’altérité radicale puisque ce sont les hommes eux-mêmes qui l’ont engendré. Cet ensemble de valeurs qui, par opposition au holisme, « valorise l’individu, et en même temps néglige et subordonne la totalité sociale ».

7 : Pour qui : « Il n’y a plus rien d’ontologiquement réel au-dessus de l’être particulier ». Et pourtant l’épistémologie ontologique devrait édicter : « Les groupes de population que nous pouvons visualiser comme un nombre communautaire strictement supérieur à deux, capables de faire évoluer un espace de vies, social économique harmonieux, sont ceux et celles qui ont la vision philosophique, humaine, sociale, culturelle, économique et financière la plus objective et la moins spoliatrice possible, accompagnée du respect permanent de la vie, de la liberté et de la propriété, afin d’en atteindre avec raison et amour, la sagesse et l’équilibre. Mais par l’image, le mensonge politique a conquis sa pleine légitimité. L’image ment ! Mais peu importe. Car ce n’est pas toujours le politique qui ment, c’est surtout l’image. Ce n’est pas l’acteur qui est pris en flagrant délit de tromperie, c’est l’image qui ment. Qui fait mentir l’image ? Cette société veut à toute chose un coupable, mais on ne saurait dire en l’espèce qui est coupable : le cadreur, le journaliste, le monteur, le rédacteur en chef, le producteur, le décorateur, le diffuseur, le communicant, l’imprésario, le réalisateur ou le législateur, le calcul démocratique ou les dévots cultuels ? On le sait d’autant moins que l’image est mensongère par ce qu’elle suggère, plus par ce qu’elle est. Le spectateur devient complice du mensonge à cause de l’évidence de l’image. Le mensonge qui progresse est de plus en plus facile et de plus en plus innocent. À cause de l’imperfection du langage, il y a toujours quelque chose de vilain, voire d’avilissant, dans l’exhibition de la vérité toute nue. Recourir à l’image qui fait rêver, plutôt qu’à l’écrit qui fait penser, est l’ultime espièglerie de la communication politique. Le mensonge a gagné. La fausse authenticité de l’image s’est substituée à l’imperfection du langage.

La droite a écrasé petites gens, étouffé la classe moyenne, et la gauche a fait le baiser de Judas au peuple de France. “Les hommes naissent égaux et libres”, répétaient-ils sûrs d’eux. ! Pfffff… Copie à revoir… Où dans cette cacophonie généralisée, la culture des temps immémoriaux des lumières s’est quelque peu assombrie… De sorte qu’après tant d’épreuves de leur incompétence ils ont jugé plus à propos et plus facile de censurer que de repartir, parce qu’il leur est bien plus aisé de trouver des fidèles à leurs veules raisons, que semer alentours théories équilibrées…

Politiques économiques de bons auspices sociologiques essayez de travailler ensemble. Certaines théories peuvent avoir quelques intéressements à être mises en débat, même si les fonctionnements actuels du système étaient à modifier pour réussir à mettre en place des solutions utiles à une véritable Économie Sociale de Marché respectueuse de l’individu. Notamment de nouvelles idées à potentiel de covalence, avec autres mutations technologiques, sociales, économiques, d’objets taxables et de sujets imposables dans le monde de l’emploi et du travail à juste valorisation. Par contre, pour y arriver, il vous faudrait mettre de côté quelques égocentrismes politiciens et guéguerres intestines inutiles. Cela permettrait assurément de créer une potentielle juste onde sociale-démocrate patriotique, au sein de la nation française. Son peuple en a urgemment besoin. Et surtout, cela autoriserait peut-être à évincer tous ces dinosaures de la politique, frappés au sceau des asthénies citoyennes, et autres corporatismes d’ors, de chaires, de pompes, de notables associés à quelques mauvaises consciences, menteurs, tricheurs et autres empruntés(e)… De la politique particulière, logomédiatisée et stérile de ces quarante dernières années.

8 : Le déterminant “particulier” peut être désigné par le terme d’individualisme ou parfois égocentrisme. Avec cette idéologie émerge une conception des institutions sociales qui dénie toute légitimité à ces formes archaïques de relations humaines que sont aux yeux de l’échangiste, la confiance aveugle ou l’obéissance routinière. Cette conception des relations sociales trouve dans l’économie ou la politique, et pour le moins, de larges secteurs de cette discipline, une formalisation précise et très élaborée. En effet, la tradition économique voit dans les contrats, librement négociés par les sujets rationnels, au mieux de leurs intérêts réciproques, la relation sociale de base. En tant qu’ils reposent sur une adhésion consciente intelligible des sujets.

Le contrat est la forme emblématique des valeurs individualistes entre deux “entités” où le sujet du contrat est l’objet désigné en tant que bien ou service commercialisable. (À savoir que les trente dernières années, la profession d’avocats en droit des affaires a augmenté notablement au rapport de la “complexification” juridique des échanges commerciaux contractuels nationaux, internationaux et intercontinentaux. Les connaissances et les savoirs juridico-commerciaux sont assurément affaires vendables, achetables et lucratives…). La question à laquelle nous nous intéresserons est de savoir si, contrairement aux thèses précédentes, le fait monétaire est réductible aux seules relations contractuelles. Ou, pour le dire sous une forme plus polémique, la monnaie est-elle pleinement contemporaine des valeurs individualistes ?On se trouve alors confronté à un problème dont la difficulté technique vient du fait qu’il s’agit de penser la présence de réalités collectives au sein d’une vision du monde totalement allergique à de telles catégories.

Toute l’économie politique témoigne de cette difficulté. Elle s’exprime dans le fait que la monnaie, en tant qu’elle est une assignation sur la société tout entière, prend une forme médite : “La monnaie est une traite sur laquelle le nom du tiré est manquant”. Et par conséquent, toute la démarche analytique devrait être axée en première intendance sur l’épistémologie de la sémantique, de la rhétorique et de l’éthique envers “l’objet” au rapport de la moralité du “sujet” justifiable… Voire justiciable. Avec pour particularité en ces systèmes sociétaux modernes, en celle que le classement dans l’échelle sociale s’effectue majoritairement par la fonction de représentation au rapport de la possession du bien matériel et financier, et le déclassement communautaire au regard de la sémiologie des immoralités “reconnues” ou des différences “fautives”, souvent aléatoires.

“Notons que penser à l’ordre idéal comme écart entre l’économie et la monnaie revient à dire que la monnaie est une imperfection dans une démarche uniquement économique dématérialisée de sa fonction sociale où l’attrait mobilisateur envers le refus social ne saurait être autre que celui d’avoir les moyens individualistes nécessaires à exister hors de ce même système social économique délétère envers la légitimité de la communauté de bien(s)…”. Avec ou sans » s » !

Le contrôle économique est extraordinairement concentré.

Il est tout à fait exceptionnel qu’une seule étude nous force soudain à nous représenter l’univers qui nous est familier d’une manière tout à fait différente de ce qui prévalait jusqu’à présent. On évoque alors un changement de paradigme.

« Parfois, les gens ne veulent pas entendre la vérité, parce qu’ils ne veulent pas que leurs illusions se détruisent »… Friedrich Nietzsche

9 : Ainsi, conformément à notre présentation générale, si la monnaie échappe à la catégorie économique centrale, le « contrat », c’est parce que, dans les civilisations individualistes, la communauté n’a plus d’identité spécifique : on ne saurait donc contracter avec elle. Ce n’est qu’en unique cause métaphorique que la monnaie est appelée créance puisque nul sujet ne supporte l’obligation de remboursement.

Pour la simple raison que tout sujet est constamment en potentialités de métamorphose, ou changement ce qui ne peut être le cas pour « l’objet » matériel stabilisé… Immobilier et sujet à moindres incertitudes… Il faudrait en conséquence trouver le juste déterminant du « sujet » dans le Monde Naturel Vivant, des désirs, peurs, servitudes et croyances, voire soumissions à l’ordre symbolique.

Posée dans ces termes, la question monétaire s’identifie à un problème difficilement soluble, que rencontre fréquemment l’individualisme : « Rendre compte des entités collectives et règles contraignantes qu’elles imposent aux sujets au travers du simple jeu des raisons individuelles. Il s’agit de reconstruire ces réalités sur la base de la logique des interactions entre sujets privés »… c.-à-d. Réduire l’institutionnel au contractuel. Avec utile nécessité à comprendre que les règles commerciales, législatives et juridiques se doivent d’être établies dans le cadre de la transaction équitable. On sait les difficultés de telles stratégies. Leur enjeu est néanmoins fondamental. Il s’agit de démontrer la viabilité des valeurs individualistes, leur prétention à fonder un ordre social stable, cohérent, débarrassé de tout résidu holiste ; autrement dit, capables de penser l’adhésion à l’ordre collectif comme le résultat d’un calcul rationnel et « humainement » acceptable…

En matière monétaire, ces difficultés se doublent du fait qu’il ne s’agit pas d’une institution périphérique, mais d’une réalité à maints égards constitutive des relations marchandes, voire de la notion même d’individu reconnaissable en et par sa valeur identitaire imaginée utile, nécessaire, inadaptée ou intéressante. Pour cette raison, la question monétaire, dans le champ économique, s’identifie à la question de l’origine, non pas au sens de « l’origine historique », mais entendue comme une interrogation perpétuelle sur ce qui fonde les valeurs marchandes… Dans un système intracommunautaire et interculturel… Par, pour, dans ; et avec ou « sans » le référentiel [Monétaire] ou « Argent ». L’économie est système que ne peut en aucun cas être dissocié de l’état social, culturel et technologique lié aux activités échangistes des populations et communautés, qui composent cette nation en tant que zone géographique définie…

Or, dans la mesure où les valeurs analytiques communautaires se refusent à chercher cette origine dans un référent transcendant, comme la loi, la raison ou la confiance, l’approche individualiste est conduite à appréhender instinctivement l’origine, comme matière précieuse (pierres, or, argent, objets valorisants, symboles, totems, signes… ; etc. reconnus par la communauté) et donc le fait monétaire, sur le mode de l’auto-institution des idées, motivations, pensées et actes, en et par le défaut d’analyse ou le refus d’étude, voire le déni de compréhension des liens épistémologiques, ontologiques, historiques, sociologiques, anthropologiques et sémiotiques dans le système d’échanges de biens et services à réseaux humains… Analyser l’extériorité sociale comme auto-extériorisation est ce qui peut définir la stratégie de réduction individualiste des formes holistes. Les difficultés que rencontre un tel programme de recherches prennent le plus souvent la forme du paradoxe entre le Corps (Matière) et l’Esprit (Intelligence) ; soit [ME] = Matière-Énergies en physique, ou la dualité [Onde-Corpuscule], en mécanique quantique… Sachant que tout est Matière et Énergie « ICI »… Et par conséquent, la pensée cognitive peut être considérée comme une énergie propre au cerveau, voire aux corps organiques – vivant – dans et par son entièreté humaine dans le monde terrestre fini.

10 : Il semble qu’on ne puisse rendre compte de l’existence de l’institution considérée qu’à condition de supposer qu’elle est déjà là ! Le phénomène monétaire illustre, de manière exemplaire, ces difficultés paradoxales. C’est ainsi que G. Simmel écrit : « Le double rôle de l’argent vient de ce qu’il mesure les rapports de valeur entre les marchandises à échanger, tout en s’introduisant lui-même dans l’échange avec elles, si bien qu’il représente à son tour une grandeur à mesurer […]

Or dans tous systèmes naturels vivants dotés de la conscience – collective – peu importe leurs fonctionnements et pragmatismes, l’analyse sera intrinsèquement soumise à l’étude historique, sociologique, éthique, morale de l’axiome suivant : Toute valeur ajoutée se définit par actions d’utilité, de nécessité, d’essentialité ou de superflu… Dans la dimension sociale économique individuelle ou communautaire, culturelle et ontologique attachée au mammifère-humanoïde pensant, présent dans l’écosystème… Mais pourquoi, pour qui, pour quoi, où, quand, comment et avec qui… ?

Là sont les questions ! Où les deux réponses soumises elles-mêmes à études, analyses et théories philosophiques, sociologiques, mutationnistes, anthropologiques, culturelles, théologiques, morphosyntaxiques, sémiotiques, philologiques et psychologiques ne sauraient être que celles de comprendre le bon sens du faste et du néfaste dans l’aire communautaire, ou l’intérêt est majoritairement lié à la nécessité d’exister par l’anthropocentrisme, hors d’une potentielle compréhension des notions de justice et d’équité… Et des liens interindividuels… Avec pour présomption primaire, souvent celle d’une forme mégalomaniaque de soi ; par l’argent et le désir névrotique de possessivité, et d’accaparement.

La monnaie fait donc partie de ces représentations normatives se soumettant à leurs propres normes. Tous les cas de ce type créent des complications et des circularités de la pensée, qui sont premières, bien que partiellement solubles : « Le Crétois qui déclare menteurs tous les Crétois et donc, tombant sous son propre axiome, inflige un démenti à ses dires »…

Pareillement, l’argent, critère et moyen d’échange, surplombe les choses précieuses ; mais comme son rôle exige à l’origine un support de valeurs et confère ensuite valeur à son support, il se range à son tour parmi ces choses et se plie aux normes qui émanent des pensées, idées et théories qui leur donnent mobilisations et non une quelconque particularité stable émanant de la monnaie, elle-même… Valorisée par une certaine forme implicite propre à l’art des gens, qui peut être aussi bien d’ordre personnel que par une vectorisation communautaire… Phénomènes de l’addition, voire de la multiplication… Par le produit scalaire de la ||Sociale-Économie||, où le résultat holistique en serait la « Culture » et le « Savoir », au sens universel de celle-ci et de celui-là…

11 : P. Samuelson souligne également cette étroite connivence existant entre la monnaie et le paradoxe. Paradoxe : La monnaie est acceptée parce qu’elle est acceptée… Où en cet état analytique, l’épistémologie ontologique disparaît au profit de l’unique théorie Darwinienne de l’évolution des espèces… L’homme a indéniablement un impact sur son environnement…

12 : Comme tout paradoxe, il repose sur une confusion des types logiques. En effet, la proposition de P. Samuelson peut se lire de la manière suivante : « Moi, j’accepte la monnaie si le tout, l’ensemble des échangistes, accepte la monnaie. Comme nous l’apprend la logique, dans la mesure où sont clairement distingués le “moi, je” et le “tout”, l’élément et la classe des éléments, le paradoxe disparaît ». Mais cette lecture logique ne nous sert à rien. Elle ne fait que souligner à nouveau ce que nous avons déjà reconnu comme étant à la source de nos difficultés : « La monnaie n’est paradoxale qu’au sein d’une pensée qui se refuse à appréhender la totalité sociale comme radicalement distincte des individus qui la composent ».

D’une certaine manière, on peut dire que la confusion des types logiques est constitutive du mode de pensée individualiste. Aussi le paradoxe en tant que référentiel de la sémantique et de la rhétorique s’impose-t-il, dans la pensée moderne, comme la substance scripturale même de la monnaie. Les formes sociales comme la confiance, la raison « unificatrice » ou l’habitude détruisent le paradoxe dans la mesure où elles expriment l’adhésion collective envers la monnaie sur un mode autonome, comme séparée du comportement des « moi, je ». Ce faisant, la circularité propre à l’autoconstitution est rompue, puisque la sphère monétaire est elle-même indissociable du : « C’est tout nous » et du « C’est tout cela ou ceux-là et celles-là ? »… Au même titre que la sphère corporatiste impérieuse. Et dès l’instant où nous conférons à cette zone de gestion des pouvoirs « entitoriels » laissant penser à l’unité humaine que l’outil monétaire n’est pas une énergie « immatérielle » positive ou négative du module social économique intrinsèquement pourvu d’actions en utilité intellectuelle et nécessité manuelle, est une imposture. C’est donc bien le refus d’une telle solution, le déni de considérer les ensembles collectifs comme des volontés actives, agissant sous une forme de conscience sociologique, à leur insu, qui crée le paradoxe par et en l’échange monétaire.

Dans cette perspective, c’est la lecture borgésienne plutôt que russellienne du paradoxe qui s’affirme pertinente. Borges écrit en effet du paradoxe qu’il est cette imperfection que les hommes ont laissée dans le monde pour rappeler constamment à la conscience des générations postérieures que celui-ci, malgré son apparente objectivité, n’est rien d’autre qu’une invention humaine : « C’est nous qui avons rêvé l’univers ». Nous l’avons rêvé solide, mystérieux, visible, omniprésent dans l’espace et fixe dans le temps, mais nous avons permis qu’il y eût à jamais dans son architecture de minces interstices de déraison, pour attester de sa fausseté.

13 : Le paradoxe est là pour nous interdire « de prendre nos propres fantasmagories pour des apparitions autonomes ».

14 : Suivant ces réflexions, il apparaît que les difficultés rencontrées par les sociétés de l’économie politique, dans sa compréhension de la monnaie, doivent être analysées comme l’expression d’un problème plus vaste, en et par celui que pose la cohérence des valeurs individualistes. Il est clair qu’une telle question traverse l’ensemble de la pensée moderne. Traditionnellement, elle relève plutôt de la philosophie politique ou de l’anthropologie sociale, mais nous voudrions montrer l’intérêt qu’il y a à prendre au sérieux ce qu’en dit la théorie économique. Vu l’ampleur du sujet, la réflexion proposée dans ce texte ne peut prétendre qu’à être illustrative de ce que serait une démarche qui chercherait à conjuguer systématiquement les outils formels de l’économie avec les acquis d’autres disciplines, tout particulièrement la sociologie, la philologie, la sémiologie, l’anthropologie, la philosophie, les échanges et la logique…

Notre idée est d’interroger les différentes solutions auxquelles a recours l’économie politique pour rendre compte du fait monétaire et de montrer qu’elles expriment toutes une même inquiétude : la monnaie, en tant qu’elle est matérialisation de la totalité sociale, en tant qu’elle repose sur une certaine méconnaissance des agents vis-à-vis des conditions réelles de sa production, nous met face à une dimension archaïque des relations marchandes au sens où elle témoigne de certains modes holistes de rapport à l’ordre collectif.

L’économie politique, parce qu’elle exprime, par-delà ces divisions, les valeurs individualistes, est donc amenée à voir dans la monnaie un obstacle majeur à son projet. On peut alors lire les positions des différents courants de la théorie économique comme tous également tendus vers un même but : supprimer l’archaïsme que constitue la monnaie. La théorie économique a-t-elle réussi à rendre compte de la réalité monétaire sur la seule base des calculs individuels ?

La théorie sociologique a-t-elle réussi à prendre en compte tous les liens, et échanges des sociétés et écosystèmes hors acquisitions matérielles absolues ?

La philosophie anthropologique a-t-elle réussi à mettre en adéquation l’anthropomorphisme efficient ainsi que la morphosyntaxique moderne ?

Le langage mathématique et la logique vont-ils réussir à expliquer celui du fonctionnement politico-socio -économico-culturel et l’individualisme exclusif ?

Comment cela est-ce possible ? Et comment réussir à comprendre la « fantasmagorie monétaire » en, par et avec les échanges de bien(s) et service(s) ?

La première partie de ce texte sera consacrée à la première question, les autres pourront éventuellement être développées en et par d’autres analyses. Notre réponse à la 1re question sera négative : Dans la monnaie se révèle un certain inachèvement de l’ordre individualiste – « Holisme culturel allocentrique ? »

Cette thèse a de nombreuses implications quant à la compréhension des rapports entre monnaies primitives et monnaie moderne. En effet, elle appelle, conformément aux analyses de certains anthropologues, un renversement de perspective au terme duquel il s’agit de « se demander non pas si la monnaie (primitive) se conforme ou non à une des définitions possibles de la monnaie moderne, mais plutôt si elle ne révèle pas en celle-ci des propriétés insoupçonnées. Il nous semble en effet que monnaie (primitive) et monnaie moderne sont toutes deux et en première intendance monnaie. Ce n’est pas tant la monnaie qui est de nature différente, mais tout ce qui l’entoure. Notamment les échanges commerciaux, économiques, les comportements, la politique, les orthodoxies, les covalences, mouvements, actions & réactions…

Les subjectivités du clan et de la communauté. Voire la psychologie de la possession et de l’accaparement…

15 : La seconde partie, hors, de ce texte sera consacrée à l’analyse des relations entre monnaies primitives et monnaie moderne. Cette étude nous permettra de mieux comprendre ce qui constitue l’originalité propre à l’usage moderne de la monnaie. L’inachèvement monétaire ou l’impossible transparence. La conception monétaire la plus largement répandue en économie est ce qu’on appelle la théorie quantitative de la monnaie.

Nous commencerons par l’étudier. On y voit pleinement les difficultés que rencontre cette discipline dès lors qu’elle est confrontée à la monnaie. On y verra que la réconciliation entre valeurs individualistes et monnaie n’y est obtenue que grâce à une quasi-disparition du fait monétaire.

La neutralité monétaire ou la disparition de la monnaie

La monnaie jouit, au sein de cette théorie, d’un statut très particulier. On peut l’analyser en suivant la dichotomie proposée par P. Samuelson (prix Nobel et conseiller de Kennedy). Celui-ci distingue dans le phénomène monétaire une dimension qualitative et une dimension quantitative. D’un point de vue qualitatif, la monnaie est essentielle. Elle est l’institution fondatrice des économies de marché et les économistes ont longuement démontré l’inefficacité des systèmes de troc. Mais une fois que l’avantage qualitatif a été réalisé grâce à l’adoption de structures et conditions marchandes utilisant la monnaie » M », le niveau quantitatif de » M » n’a aucune importance.

16 : L’image traditionnelle qu’utilisent les économistes depuis John Stuart Mill (philosophe et économiste anglais) est celle de la monnaie comme lubrifiant des échanges : c.-à-d. « Les flux commercialisables ». Pour désigner cette indifférence de l’économie vis-à-vis de la quantité de monnaie, on utilise le terme de neutralité de la monnaie. Cela signifie que les échanges et la production ne sont modifiés ni en niveau ni en structure par des variations dans la quantité de monnaie émise. Ils ne dépendent que des données réelles de l’économie, à savoir les technologies disponibles, les ressources utilisables, et les préférences des consommateurs. Les variations dans l’offre de monnaie ne modifient que le niveau général des prix. Pour reprendre l’analyse de D. Patinkin, on peut décrire la neutralité de la monnaie par le fait que ni les prix relatifs, ni les échanges, ni la production ne sont affectés par la transformation de l’économie monétaire en une économie de troc.

17 : Pour ce qui est de la détermination des variables économiques actuelles, tout se passe comme si on se trouvait dans une économie sans monnaie physique (matérielle), mais uniquement scripturale (virtuelle, Bitcoin & autres…). C’est la comparaison avec le langage qui s’impose ici à l’esprit. En effet, dans la mesure où le langage permet l’expression des pensées sans perturber leur sens, on y retrouve la même dualité : d’un côté, l’importance qualitative, à savoir permettre la communication ; de l’autre côté, la neutralité par rapport aux données réelles que sont les significations, déterminants et symboles transmis par le langage. Autrement dit, si la monnaie est neutre, c’est qu’elle n’est qu’une pure forme sans action sur la constitution des relations interindividuelles. Celles-ci ne dépendent que des données réelles de l’économie. De manière tout à fait révélatrice, l’économie parle, dans le cas contraire, d’illusion monétaire.

Dans une telle conception, l’existence de la monnaie ne saurait donc être mise en cause puisqu’à aucun moment elle ne vient restreindre la liberté des sujets marchands. Elle n’est source d’aucun conflit micro ou macroéconomique ; elle n’est qu’un simple outil qui offre à chacun et chacune sans discrimination, les biens et services en tant que référentiel fiduciaire attaché à une possible suggestion des propriétés, et valorisations de l’objet physique ou facultés du sujet matériel ou immatériel… Sauf lorsque l’effet d’encaisse devient le déterminant principal lié au seul montant de l’épargne où l’inflation est devenue suffisamment forte pour que les agents cherchent à maintenir constante la valeur de leur patrimoine en termes réels consentant un effort d’épargne important pour compenser la baisse de la valeur réelle de leur richesse. Théorie de Pigou ayant omis que trop d’épargne tue l’investissement et la circularité monétaire. Keynes critiqua son livre Theory of Unemployment. Dans un tel effort d’épargne, seule la quantité de monnaie acquise avant l’effet d’encaisse permet à ces agents de faire face à l’inflation, dans une durée compatible avec l’achat de biens essentiels permettant d’éviter l’exclusion du système…

Si une telle analyse met en scène une certaine dualité, ou ambivalence propre au fait monétaire, celle-ci ne dégénère pas pour autant en paradoxe. En effet, si la monnaie est à la fois indispensable et neutre, c’est selon deux directions distinctes, auxquelles sont associées deux temporalités qui ne sauraient se chevaucher. La première temporalité est celle qui correspond à la constitution de l’espace marchand, où ses limites ne sauraient n’être que celles des capacités intellectuelles et physiques des acteurs et actrices de la dimension productive, administrative et commerciale en tant que gestionnaires de ces mêmes facultés et propriétés propres à la zone géoéconomique ayant propriétés à prendre en considération l’utilité ou l’inutilité des fonctionnalités et pragmatismes dans l’espace socio-économique au nom de l’habitude, la synchronique humaine, l’intérêt, la considération, le collectivisme. Ou de l’attention et la curiosité… Et du désir ? Dans cet espace-temps, la monnaie est essentielle ; c’est elle qui permet la création de ce nouvel univers. Mais dans sa dimension duale, la monnaie efface toute trace de cette origine pour ne plus exister que comme simple support ou référentiel sémiologique apporté à vues, ouïes, sensations, sensibilités et émotions particulières… En tant que considérations de la représentation touchable ou touchante de l’objet physique, ou du sujet virtuel… Et la deuxième : « La valeur de chaque monnaie ».

Cette dichotomie, dont le temps est le porteur, permet d’éviter les paradoxes de l’auto-institution : la qualité sociale, collective, du signe monétaire est totalement absorbée dans le temps de la genèse ; une fois produite, cette qualité se présente aux yeux des agents comme une donnée, comme une ressource qui est à leur entière disposition. La monnaie est alors acceptée par les individus en raison des services qu’elle procure. Pour finir de présenter cette théorie, il convient de réfléchir sur la manière dont ont été formalisés et appliqués les services rendus par la monnaie.

On distingue trois motifs de détention de monnaie, à savoir le motif de transaction, celui de précaution et celui de spéculation. Conceptuellement, c’est le motif de transaction qui prime puisque s’y réfléchit cette caractéristique première des économies monétaires qu’est la multilatéralité des échanges. Le motif de transaction est présenté par D. Patinkin comme lié à l’absence de synchronisation entre les encaissements et les décaissements. Il s’ensuit un désir de liquidité de façon à faire diminuer la gêne que crée une insolvabilité temporaire. D. Patinkin présente cette gêne de la manière suivante : « L’individu à court de liquidité peut faire face à cette situation de deux façons : ou bien il peut manquer temporairement à ses engagements pour tout paiement qu’on lui demande d’effectuer – acte qui est supposé lui causer certains désagréments ; ou bien il peut reconstituer ses encaisses en obtenant pendant la semaine le remboursement (à leur valeur d’échéance) des titres qu’il détient – ce qui est supposé exiger de sa part des démarches ennuyeuses. La sécurité que procurent les encaisses monétaires contre ces deux types d’inconvénients est ce qui est supposé leur conférer de l’utilité. Il est clair, toutefois, que l’aptitude des encaisses monétaires à procurer cette sécurité dépend de leur valeur réelle et non pas nominale. De même, ce n’est que la valeur réelle des encaisses monétaires qu’il convient de prendre en compte pour les calculs d’utilité que font les individus, envers le besoin d’acquisition, du bien essentiel, nécessaire ou superflu… Ainsi qu’envers l’épargne ?

18 : Dans cette conception, la monnaie a donc une utilité directe. Cela la différencie des titres qui, en général, n’ont qu’une utilité indirecte : les titres ne valent qu’au prorata de ce qu’ils permettent d’acheter, sauf ceux dont on suppose par ailleurs qu’ils sont dotés d’une certaine liquidité. Il s’ensuit que la monnaie apparaît dans la fonction d’utilité des agents au même titre que les marchandises. Le service spécifique qu’elle rend, c’est sa liquidité. Il s’agit d’une assurance contre le risque que fait courir l’incertitude existant sur l’échelonnement des paiements. Ce faisant, la demande de monnaie a les mêmes propriétés que les demandes de marchandises. Sa stabilité traduit la stabilité du besoin qu’elle satisfait, à l’instar des autres marchandises. Ce qui permet l’ajustement entre la monnaie nominale émise et l’amplitude du désir d’assurance. Ceux sont les variations du niveau général des prix, tout comme ce sont les variations du prix d’un bien par rapport aux prix des autres marchandises, supposant fixe le niveau général des prix, qui permettent l’équilibre entre l’offre et la demande des biens et services marchands.

Autrement dit, dès lors que la monnaie est produite, on peut la considérer comme une marchandise ordinaire, celle qui satisfait le désir de liquidité.Dans cette présentation, la nature sociale et collective du service que procure la monnaie disparaît. Son objectivité est supposée acquise une fois pour toutes, et la possession d’encaisses réelles permet de satisfaire, au niveau qu’il plaira, le motif de transaction. Une telle théorie ne laisse aucune place aux questionnements que l’introduction avait mis en scène : « La monnaie est acceptée par tous puisqu’elle procure à chacun une utilité ». Que cette utilité dépende in fine de l’acceptation par autrui du signe monétaire n’est pas jugé à l’intérieur de ce cadre théorique, comme une question pertinente : « Il s’agit d’une question historique, celle de l’émergence de la monnaie ».

Ce que dit la théorie, c’est qu’une fois créée, la monnaie ne manquera pas d’être acceptée par les agents puisqu’elle satisfait un besoin objectif de transactions, entre les propriétés de biens et facultés de services. Cette conception de la monnaie permet de résoudre d’une manière très particulière les difficultés que pose son statut d’objet collectif. Difficultés que nous avons recensées précédemment : en les faisant disparaître.

Cette disparition est double.

Dans un premier temps, elle consiste à assimiler la formation de la monnaie à une question historique. Donc à la valeur monétaire définie sur une période satisfaisant aux normes des échangistes de la zone sociale économique… Considérée… Mais une telle construction serait insuffisante si le déroulement même des échanges ne faisait réapparaître sur le devant de la scène, ce que l’histoire devait absorber, à savoir la question de l’« acceptabilité » de la monnaie ; dans l’ordre communautaire.

Aussi la première disparition doit-elle être poursuivie dans une seconde qui garantit qu’aucune suspicion sur la qualité monétaire ne pourra émerger des échanges eux-mêmes. Cette seconde disparition est obtenue au travers du concept de neutralité. En effet, la neutralité signifie que la monnaie ne se trouve impliquée ni dans la détermination des rapports interpersonnels ni dans la constitution des objectifs individuels. Autrement dit, la circulation des marchandises ne voit dans la monnaie qu’un moyen extérieur à elle-même. Cette double disparition neutralise tout questionnement spécifique qui porterait sur la nature sociale de la monnaie. Dans un tel cadre théorique, la présence de la monnaie, sous quelque forme – matérielle, scripturale ou virtuelle – ou tout autre OBJET autorisant l’échange entre les SUJETS d’une instance GÉOLOCALISÉE n’est nullement incompatible avec l’activité calculatrice des individus, c’est-à-dire avec la maximisation de l’utilité personnelle. Elle n’implique aucun aveuglement, aucune foi irrationnelle, aucune habitude compulsive pour être acceptée en tant que référentiel de valeur, aussi son existence ne viole-t-elle en aucun cas la conception individualiste des relations sociales, hors pratiques prédatrices divisionnaires pour, ou envers, et avec les fonctionnalités monétaires d’ordre égocentrique ; extra et intracommunautaire, ou géocentrique… À tentations de possessivité impérieuse envers l’objet ou le sujet. Hormis formalisation avide, cette présentation, malgré son incontestable élégance, ne nous semble pas totalement satisfaisante : elle fait disparaître le problème plus qu’elle ne le résout. On ne peut considérer que les qualités monétaires soient acquises une fois pour toutes ; que le mouvement des échanges, au travers du motif de transaction qu’il fait naître, en assure la reproduction sans heurt ni effets de stratégies économiques… Les crises monétaires, sous des formes variées, nous rappellent que les monnaies sont mortelles. Continuellement, de manière plus ou moins latente, la société marchande interroge sa monnaie, sonde l’aptitude cohérente de celle-ci à remplir sa fonction d’intermédiaire impartial des échanges. Comment s’exprime ce questionnement ? Quels en sont les déterminants ?Conformément à une tradition où l’on trouve des théoriciens aussi prestigieux que K. Marx et J. M. Keynes, nous pensons que c’est la monnaie en tant que moyen de réserve qui constitue le lieu où ce soupçon s’élabore.

Thésaurisation et raison critique

K. Marx remarque que, dans les fonctions d’unité de compte et de moyen de circulation, la monnaie ne se donne à voir que sous des formes partielles, fragmentaires, ce qu’il appelait, respectivement, la monnaie idéale et la monnaie symbolique ; alors que dans la thésaurisation, c’est la monnaie réelle, « la monnaie proprement dite », qui apparaît. En tant que monnaie idéale ou symbolique, la monnaie peut être remplacée par des symboles d’elle-même. Telles des représentations physiques ou picturales attachées à toutes fonctionnalités créatives, conceptualisations, édictions, mouvements, mobilités, réalisations, affairements, actions, réactions, que celles et ceux-ci soient affectés(es) aux ou par les capacités intellectuelles, facultés manuelles et énergies valorisantes… Des individus de type mâle ou femelle, et défini en tant que genre « Mammifère-humanoïde »… En espérant que l’homme « moderne » futur sera suffisamment lucide pour entrevoir qu’il est encore assujetti à quelques fonctionnalités affectées à « L’homo erectus », et surtout infécondes à envisager meilleures évolutions, mais assurément infectées par les misérables croyances obsolètes, arrosées aux poisons de la supériorité prédatrice inefficace au maintien des libertés, où la seule sienne eut été de se dresser sur ses deux pattes de derrière, tout en ayant oublié, qu’à l’inutilité d’être une mauvaise langue, il aurait été mieux inspiré, en donnant la sienne au chat de l’écrivain… Du conteur… Du poète et de l’humaniste, accompagnés par quelques agréments propres aux philosophes, épistémologistes, anthropologues, linguistes, théoriciens Aristotéliciens, Kantiens, Freudiens, Darwiniens, Bergsoniens, acteurs et actrices terriens, romantiques en tant que dépositaires des mots, expressions et signes à dépendances utiles au maintien des attentions socioculturelles dans et par leurs meilleures formes paradoxales liées à la symbolique de l’attachement, de l’attention et de la liberté…

En effet, dans la répétition inlassable du mouvement des échanges, la monnaie se dématérialise : « Son existence fonctionnelle absorbe son existence matérielle », mais, dans la thésaurisation, la monnaie se donne à voir dans sa plénitude… « Elle se dresse face aux marchandises usuelles comme l’unique incarnation adéquate de leur valeur ».

La monnaie est une subjectivité de l’apparat corporatiste

K. Marx sent à quel point l’expérience de la thésaurisation est traumatisante pour l’harmonie des relations marchandes : elle met en péril la continuité des échanges. En dissociant les actes de vente et d’achat, la monnaie thésaurisée n’apparaît plus comme un simple outil à la disposition de tous, mais comme le lieu d’un pouvoir effectif, subjectif, voire « affectif », que chaque particulier peut exercer sur la circulation des marchandises. Cette émergence trouble la rigueur de l’ordre quantitativiste des objets et sujets. On voit réapparaître ce que le concept de neutralité avait refoulé, à savoir la monnaie comme force sociale : « Dans la thésaurisation, la puissance sociale devient puissance privée des corporatismes particuliers, tendant paradoxalement à devenir des sujets de type acheteurs libres et conscients de leur pouvoir à acquérir l’objet du besoin et du désir par la nécessité, l’utilité, l’essentialité, ou la superficialité, avec toutes les connaissances disponibles et savoirs liés à la conceptualisation, fabrication, métamorphose, et la distribution de ce même “sujet-objet” respectant l’éthique économique et la déontologie de l’échange social… » Ou de l’essentialité du commerce à tout prix, dans la sphère sociale économique… ?

Le danger que ce type de comportement non maîtrisé ou non régulé législativement et démocratiquement, où la valeur unique est… ; le consumériste endiablé, désolidarisé de la pensée cognitive et logique, et d’autant plus grand que la demande de thésaurisation « n’a, de par sa nature, ni règle ni mesure » ; sauf en et par celle du tragique besoin d’en désirer toujours plus, doublé de cette singularité impropre à une certaine forme de stabilité quitte à employer en ces cas d’incertitudes, des moyens inappropriés aux justes échanges, voire autres attachés à l’obsolescence programmée par une valeur subjective de « l’objet » et dénaturant par là même la dématérialisation monétaire généralisée, même celle déboutée d’ordre moral affecté par le désir individualiste ou les objectifs et intérêts non satisfaits. Contrairement à la demande de monnaie, telle qu’elle se déduit du motif de transaction, la demande de thésaurisation que considère K. Marx est fortement instable, et s’y exprime, sous la forme la plus absolue, l’arbitraire individuel, avec, actuellement, possible fonctionnalité à entrer dans une phase en obligations de décroissance économique.

Aussi, pour K. Marx, sa logique relève-t-elle essentiellement de la psychologie, et, plus spécifiquement, de la psychologie de l’avarice. Phénomène tendant à vouloir posséder l’objet par l’empressement de nécessité d’accaparement, en ce cas nommée valeur fiduciaire de l’objet-sujet matérialisé, et assurément devenue à l’instant de l’achat : « propriété immobile addictive ». La fonction d’utilité du flux monétaire se trouve en ce cas morpho-psychologiquement assujettie, à l’accaparement individuel de la rareté ou à la possession compulsive… Irraisonnée, individuellement utile, superficielle ou fétichiste ?

Il me semble que dans notre beau pays, certaines politiques, sociale-démocrate et ordo-libérale déficiente, démocrate-chrétienne, herméneutique-protestante et de droite-catholique, sont encore empreintes de trop du principe de subsidiarité affilié au Grand Ordonnateur, pour pouvoir mettre en place une réelle République Démocratique Laïque… Autorisant de potentiels accords constructifs entre le riche raisonnable et le précaire, le donneur d’ordres sensé et le courtisan, le maître sagace et l’estudiantin, l’homme esthète et la femme conquise (et réciproquement), la liberté et l’attachement… Hors croyance exaltée envers la religiosité-politicienne ou autres politiques-templières frelatées, adorateurs et adoratrices de Mammon…

L’ordolibéralisme

Article de Jean-Claude Coiffet (2008) complété par quelques ajouts et modifications textuelles personnelles (en italiques).

« Le projet ambitieux de l’Union économique et monétaire européenne est un pur produit de la pensée ordo-libérale. »

Frederick Bolkenstein

Il s’agit à l’origine d’une simple idée, d’un concept, qui fut progressivement transposée dans l’économie allemande, en en devenant même l’un des principaux éléments.

En fait, cette idée est la formulation, habile et ambiguë, d’une politique économique qui se réfère à une théorie (et même une véritable idéologie) particulièrement élaborée, née en Allemagne dans les années trente : « L’ordolibéralisme », se réfère explicitement à Röpke, l’un des fondateurs de cette pensée avec Eucken et Müller-Armack. Le terme « Ordolibéral » fait référence à une revue créée à l’époque, intitulée Ordo (regroupant tous les néolibéraux européens) et qui se veut la revue d’un nouvel ordre économique et social (Ordnung von Wirtschaft und Gesellschaft). Cet intitulé permet de bien comprendre qu’il ne s’agit pas d’une simple idée pragmatique de politique économique ni même d’une simple théorie économique parmi d’autres mais bien de l’énoncé de principes fondamentaux et universels d’un ordre social « idéal »… « L’économie sociale de marché » consiste en un mélange de deux systèmes. De la même façon que les « Démocraties Populaires » n’étaient ni démocratiques ni populaires, « L’économie de marché sociale » n’est ni libérale ni sociale. Non seulement il n’est pas question de mêler libéralisme et social-démocratie, mais les ordolibéraux rejettent à la fois le libéralisme (aussi bien économique que politique) traditionnel qu’ils nomment de manière péjorative le paléolibéralisme et le socialisme, qu’ils considèrent comme le mal absolu.

« Pour Eucken, le socialisme était une vision d’horreur, un modèle, non seulement d’inefficacité, mais aussi, et surtout, d’absence de liberté ».

Frederick Bolkenstein, homme politique néerlandais, ordolibéral convaincu et militant, longtemps responsable du parti populaire (libéral), président de l’Internationale libérale de Londres entre 1996 et 1999, auteur de la directive « services » (dont le principe structurant du « pays d’origine » a été l’objet de fortes contestations) qu’il a élaboré lors de son mandat à la Commission européenne entre 1999 et 2004. Elle retient en effet des éléments de marché libre ainsi que d’économie plus centralisée. Elle se pose alors comme un troisième choix entre peu ou trop d’interventions de l’État dans l’économie.

Le « en effet » ne manque pas de sel. L’ordolibéralisme n’est justement pas pour un marché libre.

Le marché, à ses yeux, n’est pas une donnée naturelle, contrairement aux thèses libérales classiques, et donc risque d’évoluer dangereusement. Aussi, le marché doit-il être institué rigoureusement, et même autoritairement, encadré. Entre autres, par une Constitution, qui doit énoncer non seulement les principes économiques et sociaux (Ordnung von Wirtschaft un Gesellschaft), mais aussi les règles de fonctionnement intangibles et impératives pour assurer cet ordre (le projet de Traité constitutionnel européen était typiquement d’inspiration ordolibérale).

D’autre part, cette idéologie est farouchement opposée à tout centralisme aussi bien politique (décentralisation politico-administrative), qu’économique (lutte systématique, voire obsessionnelle, contre les monopoles et la survalorisation des PME), que social (la famille comme cadre privilégié de la vie sociale… ; communautarisme, et peut-être, d’une certaine manière, pour « eux » ; seul socle « culturel » affilié au sens commun ?).

Enfin, l’État est conçu à la fois comme une sorte d’autorité religieuse, gardienne du credo « concurrentiel », et comme une entreprise « paternaliste » dans son fonctionnement, et non comme l’État démocratique classique. Il ne doit d’aucune manière intervenir dans le libre jeu de la concurrence ni dans aucun domaine de la vie sociale. Par contre, il doit, en amont, offrir le cadre institutionnel permettant cette libre concurrence et, en aval, sanctionner sévèrement toute déviance qui porterait atteinte à celle-ci (la fameuse formule de la concurrence libre et non faussée). Il doit lui-même s’interdire toute intervention, même sous prétexte de l’intérêt collectif. Pour les ordolibéraux, l’intérêt commun ne peut en aucune façon se déterminer par un projet a priori (une finalité) rationnel collectif, mais se réalise spontanément (a posteriori) par le libre jeu de la concurrence. Toute institution, privée ou publique, doit se forger et agir sur le modèle de l’entreprise et ne doit obéir qu’à un seul critère : la rentabilité. (Variable unique de l’économie). La conception de « l’économie de marché sociale » voudrait associer le principe de la liberté des marchés et celui de la compensation sociale. (États ambigus et rarement égalitaires).

On ne revient pas sur la confusion entre marché libre et concurrence instituée. Mais surtout, l’ordolibéralisme est radicalement opposé à toute forme de solidarité collective universelle (type sécurité sociale ou services publics gratuits par exemple). La famille doit être le seul lieu solidaire et assurantiel, à charge bien sûr, de faire appel à des entreprises de service, concurrentielles, aussi bien pour la santé, l’enseignement, la retraite, etc. En opposition donc avec la conception sociale-démocrate lucide de la nécessaire mise en œuvre du véritable pragmatisme collectiviste affilié à une réelle communauté ||Sociale-Économique||… Mais avec le libéralisme classique qui, dès Adam Smith par exemple, considérait qu’il y avait des activités qui échappaient, par nature, au marché (telles l’école, la santé et la défense, par exemple). Il y a bien, par contre, l’idée de compensation sociale, mais elle se limite à des aides ponctuelles, en fonction d’accidents conjoncturels, et un soutien minimum de la frange de la population la plus défavorisée (la fameuse lutte contre l’exclusion, mais en aucune façon contre la précarité, qui en est le signe perceptible avant l’exclusion). Mais surtout, pour les ordolibéraux, la protection sociale ne doit pas faire l’objet d’une politique sociale autonome et ne nécessite aucune institution spécifique, car c’est le fonctionnement libre de la concurrence qui permet, par lui-même et lui seul, la justice sociale.

Ce qui permet de redonner son vrai sens à la fameuse formule « Sociale-Économie de marché ». L’épithète « sociale » ne vient pas corriger le concept d’économie de marché, mais signifie que, au contraire, l’économie de marché est par nature sociale, que toute finalité sociale est la conséquence spontanée d’un marché de concurrence libre et non faussée. La laïcité n’a aucun besoin de complément circonstanciel, adjectif ou épithète. Elle est ou elle n’est pas.

Mais l’économie factuelle se doit d’être sociale. Le doute apparaît dans sa plénitude : il s’y exprime comme pure critique des valeurs et croyances existantes sans nécessité de proposer des hypothèses alternatives. Cette attitude simpliste exprime de la manière la plus adéquate les valeurs individualistes au regard desquelles est rationnel l’individu qui met en doute les croyances collectives, en et par leurs inutilités à être de meilleurs vecteurs socio -économico-culturels que la détention individualiste de monnaie ou de biens permettrait ?

Comme l’écrit R. Bouveresse, « La prise de conscience de la faillibilité est l’acte de naissance de l’homme rationnel ». Économie sociale de marché ou Sociale économie de marché ? « La forme la plus élémentaire de sécurité sur le plan social est garantie lorsque chacun a la possibilité d’assurer, par ses propres moyens, sa subsistance et celle de sa famille. » (Hans Tietmeyer). Ordre du clan ? Ou népotisme particulier ?

De même pour Hans Tietmeyer : « Ce sont justement les institutions du marché, en situation de concurrence, protectrices de la liberté et instigatrices de bien être qui peuvent atteindre la plupart des objectifs sociaux ». (Faillibilité n’est pas morale ?)

Ainsi les avantages de l’économie de marché, comme ceux de la liberté économique et du progrès technique, sont mariés avec ceux de l’économie centralisée comme le haut taux d’emploi et les faibles variations de la demande. À l’opposé, de nombreux désavantages de ces deux types d’économie sont gommés comme l’abus de liberté des marchés. Là, l’auteur de ce texte atteint le zénith du crétinisme dogmatique et/ou de la malhonnêteté intellectuelle. D’une part, il continue de prétendre que le « Soziale Marktwirtschaft » (sociale économie de marché) est une synthèse du libéralisme et de l’économie centralisée, en totale contradiction avec les principes théoriques de cette pensée. D’autre part, il assimile liberté économique et progrès technique, alors que partout la recherche scientifique est pour l’essentiel financée par des fonds publics, et s’élabore majoritairement dans des institutions publiques ou parapubliques.

Le moteur efficace de la recherche et de l’évolution « positive » est la collaboration et non la concurrence.

Sans oublier que l’Union soviétique fut une des premières puissances scientifiques et une fabrique de savants, que l’occident marchand n’a cessé de tenter de « s’approprier ». Pour faire contrepoids, il assimile économie centralisée et le haut taux d’emploi, ce qui doit faire s’étrangler d’indignation et de colère tous les libéraux ou néolibéraux et par là même les adhérents à la thèse ordolibérale décrédibilisant l’utile partie liée à la gestion sociale par une véritable République démocratique. Enfin, ce « métissage » de pensées contradictoires aurait la vertu de faire profiter des avantages de chacune et d’en gommer les désavantages… par quel miracle ne serait-ce pas l’inverse ? Sachant que l’être humain est souvent attisé par les feux de la division et les lois du filoutage déontologique. D’ailleurs, les néo et ordolibéraux actuels dénoncent, au contraire, le caractère pervers de cette synthèse, que la mise en application pratique de l’économie de marché sociale a engendré dans les décennies précédentes. Ils n’ont de cesse, en particulier dans le cadre de l’UEM (l’Union Économique Mondiale), de revenir à une pureté théorique, en se débarrassant des scories sociales-démocrates qui polluent, à leurs yeux, les économies occidentales.

« Au terme actuel de son évolution depuis plus d’un demi-siècle, on peut constater pour finir que l’économie sociale de marché allemande demeure toujours un système hybride, combinant un certain libéralisme économique et un certain modèle social dont on peut se demander s’ils sont complémentaires ou au contraire à la longue incompatibles.

Il y a indiscutablement en ce moment, sous l’influence d’une crise économique et sociale persistante et l’évolution concomitante des idées, une remise en question profonde de la composante sociale du système dans un sens qui tend à rapprocher celle-ci, comme auparavant la composante économique, de sa conception théorique dans l’ordo-libéralisme allemand, notamment avec la montée de la droite extrême, depuis le quatrième mandat de Mutty Merkel.

Il serait intéressant et instructif d’observer l’effet de ces réformes sur l’évolution économique et sociale allemande – L’État y a une position forte et intervient dans les décisions économiques pour l’intérêt public et se pose en co-organisateur des politiques sociales et économiques. » François Bilger, économiste ordolibéral Français

C’est l’un des aspects qui conduit à des contresens graves vis-à-vis de cette thèse.

En effet, l’ordolibéralisme renie le fameux principe du « laisser faire, laisser passer », énoncé par le libéralisme classique (théorie du ruissellement), ce qui peut faire penser qu’il peut y avoir intervention de l’État. Pourtant, Michel Foucault dans son cours sur la naissance de la biopolitique, évoquait, à propos de l’ordolibéralisme, une véritable phobie de l’État, qui, selon cette théorie, aurait une propension naturelle à accroître son ascendant sur la société, jusqu’au totalitarisme. Phobie qui fait dire ironiquement à l’économiste ordolibéral Bilger qu’il faut s’opposer au « laisser-faire de l’État ». De son côté, Frédéric Lordon (économiste, Directeur de recherche au CNRS), dénonçant l’influence des ordolibéraux au sein de l’Union européenne, parle de leur haine de l’État.

Pourquoi ces visions contradictoires concernant le rapport à l’État de cette thèse ?

Cela tient essentiellement à l’erreur qui consiste à voir l’ordolibéralisme comme un système hybride ou une synthèse du libéralisme et de la social-démocratie, alors qu’il se démarque fondamentalement du libéralisme classique et s’oppose radicalement au socialisme et à toutes les formes d’intervention économique et sociale de l’État. Pour les libéraux classiques, le marché est une donnée naturelle, ainsi Adam Smith énonçait que dans toute société humaine il y a une tendance naturelle (instinct) au « trafic » (échange marchand).

Il faut donc laisser s’exprimer librement cet instinct et aucune instance corporatiste autocratique ou politique templière, ne doit entraver cette liberté. Cependant, pour ce classique, le marché ne peut pas valablement recouvrir toutes les activités humaines ; les grandes infrastructures, les services d’intérêt général comme la santé, l’enseignement, la sécurité publique et le régalien, par exemple, échappent aux lois du marché. Les ordolibéraux contestent les deux aspects de cette vision. Pour eux, l’échange marchand concurrentiel est la forme universelle des rapports humains dans tous les domaines. Mais, l’échange marchand n’est pas naturel, c’est un idéal qu’il faut vouloir, instituer et protéger. D’où la nécessité d’une autorité supérieure qui énonce les principes, fixe les cadres juridiques, sanctionnent tout manquement aux règles et combat, voire réduit au silence, toute pensée contraire aux principes de cette thèse, aussi bien le libéralisme classique parce qu’utopique (naturalisme des lois du marché) et immoral (hédonisme individualiste) que le socialisme, ou toutes formes divisionnaires d’interventionnisme dilatoire tant public que privé ; parce qu’inefficace économiquement et attentatoire à la liberté.

L’État a donc bien « une position forte » et « intervient dans les décisions économiques pour l’intérêt public et se pose en co-organisateur des politiques sociales et économiques. Mais, pour les ordolibéraux, les concepts d’État, d’intérêt public et de co-organisation ont un sens différent, et même fondamentalement opposé, à celui reconnu depuis deux siècles dans les démocraties libérales. Si donc ils se distinguent des libéraux classiques, ils s’opposent encore plus radicalement à la conception sociale-démocratique, et même tout simplement démocratique, de l’État. Pour eux, il n’y a pas de sphère politique, la société fonctionne « librement », le lien social se réalisant selon le principe unique et universel de la concurrence entre individus, communautés et institutions. D’où l’objectif de la privatisation systématique de toutes les activités humaines de quelque nature qu’elles soient. Il n’est donc pas possible de concevoir un quelconque souverain, fût-il populaire, exprimant une volonté commune : d’où l’anti-souverainisme, « l’indépendance » des corps intermédiaires, des instances d’arbitrage et de régulation (Banque centrale, Justice, administrations sociales, etc.) et pour les ordolibéraux l’affiliation des services d’intérêt général aux uniques lois de la concurrence.

Dans ces conditions, l’État ne peut pas légitimer son autorité au nom d’un souverain, il doit donc être délesté de tous ses attributs de souveraineté et se comporter comme une entreprise parmi d’autres : rentabilité de ses services et interventions limitées au maintien ou rétablissement des règles de concurrence du marché. Et même, son existence n’est qu’une concession provisoire, imposée par l’histoire des démocraties occidentales, jusqu’à ce que soit mis en place et en œuvre un espace socio-économique hors souveraineté nationale. La « construction » européenne, dont ils sont, depuis l’origine, les initiateurs les plus déterminés, doit répondre à cet objectif. Ce qui peut se considérer comme un échec en perception de montée des souverainistes européens.

Quant à la co-organisation, elle fait allusion au système de contractualisation des rapports sociaux mis en place en Allemagne après la 2e Guerre mondiale où une cogestion d’inspiration néo-corporatiste assurait la paix sociale tout en permettant un haut niveau de revenu salarial. Le tout adossé à un système de protection sociale dont les origines remontent à Bismarck. Mais là encore, il s’agissait d’une situation transitoire dont les ordolibéraux ont profité pour intégrer idéologiquement le monde syndical au capitalisme, qui, par ailleurs, s’imposait à eux compte tenu du rapport de force avec un syndicalisme puissant et bien organisé. Enfin, cette situation était supportable grâce à l’exceptionnelle croissance économique en reconstruction industrielle allemande. Mais, depuis les années 80, à la faveur de la crise et de la mondialisation, le retour à la pureté ordolibérale se traduit par une remise en cause radicale tant du système de protection sociale que de la cogestion syndicale, dans le sens d’une flexibilisation des rapports sociaux et de la réaffirmation du pouvoir non partagé des actionnaires ou « héritiers » d’un système féodal ?

La construction européenne étant pour eux le moyen habile de se défaire de ce fameux modèle allemand, au sein même de l’économie allemande. Hans Tietmeyer ne laisse aucun doute sur ce point : « l’économie sociale de marché n’est pas le premier degré de l’État Providence », écrit-il. Et pour enfoncer le clou, il ajoute que cette économie sociale de marché n’a jamais été conçue comme une « troisième voie » entre socialisme et capitalisme ou comme une « convergence des systèmes », mais comme une économie de marché perfectionnée et efficace. Le résumé de la doctrine de l’ancien « patron » de la Bundesbank est très explicite : « ce sont justement les institutions du marché, en situation de concurrence, protectrices de la liberté et instigatrices de bien être qui peuvent atteindre la plupart des objectifs sociaux ».

Le progrès social passe par la constitution d’un « capitalisme populaire » reposant sur l’encouragement à la responsabilité individuelle par la constitution de « réserves » et d’un patrimoine personnel obtenus par le travail. Christian Laval, docteur en sociologie, membre du GÉODE (Groupe d’étude et d’observation de la démocratie, Paris X Nanterre/CNRS) : « Tietmeyer est un ordolibéral convaincu, ancien Président de la Bundesbank, il fut l’architecte de l’Union monétaire et de l’Euro, dans le but de faire de l’économie allemande, la plus grande puissance financière européenne ».

L’avènement de l’Europe libérale de demain risque d’être ébranlé par la formation transmise aujourd’hui aux jeunes Européens dans les écoles et les universités (…). La tâche des universitaires est donc de transmettre, par leur travail, les valeurs fondatrices de la société libre ou, en tous les cas, de combattre les idées qui visent à mettre en péril ce type de société. Fritz Bolkenstein

Dans cette même optique d’une société de marché, il est écrit dans le « Livre Vert » (Document européen sur les services d’intérêt général) : Néanmoins les fournisseurs de services d’intérêt économique général, y compris les fournisseurs de services internes sont des entreprises et sont dès lors soumis aux règles de concurrence prévues par le traité. Les décisions d’accorder des droits spéciaux ou exclusifs aux fournisseurs de services internes ou de favoriser par d’autres moyens peuvent constituer une violation du traité, malgré la protection partielle offerte par l’article 86. Ce refus de principe (de l’intervention de l’État) s’exprime notamment dans les « Lignes directrices communautaires » par lesquelles la Commission rappelle régulièrement ses propres orientations et qui, en l’espèce, répètent depuis plus d’une décennie avec une grande constance le principe dit de « l’investisseur privé » : l’aide d’État n’est admissible que si « dans les mêmes circonstances un investisseur privé rationnel dans une économie de marché » avait pris une semblable décision d’apport financier. L’État est toléré…, mais à condition qu’il abdique d’être l’État, et qu’il se comporte comme un « agent privé rationnel en économie de marché » !

Lordon CNRS, Bureau d’économie théorique et appliquée) : « L’une des curiosités de la construction européenne est que l’on se réfère de façon valorisée au “modèle allemand”, comme capitalisme nationalement organisé alors que cette unification européenne le remet précisément en question ne serait-ce simplement, parce que “le dialogue social européen” est très loin des règles très formalisées et contraignantes de : L’action concertée des États et, plus encore, par effet redondant en celle socialement fracturée des Nations.

On peut même tenir que le transfert vers le niveau européen, comme vers le niveau infranational, est un moyen pour le patronat allemand de se délester des contraintes de la négociation nationale telles qu’elles ont été fixées dans une phase antérieure du rapport de forces entre patronat et salariés durant laquelle l’intégration dans la compétition mondiale ne fonctionnait pas encore comme levier anti-salarial. Plus encore, l’intégration européenne se faisant de plus en plus par la mise en concurrence des systèmes institutionnels, au nom du principe ravageur de la “reconnaissance mutuelle”, c’est l’idée même d’une autonomie de la concertation nationale qui est remise en question par la “dérégulation compétitive”. » (Christian Laval)

Notamment dans l’UE, par la compétition internations alléguée par les distorsions de l’impôt, le dumping social et différences – voulues – du coût du travail. Les bases du système favoriseraient le principe de coordination et la concurrence utile, la formation de monopole serait empêchée…

La montée des partis extrêmes fut-elle, hier et aujourd’hui, en Europe, empêchée ?

La base de la pensée de l’économie de marché sociale est la personnalité ; l’homme n’est pas ici seulement considéré comme un individu mais également comme un acteur social – chacun doit assumer sa responsabilité envers lui-même et autrui. L’État ne participe à l’assistance que si l’homme ne peut s’aider lui-même – principe de subsidiarité. Schématiquement : « aides-toi, le ciel t’aidera ». Conclusion qui, apparemment, reprend synthétiquement les grandes lignes économiques, sociales et philosophiques de l’ordolibéralisme. Apparemment seulement, parce qu’encore une fois l’imprécision conceptuelle offre un discours flou, qui favorise, par naïveté ou malhonnêteté, la confusion des interprétations. Les bases du système sont le principe de coordination et la concurrence. Dès les premiers mots, est évoqué un principe qui réunit deux notions, « coordination » et « concurrence », parfaitement antinomiques.

Ainsi, selon la définition d’Alain Rey (Robert historique de la langue française) : la coordination est l’agencement des parties d’un tout selon un plan logique pour une fin donnée.

On a là résumé tout ce que déteste et condamne les ordolibéraux : l’idée d’un collectif organisé par une planification rationnelle en fonction d’une finalité d’a priori, à laquelle ils opposent une société parcellisée où les divers éléments entrent en concurrence spontanée d’où, a posteriori, naît l’ordre social. La formation de monopole est empêchée. Formulation pour le moins incantatoire. Car en l’absence de toute autorité souveraine, qui pourra empêcher quoi que ce soit ? Mais surtout, là encore, on brouille les cartes. Cela sonne comme un slogan anticapitaliste, la lutte contre les « grands monopoles », clamé naguère par Georges Marchais. Mais, dans un cas, ce qui est pointé c’est le danger que représentent des puissances privées ayant le monopole de secteurs entiers de l’économie, exerçant donc un pouvoir exorbitant sur la société, non seulement sans légitimité ni contrôle démocratique mais selon des motivations d’intérêts particuliers qui ne recouvrent l’intérêt général que par un miraculeux hasard. Alors que pour les ordolibéraux, ce qui est condamné c’est le principe en soi des monopoles, aussi bien privés que publics, et surtout ces derniers. Pour les pères de l’ordolibéralisme, le tissu économique doit être principalement constitué de PME indépendantes. Vision pour le moins utopiste ou hypocrite, tant il est vrai que tout capitalisme évolue inéluctablement vers la concentration économique et financière, et justement sous l’effet même de la concurrence qui pousse à la disparition, l’absorption ou la fusion des concurrents.

Pour ces phobiques de l’État, nostalgiques du système féodal, l’obsession est de voir se reproduire le processus de monopolisation du pouvoir de certains monarques (France et Angleterre entre autres) ; féodaux parmi d’autres au départ, qui finissent par devenir souverains, privant les autres de tout pouvoir. L’horreur de l’horreur étant quand, dans le système démocratique, le peuple, nécessairement ignorant et irresponsable, devient souverain et fait supprimer par la loi et la réglementation, la liberté seigneuriale… De fait, la société néolibérale actuelle est bien un système féodal où des puissances économiques et financières se partagent, non plus un Royaume ou un Empire, mais la planète, échappant ainsi à toute souveraineté nationale. Selon l’état des rapports de forces entre elles, elles passent des accords de non-agression (situation assimilable à un monopole de fait) ou se font une guerre sans merci, avec des dégâts collatéraux considérables, en termes économique, financier, social et environnemental, le tout dans un climat de crise permanente.

Quant aux fameuses PME, elles se font une concurrence meurtrière pour pouvoir gagner le droit d’être choisies par (soumises à) ces grandes féodalités oligopolistiques, soit comme fournisseurs soit comme sous-traitants. Quant à la fameuse régulation, elle peut être comparée au rôle de l’Église d’antan. Celle-ci comptait sur la piété des puissants pour brider leur tendance tyrannique, leur servait de conseil et d’arbitre et excommuniait exceptionnellement ceux qui mettaient vraiment en péril le système et les principes. Le nouveau clergé technocratique des politiques néolibérales ne cesse d’en appeler à la moralisation (!) des rapports sociaux économiques. Il initie stupidement des instances indépendantes de régulation dont l’image médiatique est inversement proportionnelle à leur impuissance d’intervention, enfin, met de temps en temps au pilori quelques brebis galeuses, de basse baronnie si possible (l’affaire Kerviel en est une caricature). Quand le désordre est trop grand, on rackette le contribuable, après avoir diminué les rendements des comptes épargne, « filouté » les contrats des assurés(es), et ruiner le petit boursicoteur (Ex. : Eurotunnel), afin de renflouer les puissances féodales, considérées comme les piliers de l’édifice social et les créateurs de richesses économiques.

Et, encore une fois pour semer le trouble, on laisse croire que cela serait une concession à l’interventionnisme de l’État. Suprême habileté : si cela a un effet positif, on s’empressera de « re-libéraliser » le système, au motif qu’on est sorti de la période de turbulence et si cela rate, on pourra confirmer que l’interventionnisme étatique est inefficace, CQFD.

Mais quoi qu’il en soit, au-delà du débat idéologique, le principe technique du monopole n’est pas en soi un « péché ». Entre autres, les secteurs-clés et stratégiques dont dépendent tous les autres secteurs et les services d’intérêt général ont vocation à être monopolistes, échappant aux aléas dangereux de la concurrence, et si possible monopoles publics ou sous contrôle public, pour que les finalités soient bien dans l’intérêt général et non dans l’intérêt des actionnaires. C’est d’ailleurs ce raisonnement, parfaitement neutre idéologiquement, qui conduisit, après la crise de 29 et la 2e guerre mondiale, de nombreux pays, sans la moindre référence au collectivisme, à nationaliser certains secteurs-clés et à mettre sur pied ou renforcer de grands services publics. La base de la pensée de l’économie de marché sociale est la personnalité ; l’homme n’est pas ici seulement considéré comme un individu mais également comme un acteur social (chacun doit assumer sa responsabilité envers lui-même et autrui).Ultime conclusion qui résume les bases philosophiques, ou idéologiques, de l’école ordolibérale. Un peu en contradiction tout de même avec l’introduction, qui présentait cette thèse comme une « simple idée, un concept, transposée dans l’économie allemande ».

Ce point mériterait une très longue réflexion eu égard à la complexité tenant à la fois aux origines historiques, philosophiques et même théologiques, à la diversité des positions à l’intérieur même de cette école, enfin à la nature de son impact, parfois contradictoire et souvent opaque. Aussi, « balancer » trois lignes pour en rendre compte participe, une fois de plus, du camouflage manipulatoire. D’autant que, d’un côté sont énoncés des termes à image positive : personnalité, acteur social, responsabilité. De l’autre, des mots à image négative : individu, sous-entendant l’insécurité de la solitude et l’égoïsme de l’individualisme ; assistance, évoquant l’indignité et la servilité vis-à-vis de l’État, grand méchant loup qui, certes, à de grands bras pour mieux nous embrasser, mais aussi de grandes dents pour mieux nous manger. Une telle présentation relève, en effet, du conte pour enfants. Sans doute parce qu’on ne serait pas capable de comprendre une analyse trop savante ; à moins que ce ne soit pour éviter de juger en toute connaissance de cause de la valeur de la thèse, qui permettrait un débat contradictoire, mais jugé inopportun à l’égard d’une vérité transcendante et universelle, donc indiscutable. Avant de se pencher sur les bases philosophiques de cette idéologie, on peut pointer cette absence de rigueur dans la manipulation des concepts avec la dernière phrase : ‘’ l’État ne participe à l’assistance que si l’homme ne peut s’aider lui – même (principe de subsidiarité)’’.

Il y est question du principe de subsidiarité, selon lequel l’État ne doit intervenir socialement qu’en dernier recours.

L’allusion est claire, il s’agit de condamner tout système public universel de protection sociale. Pour être plus convaincant, on utilise l’expression « assistance » de l’État, qui évoque la passivité, l’irresponsabilité et l’indignité, et aussi l’archaïsme de l’assistanat. Habile utilisation de la confusion régulièrement faite entre solidarité et assistance, ou charité. La finalité de la solidarité, par définition, est qu’aucun membre d’une collectivité (nationale par exemple) ne soit exclu, quel que soit le handicap dont il peut être victime (maladie, vieillesse, chômage, etc.), et donc ne doit jamais avoir besoin d’être assisté. La mutualisation des risques sociaux (Sécurité Sociale par exemple) et l’offre gratuite de services jugés obligatoires (l’enseignement, l’éducation gratuite) y répondent parfaitement, par l’intermédiaire de cotisations universelles obligatoires et de la fiscalité. L’absence d’un tel système collectif (principe de mutualisation par le collectivisme) conduit nécessairement certains à être en situation d’exclusion, lorsqu’ils ne peuvent pas faire face, par leurs propres moyens, à une difficulté sociale, ce qui, cette fois, implique l’assistance. Or, contrairement au sous-entendu évoqué plus haut, la solidarité publique impose la responsabilité (la contribution) et la dignité – en toute situation, on reste membre à part entière de la collectivité, sans subir l’humiliation de la ségrégation (positive ou non) et de la stigmatisation. Inversement, dans le fameux système de subsidiarité, on admet, comme fatale, l’exclusion.

La charité privée ou publique, à l’image des anciens ordres mendiants, a alors la charge d’assurer une survie minimum des « pauvres ». À la fois, voile pudique qui adoucit l’image trop crue de la misère, qui répond aux sentiments charitables, et enfin qui prévient la violence sociale d’une population potentiellement dangereuse. Et comme les tenants de ce principe ne souhaitent pas susciter des comportements d’assistés « clandestins », seuls doivent être aidés ceux qui le méritent vraiment, après enquête, aussi humiliante que stigmatisante. Stigmatisation qui peut susciter la compassion aussi bien que le rejet – voir comment certains médecins reçoivent (ou plutôt ne reçoivent pas) aujourd’hui les « bénéficiaires » de la CMU –. Bref, l’opposition entre ces deux conceptions peut se résumer ainsi : d’un côté, lutter contre la pauvreté en intervenant directement sur les mécanismes économiques et les structures sociales tout en développant l’esprit de solidarité collective ; de l’autre, aider les plus pauvres, sans entraver la liberté économique ni toucher aux inégalités sociales, considérées comme légitimes dans le jeu naturel de la concurrence.

On est évidemment libre de choisir l’une ou l’autre de ces options, encore faut-il les présenter clairement, respectueusement et honnêtement. Pour revenir aux bases philosophiques, non seulement il est impossible de les présenter en quelques formules évasives, mais cela nécessiterait une très longue analyse, à la fois historique, philosophique, mais aussi théologique. Les pros, comme les anti-ordolibéraux s’accordent au moins sur trois points : c’est une pensée spécifiquement allemande, d’inspiration luthéro-catholique, qui se développe pendant la crise économique et politique des années trente. Les deux premiers points sont d’une extrême importance pour bien comprendre la nature de cette pensée et surtout pour bien mesurer l’enjeu de civilisation que représente sa diffusion et sa mise en œuvre aujourd’hui, entre autres dans le cadre de la construction européenne. Jean-Claude Coiffet propose, en annexe, une étude un peu détaillée de l’évolution historique et idéologique de l’Europe occidentale à partir de la Renaissance, et principalement du schisme religieux, qui rend compte de cette spécificité allemande.

Pour résumer, le schisme religieux de la Renaissance prend un tour particulier en Allemagne et la société qui en a découlé dans la zone germanique de l’Europe a des traits politiques, économiques, sociaux et culturels tout à fait distincts, et même opposés, a ceux des autres pays occidentaux, en particulier la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis. L’opposition entre ces deux zones prendra d’ailleurs un tour violent à partir de la fin du XIXe siècle, qui aura son apogée avec la Deuxième Guerre mondiale. Après sa défaite de 1918, l’Allemagne semble se couler dans le moule des États démocratiques libéraux de la zone atlantique. Mais, bien évidemment, la greffe ne prend pas. La République de Weimar est continuellement en crise et contestée. Les années trente sont justement une période cruciale. Les désordres internes ébranlent définitivement cette République inadaptée et personne n’est prêt à la défendre, bien au contraire. Par ailleurs, c’est la crise du système économique libéral de type anglo-saxon et c’est le développement du socialisme, symbolisé encore à l’époque par l’URSS. C’est dans ce contexte qu’émerge l’ordolibéralisme, qui se présente comme une refondation du modèle spécifiquement Allemand, en opposition au libéralisme anglo-saxon qui montre sa faillite et du socialisme aux traits centralistes et autoritaires.

Cependant, la gravité de la crise et la violence des désordres favorisent la forme intégriste de cette refondation, le nazisme, qui tire vers un retour extrême et délirant aux fondations de cette spécificité allemande à la fois sur le plan des comportements idéologiques et sur le plan géographique : pangermanisme, rappel de l’Empire Austro-Hongrois, et même, avec les fascismes italien et espagnol, reconstitution de l’Empire Romain germanique d’avant la renaissance et pour l’Allemagne le désistement financier américain, avant le 1er conflit mondial de 14-18. Mais l’ordolibéralisme, mis sur la touche pendant cette période transitoire, réapparaît dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale, s’installe au sommet de la RFA et en une quinzaine d’années, cette pensée devient le credo universellement reconnu en Allemagne. Mais aussi, dès le début, et progressivement avec plus de netteté, « l’Europe » se construit et évolue sous l’influence de cette pensée, reprenant le vieux rêve de domination continentale face au monde anglo-saxon d’une part et au monde slave d’autre part. Fondés sur l’influence luthéro-catholique d’une économie libérale sociale et pour partie sur celle du déterminisme (Ricœur) assujetti à l’herméneutique protestant (églises luthériennes, réformées, anglicanes, méthodiste, congrégationnistes, etc.) en différences d’autres institutions cultuelles, tels les chrétiens-évangélistes, en contre-mesures ségrégationnistes.

Ses principes (ceux de l’ordolibéralisme) sont diffusés dès les années trente par les Écoles de Fribourg – fondée par Eucken et Röpke, disciples éloignés du pasteur Blumhardt – et de Cologne avec M. Muller-Arnarck. Développé dans les milieux catholiques par le Pr Nell-Breuning, l’ordolibéralisme défriche « la voie allemande vers le libéralisme ». (François-Georges Dreyfus Professeur émérite de l’université Paris IV-Sorbonne Ancien directeur du Centre d’études germaniques de l’université de Strasbourg). Et dire qu’un jour lointain, l’homme de Neandertal a réussi à se dresser sur ses deux pattes de derrière, afin de percevoir d’autres horizons plus loin que son espace restrictif, et qu’en ces temps d’insolence, d’indifférence d’inconscience, d’indigence et cupidité il n’a eu que désobligeantes fonctions politiciennes, culturelles et spirituelles à ne même pas prétendre ne pas avoir conscience et réflexion suffisante à définir également l’homme moderne majoritairement en sa débile prédation sociologique. Ce qui est d’autant plus grave, en ces périodes de pensées soi-disant dotées d’intelligence… De celles liées à l’ignorance, le déni et l’inculture assurément ! Et encore trop éloignées des meilleurs bénéfices assujetties aux belles lumières de ‘’l’intelligence de cœur et de raison’’ tout en laissant imaginer par épandage logo-médiatisant généralisé les paraffines des paradigmes sociétaux proches de l’irréalité des vieilles reliques économiques, et autres débiles néo-prosélytismes infondés et instables en et par d’insolubles croyances mystiques… Jusqu’à présent physiquement inconnue, édictant leurs inepties par les voix de l’absurdité, au nom d’espérer que le meilleur serait présent après extinction de la vie… Bande de psychopathes délétères… Essayez plutôt, en première instance d’analyser, d’expérimenter, comprendre et de faire connaître les différentes pensées nées de l’imagination au nom du ‘’savoir’’, le pourquoi, le comment et le mieux de notre propre existence communautaire dans les différentes contrées du monde avant d’appliquer tout déterminisme, dont ses deux réponses ne sont que ‘’oui’’ ou ‘’non’’, et où le ‘’peut-être’’ est juste une méconnaissance ou incertitude ‘’temporelle’’. Ce qui en langage mathématique peut se traduire par 1 chance sur deux d’avoir raison, ou 50% de malchance d’avoir tort, et inversement…

Et malheureusement je pense parfois que certains actes, résultant de la pensée égoïste, narcissique et cupide, au détriment des idées partagées, sont empreints de trop de conséquences importantes pour se permettre d’en déterminer les choix avec de simples lancers de dés, surtout s’ils sont jetés par un nombre inférieur à deux, n’en permettant pas la perception de la ‘’trace’’ d’une possible véracité, hormis celle ‘’édictée’’ par le lanceur de dés, qui à ce moment-là n’est plus une trace, mais le risque de diktats anti-démocratiques… Antirépublicains…Et anti-laïques…Où les illuminés(es) des politiques de ‘’l’au-delà’’ ne sauraient, en aucun cas, être proches des pensées ‘’humanisantes’’ ; ‘’ici’’ dans le monde naturel du vivant ! Mais peut-être sujets à prosélytismes divisionnaires… ??? Ou autres soustractions des accords entre les discours des sciences et des arts… Emancipés par l’ignorance, l’inculture ou le déni… ???

Au-delà des quarante malencontreuses

FIN 2021

Rupture

Tant bien même existerait-il une communication tentant de tenir compte d’une translation intercommunautaire telle qu’elle ne saurait conduire à des fonctions d’accaparement, de telle ou tel, sans qu’il ne soit d’un besoin extrinsèque de n’y point faire attraction d’un équilibre existentiel d’avec un utilitarisme à les appliquer pour qu’il n’en soit, et fut, d’une accession à connaissances de ce qu’il n’y aurait de son égocentrisme que la diffusion de pensées plus à même d’élargir le champ des possibles ne saurait se défaire des abords en contraction d’une forme d’universalisme en sciences humaines, pour qui ne pourrait s’exonérer d’une exposition d’avec une recherche en universalité du monde, dans une éthologie du mammifère humanoïde, si cette communication, tant virtuelle que physique, n’eusse, ait et soit nœuds de convergence d’entre plusieurs esprits – libres – incomparablement meilleurs qu’en seul pour ce qu’on saurait si bien concevoir de ces « choses de la vie » de l’observer, voire de l’apprendre, de la somme des partages plus que de croire intrinsèquement l’avoir d’une incommensurable prétention en tenue de voix(es) qui ne les décrivent qu’avec les iniques et uniques pensées fort déraisonnables envers ce qui peut être lu, di, questionné, imaginé et établi d’une représentation collectiviste, voire solidaire d’entre les liens en approvisionnement, tant des intellectualisations et des souvenirs que des projets dictés aux sons d’un humanisme de conservation de ce qu’il peut rester d’une effervescence du bien commun dans le monde naturel du et des vivants.

Alliances maudites

Ils sont tous à table, ils ne mangent pas,

Ils se lorgnent en chien de faïence,

Ils ne sont pas vraiment dans leur là,

Artifices, aux sons de houseaux, engageants.

Qui va jouer au pilastre des Tartuffes ?

Prières d’opportunistes, lapins politiciens,

Comme fabrique de plateaux mégalos,

Ils ne sont pas de véritables raciniens,

Ni même d’adeptes emmenés(es) par les boléros.

Qui seulement parie sur les bords du chapeau ?

Les glissières pas nécessairement sécures,

Les parcs à thèmes pas vraiment justes,

Les factures d’aires pas utilement assurées,

Les flux de fermeture pas réellement penchés.

Quels sont les mièvres atours d’enclenchement ?

Allez, va, plus vite petit homme sans tête,

Piaillez, mandataires, aux arabesques des matadors,

Dans l’arène des marinières, oh silence des entêtes,

De sept éclats où vient mourir la bête des Tudors.

Qui dansent aux feux maudits des dynasties sans exception ?

De saints axes en délire de masques,

D’Admète sans égards envers les Argonautes,

À Hélios aux vents passant de Brest à Nice,

Sous des pluies de fer, et de cendres,

Des combats en justice d’arrière-cour

Comme des cyniques partis, sans bravoure,

C’est de cela que le diable en fait extrémistes.

Combien de facéties, encore, aux passages…

Tant de la scénographie, en alliances maudites,

Que des persistances en infects arraisonnages…

Quelles néfastes causes à la folie dévastatrice… ?

Michel Asti – Entre Libertés & Attachements

Voir également : LE JOURNAL D’UN RSA-YSTE SENIOR

http://mickael-montest.e-monsite.com/

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