SI

Quel vice monstrueux est donc celui-ci, qui ne mérite pas même le titre de couardise, qui ne trouve pas de nom assez laid, que la nature désavoue et que la langue refuse de nommer ? Qu’on mette face à face cinquante mille hommes en armes ; qu’on les range en bataille, qu’ils en viennent aux mains ; les uns, libres, combattent pour leur liberté, les autres combattent pour la leur ravir. Auxquels promettrez-vous la victoire ? Lesquels iront le plus courageusement au combat : ceux qui espèrent pour récompense le maintien de leur liberté, ou ceux qui n’attendent pour salaire des coups qu’ils donnent et qu’ils reçoivent d’avec la servitude d’autrui ? »

Étienne de la Boétie

Lorsque je réfléchis à l’amitié, une question me paraît importante : doit-elle son origine à la faiblesse ou au besoin, et si les hommes n’y ont cherché qu’un commerce réciproque de services afin de trouver en autrui ce qu’ils ne pourraient avoir eux-mêmes, et de payer à leur tour ces services par des bienfaits semblables… ?

Cicéron – Œuvres philosophiques majeures

Nul besoin d’invoquer des dieux ou le diable. La posture de l’être humain se suffit à elle seule.

Malheureusement, je ne pense pas qu’il suffirait d’une étude analytique, intercommunautaire sensible, d’autres conditions pour que l’être-humain puisse trouver quelque équilibre en son propre statut – matériel et ontologique – pour ne plus invoquer une réflexion suffisamment éloignée de ce qu’il croit du sens de l’élévation du discours, corporatiste voire sectaire, fermé à la pluridisciplinarité, de l’homme. Toute parole ou style anticonformisme est, toujours long, à émerger comme à faire sens à potentielles formes d’équilibre.

Les ruraux et les citadins ne se comprennent plus. Les premiers sont restés tributaires d’un langage empirique, en népotisme souvent tourné vers des formes, de complotisme, anti-progressistes. Quant aux seconds absorbés par la convoitise, à tous crins, n’ont plus d’espace – de communication – pour imaginer pouvoir tisser quelques liens et accords louables entre la paysannerie et la cité. Elles sont devenues deux mondes opposés, tant sur le fond que dans les formes. Je parle de vous, vieilles badernes, oublieux de vos rêves d’enfant, nulle clef, nulle serrure, nulle porte entrouverte au seuil des entendements.

DEMEURES EN SURSIS

Je vous vois, longues ombres étendues au couchant de l’existence, derniers solstices, je ne sais plus qui songent encore.

Je vous entends, tristes petites choses ridicules sur vos chaises de bréviaire, piètres acquis, je ne sais plus qui ment, encore.

Retenez-moi de compter ce qu’il reste des années, des sales besognes soumises au silence des vices.

Là où, souvent, naissent les mains de rancœur, crissements du vent d’hiver sur les boiseries gonflées de gel.

Voilà pourquoi je parle de vous, vieilles badernes, oublieux de vos rêves d’enfant, nulle clef, nulle serrure.

Nulle porte entrouverte au seuil des entendements, même sang-froid que des vipères lovées aux mesures de fiel.

De vous, de moi, qui est le plus désenchanté lorsque crépitent les cris de quelques bouches dévisageant vos deniers d’horion.

Nul sort, que de vivre loin de vous, ristournes en gageures de veules manigances, saisons sans oiseaux-fées.

D’une aile haute comme d’un œil vigilant, écoutez, vils ruraux sans livres sur l’étagère, les mots humiliés.

Entendez les dires irrités du jour, démons nuit, quand le passage d’un nuage obscurcit le scintillement de l’eau.

Sentez venir le chant, signes amicaux, à demi vers, ici, à la porte d’entrée où la mémoire ne se déguise pas en statut borgne.

Comme un feu élevé sur l’horizon des justes tendances, l’ordre des grandes floraisons entre les galets de la rivière sans retour.

Vivriez-vous, vos dernières années sous le joug d’un rite calqué aux tours d’ivoire, consanguinité, demeures en sursis.

Je vous plains, minables boucliers de cendres fourvoyant l’avenir des veilleuses, dans l’âtre des cheminées empoisonnées.

Je forme un vœu, éternel, que de ne jamais croire au gargarisme des promesses messianiques, en méthode d’usurpateurs.

La liberté n’existe que solitaire, après avoir su transmettre, du mieux possible, les variations de la vie sociétale à sa descendance. La liberté ne peut se côtoyer que par l’expression de sa tension cherchant à vaincre les forces antagonistes de l’intéressement faussement livré à son contraire i.e. l’attachement, sournoisement véhiculé par le pouvoir des mots affichés aux guides de pacotille sucés par une espèce de sémantique messianique croyant, encore, aux tâches en cavatines de l’impossible principe de subsidiarité. Je n’ai aucun besoin à être sauvé, de quoi, pourquoi, par qui et quand ? Par un modèle de rédemption farcie aux langages des divines comédies en jean-foutres. Pfft… Quelle fourberie.

Michel Asti – La clé du temps des murmures 2023

Sourire ou pleurer, en poésie tout est permis

La vie est une histoire de rencontres. Certaines s’inscrivent au chapitre des beaux souvenirs. D’autres se quittent sans regrets.

« Le monde est une RESON-(N)-ANCE qui invente la dissertation »  –  « D’Observation, d’Assertion, de Balbutiements et de Compréhension ; il demeure les mots de liaison » …

La jalousie est une source de souffrances aussi bien pour la personne qui en fait les frais que pour celle qui la manifeste. Elle peut devenir maladive, elle est alors source de souffrance pour son auteur comme pour son objet. Elle entraîne souvent colères, rancœur, voire haine dont la réalité s’exprime dans des  manifestations violentes entre possédés(es) et possédants(es).

Si l’on veut découvrir les origines de l’inégalité, ne convient-il pas de connaître ; aux abords des antériorités ethnosociologiques du mammifère-humain l’évolution communautaire quant à ses accointances attachées aux conventions sociales ? Une sociologie correcte suppose une anthropologie préalable ainsi qu’une analyse des sciences humaines d’avec une potentielle compréhension objective et louable de l’état de la nature même du bipède-humanoïde… Le jeu se limite-t-il à l’évaluation des comportements intellectuels, cessibles avec les modalités épistémologiques et ontologiques du monde naturel du et des vivants… ?

Si révocation(s)… ou sire(s) et vocation… Evoquons ce si… impérial

Si le potier n’haïssait le potier,

Si l’architecte « Sis » l’architecte,

Si l’impérieux ne travestissait les :

Vagabonds de mots

S’ils ne t’ont pas tout dit

Si leurs mots ne t’ont pris

Entre tristesse et joie

Telles les ombres du silence

Semant quelques cailloux

Entre chênes et roseaux

N’oublie pas leurs brûlots ;

S’ils t’ont craché du feu

Comme des dragons furieux

Soufflant sur tes douleurs

Figures de démons nus

Corps tremblant de peur

Cœurs percés de tisons

Pages 1 à 3

Pages 32 à 34

Le paradoxe culturel est la faillibilité de l’épreuve matérialiste

Et dans cette incompréhension généralisée l’antivirus de la philosophie politique a été érigé par les règles du corporatisme exacerbé, du productivisme endiablé, de l’identité du clan, du ségrégationnisme vénère, voire de l’ordre de la félonie des Catéchèses, de la Torahnie élective mystifiée, la vile Coranie et autres bonimenteurs d’épîtres, où le seul point commun à toutes ces théorisations textuelles est en celui de laisser croire à leurs dévots, bigots, bigotes, serviteurs et génuflecteurs que la seule symbolique de l’entité virtuelle serait l’excuse d’ignorance et le pardon du déni de sollicitude… « Hors Sol » ?

En attente d’un jugement pour accessions en paradigmes incertains ?

Autorisant la pensée humaine à déterminer le délit de non-initié comme une atteinte aux anciennes écritures, voire blasphème ; alors que par le langage logique la division intellectuelle ne saurait avoir commencé avant l’édiction balbutiante de ces « mots là », inscrits sur quelques feuilles, déjà mortes avant qu’elles ne puissent s’approcher de la gnose… ; et de la thèse attachée au discours entre les sciences et les arts…

Un(e) laïc (que), athées, agnostiques, non-croyants(es) et tout esprit libre seraient-ils en incapacité de pouvoir définir les limites du bien et du mal ?

Ici sur le plan terrestre ?

En ses zones d’existence ?

Biosystèmes & écosystèmes.

La question ne saurait se poser en ces termes, car :

« Tout est à l’intérieur et tout vient de l’extérieur…

Et tout est à l’extérieur et tout vient de l’intérieur. »

Par conséquent, toute pensée douée de cognition a la capacité de s’approcher de la bonne conscience grâce à l’utile curiosité, l’observation du Monde, de ses habitants, avec intelligence de raison, bienveillante… Mais je crois malheureusement que chez certaines inconsciences et néfastes consciences, l’esprit des temps immémoriaux des Lumières est définitivement mort… Ou alors est-ce le scélératisme qui habite la philosophie politique, l’angle social économique et les asthénies intellectuelles qui formatent la pensée antihumaniste déculturée ?

La perte de l’esprit attentionné est plus dangereuse que le manque d’un corps aimé.Je suis, etc., etc., etc.

Est île de besoin…

Maintes fois j’y ai pensé, aux lieux sans déguisements

Où l’esquisse arrive à se poser près des embarras d’arborescence,

Là, proche des perceptions poussées au vent des, futures, connivences…

Non, pas pour croire à nos indisponibilités d’apparences,

Inventivité sous les regards croisés des possibles rapprochements,

Juste à ne plus, toujours plus, s’éloigner des passagères du temps…

Abus des parures de certitudes comme une liesse de solitude,

J’y cru pouvoir pointer les failles entrecroisées de multitude,

Mais il se peut que mon île de besoin fût, ce jour-là, satisfaite.

L’obscur ennemi qui nous attaque, au cœur des fractures, le sixième sens

Aurait-il fuit le sursaut des âges sans aventures, en cache des retournements ?

Non ! Même si la vie est d’égards, elle est aussi une presqu’île d’attachements.

Voilà, je souhaitais finir ce petit statut « libre » par un peu de poésie, car je trouve qu’il en manque trop souvent dans l’ère du temps.

Quelques années âpres…

Maintenant, la colère s’est éloignée des discours rebutants,

Les vociférations criardes d’une harpie hirsute, finies,

Les jalousies de possédés(es) au regard pantois,

Grandissants signes prostrés aux vents mauvais,

Buée en traces de cendres, tout le monde en veut.

Des cauchemars aux songes, assis sur une chaise de tortures,

Les dames à la langue flétrie, pâteuse, toutes bêtes,

Les amants de pantalonnade en marche de défroqués,

Bravades rampantes, distillation aux fragrances putrides,

Tabloïdes d’égarés(es), toutes les défaillances en veulent.

Les desseins du rêve, posés aux horizons des encres violines, de leurs passages pluviers, il reste quelques signes ; filtrés, les sourires en valses sincères, prismes aux yeux brillants,

Danse au bord d’une rive dont on ne revient pas,

Potron-minet découvert, le givre, le soleil, la rosée,

Ils sont restés suspendus au regard de la Lune d’hiver.

Je suis arrivé en ce monde après cette horrible guerre, et avant celle économique, toujours actuelle et devenant de plus en plus conflits « géo-politico-énergétiques » ; en 1959 sur le continent Africain. J’étais le résultat de l’union, d’une mère alsacienne et d’un père d’origine italienne. Cette femme était née en 1939, cet homme en 1933 et fut envoyé en Algérie, l’année après l’insurrection du 1er novembre 1954, suite à quelques échanges musclés avec un supérieur. Vous envisagez le bordel qui s’en suivit même après les accords d’Évian en 1962 ? Mais je continue à essayer d’assouvir mon inextinguible curiosité envers le monde et ses habitants, tout en étant lucide de la nécessaire utilité à être attentionné aux choses de la nature, organismes vivants et gens alentours, proches ou un peu plus éloignés de ma lucarne des discernements… Où les trois valeurs sociétales de bases en sont depuis bien longtemps, dans les pays civilisés, le « travail soumis à juste rémunération », l’esprit fraternel, et les « droits de l’homme, de la femme et de l’enfance »… Même si certaines personnes, parfois très proches, ont été soumises à quelques incompréhensions, envers ma singulière identité qui pourtant, me semble-t-il, n’est pas fondamentalement différente de celle de mes congénères ! Sauf peut-être chez ceux et celles possédant les quelques obscurs dogmatismes suffisants et nécessaires à éloigner la pensée humaniste des masses, vers le refuge nationaliste « absolu », ou sa pire forme est celle juste après le sectarisme engendré par les incertitudes, les peurs, la division des identités culturelles et l’inattention envers ces « choses de la vie », décelables pour parties en et par tous conflits sociétaux, puis révoltes civiles et autres rebellions, voire plus, où parfois trop d’inutiles croyances inhibent l’esprit logique et ne permettent plus d’entrevoir cette extraordinaire capacité d’être simplement humain dans le Monde Naturel Vivant… Et tout cela, accompagné par une certaine forme d’allégeance intergénérationnelle, par ouverture d’esprit suffisante et utile à la retransmission des meilleures connaissances et justes savoirs par celles et ceux d’avant et de maintenant, au nom de la possibilité de bien-être pour les générations arrivantes dans ce monde naturel minéral, végétal et organique, teinté aux plus extraordinaires pensées transmises et véhiculées par le discours entre les sciences et les arts…

Michel Asti

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